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Fin août avait lieu à l’Espace Mouneyra la dernière conférence atelier des sujets de l’été sur le thème Éducation en Transition.

Le démarrage a été la question posée au public « Quelle est pour vous la difficulté la plus importante pour être parent ? »

Une psychomotricienne exerçant dans une crèche qui accompagne aussi bien les parents que les enfants nous a apporté son expérience professionnelle, épaulée par un professeur qui a éclairé le thème d’une manière philosophique. En effet, l’éducation et la justice sont pour Platon les deux piliers d’une société qui prend conscience de la perspective collective des enjeux du futur pour construire une société bonne. En Afrique par exemple, l’éducation des enfants n’est pas que l’affaire de papa maman mais concerne l’ensemble de la société car tout adulte doit être un référent. Le chemin de l’éducation doit conduire de la dépendance des premiers âges au sentiment d’interdépendance une fois adulte afin que chacun se sente responsable de ses actions envers soi et les autres.

En premier lieu, être parent n’est pas un processus instinctif et la parentalité s’apprend. Les rôles des deux parents avec les polarités féminines et masculines sont indispensables à l’équilibre et à la formation psychique de l’enfant. Comprendre l’enfant c’est comprendre son langage, ses émotions et ses besoins, mais également mesurer et apprécier l’interaction que l’on a avec lui.

Il n’y a rien de tel que l’amour (pas possessif, bien sûr) pour éveiller. Il n’y a pas mieux que les jeux de société et le judo par exemple pour faire comprendre les règles à des enfants récalcitrants.

Tout s’apprend donc. Même apprendre à apprendre !

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Dans le cadre des ateliers d’été du mercredi sur le thème « Education en transition », le sujet était cette fois- ci le scoutisme. Les deux conférenciers étaient d’anciens scouts qui ont fait tout le parcours, des louveteaux à l’encadrement des patrouilles une fois adulte.

Belle école en fait d’éducation qui allie le savoir-faire au savoir-être, école de la débrouillardise, de la camaraderie et des valeurs morales. Dans l’esprit du fondateur Baden Powel, il était important de remplacer les préoccupations du moi par celles du service à la communauté et d’éduquer les jeunes pauvres démunis de tout. L’esprit scout, c’est la fameuse devise « toujours prêt », un engagement, un signe de salut et un code moral. La pédagogie est ludique et réinsère le jeune dans la nature: savoir monter un camp, faire des nœuds, randonnées, prendre des risques mesurés, le grand air et monter dans les arbres, faire un feu et le fameux feu de camp du soir. Le scoutisme est étroitement lié au bien commun, à la nature, à tout ce qui peut élever et à l’idée de progression personnelle.

Le scoutisme se porte bien en France avec plus de 100000 membres. C’est l’anti école du virtuel et des écrans qui, si on ne risque pas de s’écorcher les genoux avec eux font bien d’autres ravages, le scoutisme c’est la vraie vie. Un ancien scout restera « scout toujours » dans son esprit.

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C’est la question qui fut traitée dans le cadre d’une série d’ateliers d’été, chaque mercredi à l’Espace Mouneyra sur le thème « EDUCATION  et  TRANSITION ».

L’angle d’attaque choisi par le conférencier était ambitieux et surprenant. Si chaque auditeur  s’attendait à ce qu’on lui parle de l’écologie de notre planète, de petites bêtes, de prairies et de rivières, il a été téléporté au-delà du système solaire, au-delà de la galaxie et même au-delà du temps ! En prenant comme point de départ les lois cachées de la nature terrestre que l’homme a découvertes peu à peu au fil de son évolution,  en citant la sagesse populaire avec tous ces dictons rimés en forme de lois,  on en est venu à l’existence de principes organisatifs touchant à l’universel. Principes à l’œuvre dans tout l’univers, dans l’infiniment grand comme dans l’infiniment petit, la totalité se reflète dans les parties avec l’idée que l’univers possède une cohésion dans son immense globalité. Tout ce qui est possède une racine commune et l’unité de départ va se structurer en différents plans, dans différentes formes, se fractionnant toujours plus au point que l’homme a perdu le contact avec ses origines et se pense séparé. Toutes les sociétés traditionnelles se  sentaient faire partie d’un grand tout et la nôtre est en train de retrouver cette expérience de pensée.

