Fernand Schward Grégory Vandamme

La Magie du Cœur : Quand l’Égypte antique et le Soufisme dialoguent à Bordeaux

La Magie du Cœur : Quand l’Égypte antique et le Soufisme dialoguent à Bordeaux

La magie du coeur, le 28 octobre dernier, l’école de philosophie de Bordeaux a fait salle comble. Plus de 60 personnes se sont réunies pour assister à une rencontre fascinante entre deux visions de la sagesse ancienne : Grégory Vandamme, docteur en philosophie des religions, et Fernand Schwarz, spécialiste de l’Égypte antique. Ensemble, ils ont exploré la dimension symbolique et mystique du cœur dans les traditions spirituelles.

L’Égypte antique : Le cœur, pont entre le temporel et l’intemporel

Dans l’Égypte pharaonique, le cœur n’est pas un simple organe : il porte en lui la mémoire et l’essence immortelle de l’être.

Lors du rituel de la momification, il était le seul organe conservé à l’intérieur du corps du défunt. Et pour cause : il devait entreprendre le grand voyage de l’au-delà pour faire face à l’épreuve suprême de la psychostasie (la pesée de l’âme). Seul un cœur devenu aussi léger qu’une plume pouvait s’affranchir du cycle des réincarnations.

Véritable passerelle entre le visible et l’invisible, le cœur égyptien transcende le temps pour relier l’homme au sacré.

Le Soufisme : La sagesse d’un cœur vivant et mobile

Cette même intuition de la puissance du cœur se retrouve au sein de la mystique soufie.

Contrairement au mental, qui cherche constamment à séparer, catégoriser et délimiter la réalité pour la maîtriser, le cœur soufi est vibrant et souple. Tel une feuille délicatement portée par le souffle de la vie, il bouge, évolue et accueille le changement sans résistance.

Pour les maîtres soufis, le cœur est l’unique voie d’accès à la véritable sagesse. Il est le seul capable d’embrasser le réel dans toute sa complexité, d’accepter l’impensable et d’intégrer l’inconnu.

Le miroir de l’âme

Bien sûr, le cœur est aussi le siège des émotions. Mais comme l’ont rappelé nos deux intervenants, seul un cœur purifié devient un miroir capable de refléter l’éclat des astres et de la vérité.

La soirée s’est achevée sur une touche d’une grande poésie, où les maximes ancestrales de Ptahhotep déclamées par Fernand Schwarz ont résonné avec les vers sublimes d’Ibn Arabi partagés par Grégory Vandamme. Un moment suspendu qui s’est prolongé autour d’un échange convivial et chaleureux entre le public et les conférenciers.

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