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Le 25 avril dernier, nous étions une cinquantaine de personnes à l’Athénée municipale de Bordeaux venues à la rencontre de la pensée d’Elisabeth Kübler Ross pour partager le regard qu’elle a porté sur la mort.

De sa naissance prématurée en tant que triplet elle retient que l’amour d’une mère ou d’un être cher peut faire la différence entre la vie et la mort.

Puis, mise en isolement pour une maladie infectieuse, elle comprend la nécessité de développer une vie intérieure pour supporter les épreuves. Elle se souvient, avec la mort de plusieurs personnes de son village, du rôle central de la communauté pour accompagner les malades et leur famille.

Enfin, pendant la seconde guerre mondiale, elle prend conscience de sa mission d’accompagner l’humanité et établit en Pologne un centre de soin où elle travaille comme « dame-docteur » sans avoir aucun diplôme mais avec une profonde volonté de soigner.

Par sa croissance, au sens où elle devient pleinement elle-même et pleinement humaine, elle nous montre comment la vie nous amène des épreuves qui nous permettent de grandir. Et la mort est la dernière et la plus grande épreuve. La mort nous fait prendre conscience de notre finitude et nous lance un sérieux défi : mener une vie signifiante et pleine d’amour.

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A LA RENCONTRE DES HEROS  PAR  JACQUELINE  KELEN

Jacqueline Kelen, écrivain d’une trentaine d’ouvrage et productrice à France Culture, nous a fait la joie de sa venue, pour rencontrer le public bordelais et parler des mythes.

Qu’ont en commun l’Odyssée d’Homère, les récits de Sinbad le marin, la Bhagavad Gîta, l’épopée de Gilgamesh ? Ce sont des mythes -des récits existant depuis l’aube de l’humanité.

Pourquoi le mythe ? Parce que son contenu est symbolique et métaphorique. Il est un langage plus direct et atemporel pour parler à l’âme humaine plutôt qu’au travers d’un discours rationnel. Les mythes font le pont entre le visible et l’invisible, les hommes et les dieux, le temporel et l’intemporel en contant les aventures et les épreuves d’un personnage en quête qui va jusqu’à risquer son confort, ses acquis et sa vie.

On parle du héros, de celui qui nous montre que l’existence est un combat. La vie est une aventure pour révéler en nous des potentiels latents que nous ne serions pas allés chercher sans les épreuves que ce voyage suscite. Car en effet le héros n’a pas de supers pouvoirs, il a juste ce qu’il a actualisé par son effort d’arrachement, qu’il est allé chercher lui-même.

Les mythes nous enseignent que le but de la vie et la finalité de la quête sont de découvrir notre grandeur par le risque et parfois le sacrifice ultime comme celui de ce gendarme -Arnaud Beltrame- qui a fait ce qu’il pensait juste.

Si nous perdons le sens du sacré et de la transcendance, les mythes ne résonnent plus et deviennent des petites histoires pour distraire ou endormir, alors que leur mystère réside dans ce qu’ils réveillent chez nous.

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C’est à l’athénée Municipale de Bordeaux que Montaigne nous invite a échanger en toute amitié:

Montaigne, véritable philosophe ou simple littérateur ? Grand sage ou moraliste futile ? Conciliateur généreux dans les guerres de religion ou pauvre égoïste retranché dans sa tour d’ivoire ? Stoïcien en quête de maîtrise de soi ou épicurien tourné vers le plaisir ? Chrétien sincère ou libre-penseur désinvolte ?…
Montaigne est un inclassable qui nous emmène la frontière de deux mondes : celui de la vertu, des hautes valeurs morales qui règlent l’humanité depuis la plus haute antiquité, et celui des petits plaisirs de la vie, de la subjectivité et du ressenti personnel comme point de départ pour cheminer dans le monde. Sa rencontre avec La Boétie et les quelques années qu’il a partagées avec lui (seulement 5 ans avant la mort de ce dernier) ont marqué au fer rouge son existence. Montaigne a écrit ses Essais pour poursuivre le dialogue qu’il ne pouvait plus avoir avec son ami. La Boétie et Montaigne ont connu une amitié comme il n’en existe que tous les trois siècles : elle n’est pas de ces amitiés fades, de ces « accointances » qui entretiennent un homme dans sa petitesse. La Boétie était bien plus qu’un « pote », c’était un modèle – un magistrat qui assumait toutes ses responsabilités, un écrivain qui n’avait pas peur de dénoncer les abus du pouvoir, un stoïcien qui a succombé à la maladie sans pousser un gémissement. A sa manière, Montaigne a combattu le dogmatisme de son temps en suivant l’exemple de son ami hors du commun. Lorsqu’un copain nous distrait, un ami nous enseigne. Lorsqu’un complice nous corrompt, un ami nous corrige. A la fois maître et compagnon d’aventure, le véritable ami est celui qui s’encorde avec nous pour atteindre les plus hauts sommets. Si nos démocraties modernes souffrent de quelque-chose, ce n’est  certes pas de la crise économique, qui est secondaire, mais d’une crise plus profonde – celle de la fraternité, c’est-à-dire de l’amitié entre citoyens qui seule peut garantir la confiance mutuelle sur laquelle repose le respect des lois et la détermination collective de se projeter dans l’avenir.