On s’intéresse à nouveau à la médecine chinoise qui est une médecine holistique qui considère le corps comme un organisme où toutes les parties inter réagissent avec des zones réflexes qui sont des représentations en plus petit du reste du corps comme les pieds, les oreilles, la langue.

Et si la Nature nous enseignait ? Certes mais encore faut-il l’écouter !

L’animation s’est terminée par un repas bio goûteux où les participants ont pu continuer le débat avec le conférencier.

 

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Le 25 avril dernier, nous étions une cinquantaine de personnes à l’Athénée municipale de Bordeaux venues à la rencontre de la pensée d’Elisabeth Kübler Ross pour partager le regard qu’elle a porté sur la mort.

De sa naissance prématurée en tant que triplet elle retient que l’amour d’une mère ou d’un être cher peut faire la différence entre la vie et la mort.

Puis, mise en isolement pour une maladie infectieuse, elle comprend la nécessité de développer une vie intérieure pour supporter les épreuves. Elle se souvient, avec la mort de plusieurs personnes de son village, du rôle central de la communauté pour accompagner les malades et leur famille.

Enfin, pendant la seconde guerre mondiale, elle prend conscience de sa mission d’accompagner l’humanité et établit en Pologne un centre de soin où elle travaille comme « dame-docteur » sans avoir aucun diplôme mais avec une profonde volonté de soigner.

Par sa croissance, au sens où elle devient pleinement elle-même et pleinement humaine, elle nous montre comment la vie nous amène des épreuves qui nous permettent de grandir. Et la mort est la dernière et la plus grande épreuve. La mort nous fait prendre conscience de notre finitude et nous lance un sérieux défi : mener une vie signifiante et pleine d’amour.

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A LA RENCONTRE DES HEROS  PAR  JACQUELINE  KELEN

Jacqueline Kelen, écrivain d’une trentaine d’ouvrage et productrice à France Culture, nous a fait la joie de sa venue, pour rencontrer le public bordelais et parler des mythes.

Qu’ont en commun l’Odyssée d’Homère, les récits de Sinbad le marin, la Bhagavad Gîta, l’épopée de Gilgamesh ? Ce sont des mythes -des récits existant depuis l’aube de l’humanité.

Pourquoi le mythe ? Parce que son contenu est symbolique et métaphorique. Il est un langage plus direct et atemporel pour parler à l’âme humaine plutôt qu’au travers d’un discours rationnel. Les mythes font le pont entre le visible et l’invisible, les hommes et les dieux, le temporel et l’intemporel en contant les aventures et les épreuves d’un personnage en quête qui va jusqu’à risquer son confort, ses acquis et sa vie.

On parle du héros, de celui qui nous montre que l’existence est un combat. La vie est une aventure pour révéler en nous des potentiels latents que nous ne serions pas allés chercher sans les épreuves que ce voyage suscite. Car en effet le héros n’a pas de supers pouvoirs, il a juste ce qu’il a actualisé par son effort d’arrachement, qu’il est allé chercher lui-même.

Les mythes nous enseignent que le but de la vie et la finalité de la quête sont de découvrir notre grandeur par le risque et parfois le sacrifice ultime comme celui de ce gendarme -Arnaud Beltrame- qui a fait ce qu’il pensait juste.

Si nous perdons le sens du sacré et de la transcendance, les mythes ne résonnent plus et deviennent des petites histoires pour distraire ou endormir, alors que leur mystère réside dans ce qu’ils réveillent chez nous.