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___Le secret de la longévité de la civilisation égyptienne sur 4000 ans repose sur ces trois principes, imbriqués l’un dans l’autre :

Magie, pouvoir et spiritualité.

L’Egypte ancienne voyait sa vérité dans l’interconnexion avec l’univers vu comme un système vivant s’ordonnant selon des principes et des lois que les hommes devaient reproduire sur Terre. La véritable magie c’est celle du lien, la capacité de s’interconnecter collectivement dans le respect des principes d’ordre, de justice et de solidarité que représente la Déesse Maât.

Le pouvoir pour un Egyptien, c’est de combattre toute forme de chaos, de séparativité, le désordre qui s’ensuit, et ce combat commence par harmoniser les conflits en nous. Les Egyptiens donnaient une grande importance à la maîtrise deux même, pas pour se réprimer mais pour être canal en étant à l’écoute du divin.

L’Egypte ancienne dans sa sagesse et sa spiritualité à toujours des choses à nous enseigner, nous qui avons perdu la connectique avec le ciel pour donner toute la place aux seuls  problèmes matériels. Alors à nous de retisser les liens avec les lois du cosmos, les autres et nous même et pour cela il faut se placer au centre dans notre cœur-conscience pour faire les bon choix.

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Einstein, philosophe de l’invisible

Amoureux de l’universalité et de l’univers, Einstein est un « philosophe génie ».

L’histoire retiendra son nom car le physicien publie l’explication du mouvement Brownien, la thermodynamique des corps noirs et pose les bases de la relativité restreinte.

Mais que se passe-t-il lorsque l’éther n’existe plus et qu’il n’y a plus de référentiel absolu.

Lorsque la vitesse de la lumière devient une constante de la physique et reste la même quelque soit sa source.

Les lois de la physique s’expriment alors de manière identique dans tous les référentiels.

Le temps et l’espace se dilatent, la lumière est dans l’éternité, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas…

L’homme désireux de tout comprendre se heurte à l’impensable avec Einstein.

La relativité et la mécanique quantique sont deux grandes bouffées d’oxygène dans le monde mécaniste de la science qui le précédait. Il s’agit de sortir de l’arrogance de l’être humain de croire qu’il a réponse à tout.

Laissons une place au mystère : « On ne peut se passer de physique et de métaphysique » nous dit Einstein.

Le Dieu d’Einstein n’est rien d’autre que le mystère du monde.

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Nouvelle Acropole, Conférence "La quête arthurienne et le féminin" à Bordeaux

Nouvelle Acropole, Conférence « La quête arthurienne et le féminin » à Bordeaux

En ces temps de disette spirituelle où les polarités féminines et masculines sont passées au rouleau compresseur, de nombreuses personnes sont venues à l’Espace Mouneyra pour une conférence sur le rôle de la dame dans le mythe de la Table Ronde. Quand on dit Merlin, Avalon, la Dame du lac, Lancelot, il y a quelque chose dans notre esprit qui tend l’oreille un instant sans savoir d’où ce bruit peut venir. Le mythe arthurien est le secret d’une destinée qui s’ignore. Elle est une quête pour aller chercher quelque chose de plus noble et de plus digne pour aller à la rencontre de nous-mêmes. Il s’agit pour cela de passer de la femme à la dame et de l’homme au chevalier. Le chevalier a besoin de la dame qui l’inspire dans son action héroïque. Ces dames se nomment Guenièvre, Morgane, Liliane ; elles présentent les archétypes féminins qui loin d’être des stéréotypes sont des modèles intérieurs.

La légende nous dit que par amour on est capables de se mettre en mouvement et dépasser ses limites pour gagner en unité et en vertus.

Ces visages nous rappellent qu’on a en nous une forme de grandeur à réveiller par le combat entre l’ombre et la lumière et qu’on peut passer de l’homme errant au chevalier qui fait partie d’une table ronde, d’une société noble. Voilà donc le sens et la raison de ce mythe : nous faire rêver afin de contacter la partie qui en nous a envie de se mettre en route.

Et comme d’habitude c’est autour de tables, carrées pour le coup, qu’un repas fut partagé.

Nouvelle Acropole, Conférence "La quete arthurienne et le feminin" à Bordeaux

Nouvelle Acropole, Conférence « La quete arthurienne et le feminin » à Bordeaux

 

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Laura Winckler – Nouvelle Acropole Bordeaux

A la rencontre de son archétype intérieur

Si vous pensiez être tout le seul maître à bord en vous même, il fallait braver la pluie et venir à la conférence de Laura Winckler ce vendredi  pour changer de point de vue et découvrir son nouvel ouvrage « Les dieux intérieurs ».