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C’est à l’athénée Municipale de Bordeaux que Montaigne nous invite a échanger en toute amitié:

Montaigne, véritable philosophe ou simple littérateur ? Grand sage ou moraliste futile ? Conciliateur généreux dans les guerres de religion ou pauvre égoïste retranché dans sa tour d’ivoire ? Stoïcien en quête de maîtrise de soi ou épicurien tourné vers le plaisir ? Chrétien sincère ou libre-penseur désinvolte ?…
Montaigne est un inclassable qui nous emmène la frontière de deux mondes : celui de la vertu, des hautes valeurs morales qui règlent l’humanité depuis la plus haute antiquité, et celui des petits plaisirs de la vie, de la subjectivité et du ressenti personnel comme point de départ pour cheminer dans le monde. Sa rencontre avec La Boétie et les quelques années qu’il a partagées avec lui (seulement 5 ans avant la mort de ce dernier) ont marqué au fer rouge son existence. Montaigne a écrit ses Essais pour poursuivre le dialogue qu’il ne pouvait plus avoir avec son ami. La Boétie et Montaigne ont connu une amitié comme il n’en existe que tous les trois siècles : elle n’est pas de ces amitiés fades, de ces « accointances » qui entretiennent un homme dans sa petitesse. La Boétie était bien plus qu’un « pote », c’était un modèle – un magistrat qui assumait toutes ses responsabilités, un écrivain qui n’avait pas peur de dénoncer les abus du pouvoir, un stoïcien qui a succombé à la maladie sans pousser un gémissement. A sa manière, Montaigne a combattu le dogmatisme de son temps en suivant l’exemple de son ami hors du commun. Lorsqu’un copain nous distrait, un ami nous enseigne. Lorsqu’un complice nous corrompt, un ami nous corrige. A la fois maître et compagnon d’aventure, le véritable ami est celui qui s’encorde avec nous pour atteindre les plus hauts sommets. Si nos démocraties modernes souffrent de quelque-chose, ce n’est  certes pas de la crise économique, qui est secondaire, mais d’une crise plus profonde – celle de la fraternité, c’est-à-dire de l’amitié entre citoyens qui seule peut garantir la confiance mutuelle sur laquelle repose le respect des lois et la détermination collective de se projeter dans l’avenir.

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___Le secret de la longévité de la civilisation égyptienne sur 4000 ans repose sur ces trois principes, imbriqués l’un dans l’autre :

Magie, pouvoir et spiritualité.

L’Egypte ancienne voyait sa vérité dans l’interconnexion avec l’univers vu comme un système vivant s’ordonnant selon des principes et des lois que les hommes devaient reproduire sur Terre. La véritable magie c’est celle du lien, la capacité de s’interconnecter collectivement dans le respect des principes d’ordre, de justice et de solidarité que représente la Déesse Maât.

Le pouvoir pour un Egyptien, c’est de combattre toute forme de chaos, de séparativité, le désordre qui s’ensuit, et ce combat commence par harmoniser les conflits en nous. Les Egyptiens donnaient une grande importance à la maîtrise deux même, pas pour se réprimer mais pour être canal en étant à l’écoute du divin.

L’Egypte ancienne dans sa sagesse et sa spiritualité à toujours des choses à nous enseigner, nous qui avons perdu la connectique avec le ciel pour donner toute la place aux seuls  problèmes matériels. Alors à nous de retisser les liens avec les lois du cosmos, les autres et nous même et pour cela il faut se placer au centre dans notre cœur-conscience pour faire les bon choix.

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Einstein, philosophe de l’invisible

Amoureux de l’universalité et de l’univers, Einstein est un « philosophe génie ».

L’histoire retiendra son nom car le physicien publie l’explication du mouvement Brownien, la thermodynamique des corps noirs et pose les bases de la relativité restreinte.

Mais que se passe-t-il lorsque l’éther n’existe plus et qu’il n’y a plus de référentiel absolu.

Lorsque la vitesse de la lumière devient une constante de la physique et reste la même quelque soit sa source.

Les lois de la physique s’expriment alors de manière identique dans tous les référentiels.

Le temps et l’espace se dilatent, la lumière est dans l’éternité, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas…

L’homme désireux de tout comprendre se heurte à l’impensable avec Einstein.

La relativité et la mécanique quantique sont deux grandes bouffées d’oxygène dans le monde mécaniste de la science qui le précédait. Il s’agit de sortir de l’arrogance de l’être humain de croire qu’il a réponse à tout.

Laissons une place au mystère : « On ne peut se passer de physique et de métaphysique » nous dit Einstein.

Le Dieu d’Einstein n’est rien d’autre que le mystère du monde.

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Nouvelle Acropole, Conférence "La quête arthurienne et le féminin" à Bordeaux

Nouvelle Acropole, Conférence « La quête arthurienne et le féminin » à Bordeaux

En ces temps de disette spirituelle où les polarités féminines et masculines sont passées au rouleau compresseur, de nombreuses personnes sont venues à l’Espace Mouneyra pour une conférence sur le rôle de la dame dans le mythe de la Table Ronde. Quand on dit Merlin, Avalon, la Dame du lac, Lancelot, il y a quelque chose dans notre esprit qui tend l’oreille un instant sans savoir d’où ce bruit peut venir. Le mythe arthurien est le secret d’une destinée qui s’ignore. Elle est une quête pour aller chercher quelque chose de plus noble et de plus digne pour aller à la rencontre de nous-mêmes. Il s’agit pour cela de passer de la femme à la dame et de l’homme au chevalier. Le chevalier a besoin de la dame qui l’inspire dans son action héroïque. Ces dames se nomment Guenièvre, Morgane, Liliane ; elles présentent les archétypes féminins qui loin d’être des stéréotypes sont des modèles intérieurs.

La légende nous dit que par amour on est capables de se mettre en mouvement et dépasser ses limites pour gagner en unité et en vertus.

Ces visages nous rappellent qu’on a en nous une forme de grandeur à réveiller par le combat entre l’ombre et la lumière et qu’on peut passer de l’homme errant au chevalier qui fait partie d’une table ronde, d’une société noble. Voilà donc le sens et la raison de ce mythe : nous faire rêver afin de contacter la partie qui en nous a envie de se mettre en route.

Et comme d’habitude c’est autour de tables, carrées pour le coup, qu’un repas fut partagé.

Nouvelle Acropole, Conférence "La quete arthurienne et le feminin" à Bordeaux

Nouvelle Acropole, Conférence « La quete arthurienne et le feminin » à Bordeaux

 

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Laura Winckler – Nouvelle Acropole Bordeaux

A la rencontre de son archétype intérieur

Si vous pensiez être tout le seul maître à bord en vous même, il fallait braver la pluie et venir à la conférence de Laura Winckler ce vendredi  pour changer de point de vue et découvrir son nouvel ouvrage « Les dieux intérieurs ».

Dans nos inconscients, il n’y a pas que des instincts mais toute une série de richesses, de potentialités de développement de son être. En particulier chacun porte en lui une part de virtualité féminine et masculine qu’il doit élever pour exprimer sa complétude. Comment « extraire » ces potentialités en nous ? Les Grecs et les Romains faisaient appel à des modèles inspirateurs de divinités dont les archétypes leur donnaient des exemples d’inspiration de ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Ainsi selon leurs besoins ils se référaient à Hermès, Arès, Aphrodite, Athéna qui se manifestaient sous la forme de guides intérieurs pour leur indiquer la bonne voie à suivre ou au contraire leur signaler le mauvais chemin.

Non l’homme n’est pas une absurdité coincée entre deux néants car il inclut l’univers et son mystère qu’il a la possibilité de dévoiler en lui en écoutant ses « dieux intérieurs ».

 

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