Dans nos inconscients, il n’y a pas que des instincts mais toute une série de richesses, de potentialités de développement de son être. En particulier chacun porte en lui une part de virtualité féminine et masculine qu’il doit élever pour exprimer sa complétude. Comment « extraire » ces potentialités en nous ? Les Grecs et les Romains faisaient appel à des modèles inspirateurs de divinités dont les archétypes leur donnaient des exemples d’inspiration de ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Ainsi selon leurs besoins ils se référaient à Hermès, Arès, Aphrodite, Athéna qui se manifestaient sous la forme de guides intérieurs pour leur indiquer la bonne voie à suivre ou au contraire leur signaler le mauvais chemin.

Non l’homme n’est pas une absurdité coincée entre deux néants car il inclut l’univers et son mystère qu’il a la possibilité de dévoiler en lui en écoutant ses « dieux intérieurs ».

 

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Nouvelle acropole Bordeaux – Nietzsche ou la quête d’éternité

Nietzche en fait, c’est très simple quand c’est bien expliqué. Ce qui était le cas ce mercredi dans une salle de l’Athénée municipale bondée, grâce aux qualités pédagogiques du conférencier.

Les grands thèmes nietzschéens furent passés en revue et restitués avec une clarté étonnante : le surhomme, le mythe de l’éternel retour, l’amor fati, la volonté de puissance. Le fil rouge qu’il fallait suivre était que les idées ne sont jamais que l’expression d’un certain système de valeurs en l’homme à un moment donné de son histoire. Pour comprendre derrière quoi se cachent les philosophies, il faut remonter à la source. Pour Nietzche, deux forces puissantes sont à l’œuvre dans la vie : une force ascendante, active et une force descendante, réactive que chacun peut retrouver en soi traduites en affirmation ou dénigrement de soi. Dans les deux cas, c’est une volonté de puissance qui s’affirme : constructive ou destructrice.

Nietzsche détruit, au marteau dit-on, les philosophies et les spiritualités fondées selon lui sur une idée de l’homme dévalué. Mais il n’est pas un nihiliste forcené. Tel un Descartes, il cherche à fonder la quête de vérité sur des assises saines. Nietzsche est un philosophe de l’espoir dont la pensée vise à l’universel, il y a en lui une quête d’idéal, une quête d’éternité. Ce philosophe pousse jusqu’au bout la logique de la critique philosophique en traquant tel un psychanalyste la généalogie de nos pensées. Il nous invite à briser nos idoles pour rétablir en nous la hiérarchie des forces pour réconcilier l’esprit et la vie.

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Nouvelle Acropole Bordeaux, Journée Mondiale de la philosophie 2017

Nouvelle Acropole Bordeaux, Journée Mondiale de la philosophie 2017 – débat mouvant

Lors de la journée mondiale de la philosophie organisée par l’UNESCO,

Nouvelle acropole Bordeaux – journée mondiale de la philo 2017

nous avons fêté à Bordeaux la mythologie et ses récits du fond des âges qui, loin d’être des fabulations dénuées de sens, nous ancrent dans un monde invisible où les idées s’expriment à travers des archétypes. Raison et imagination, science et art font un si beau mariage ! Les mythes nous invitent à larguer les amarres et à prendre la mer vers une destination inconnue, à la recherche de notre identité profonde. C’est par la poésie, la danse, l’humour, le chant et la réflexion que nous avons pu partager une belle soirée autour de la mythologie.

Voici quelques images de cette belle soirée, pleine de vie et de rêves !

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Après la conférence « Deviens qui tu es » la semaine dernière, l’évènement philosophique a récidivé à l’Espace Mouneyra vendredi 06/10 avec cette fois « Guérir l’âme du monde », sujet encore aussi ambitieux et complémentaire. En effet, si on parvient à trouver l’unité en soi avec le « deviens qui tu es », il y a toutes les chances que nous nous sentions connectés avec le monde entier, l’univers et les autres qui sont un autre soi-même.

Le conférencier a commencé à régler magistralement leur compte à ceux qui pensent que l’âme n’est qu’un corps nébulo-gazeux. Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les choses avec la vue ou qu’on ne peut démontrer leur existence qu’elles n’existent pas. D’ailleurs, de plus en plus d’astrophysiciens bloqués dans leurs complexes équations mathématiques envisagent de former un signe pour l’hypothèse de l’âme comme on a adopté celui du huit renversé pour tenir compte de l’infini.

Et puis qui ne s’est pas senti ému profondément devant un coucher de soleil, un firmament étoilé et s’interroger sur le mystère de cet univers dont le principal est : pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Pascal avait bien raison en pariant sur l’existence du divin (ou âme ou intelligence) car c’est meilleur pour la santé de l’âme.

Comment guérir l’âme du monde alors ? En se mettant à son chevet et, par l’attention que nous lui porterons, par l’amour qui nous connecte à l’essentiel, en ne plus le considérant comme un objet à exploiter. Ce faisant, nous récupérerons le sens qui nous fait défaut et nous réconciliera avec cette immensité amie.

Et si ce n’était pas suffisamment prouvé, deux jeunes femmes à la fin, ont connecté leurs voix pour nous offrir en signe de démonstration un magnifique chant de sirène, d’où on se demanderait l’origine de tant de beauté et à quoi elle sert si l’univers est absurde !

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