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Le 8 octobre 2021, Nouvelle Acropole Bordeaux a célébré 20 ans de maraude dans la ville. En effet, cela fait 20 ans que les membres de l’association philosophique sillonnent les rues de la ville pour porter assistance et chaleur humaine aux sans-abris et sans domicile fixe.
Ces maraudes visent à créer une relation authentique en ouvrant le cœur pour échanger, écouter, partager avec ceux qui vivent en marge. Le café ou la soupe chaude sont des prétextes pour rentrer en contact et apporter de la considération, de la chaleur humaine indispensable à la dignité humaine.
Ce soir-là, après la rétrospective de 20 ans de photos prises dans les rues, nous sommes partis en maraude avec la soupe « maison » confectionnée avec les légumes donnés par les commerçants du quartier. Pour retrouver Reynald, Gérard, Camille … comme avant nous retrouvions Vincent, Sergio, David, Dédé, Titi ou Neuneuil. Nous avons croisé leur regard hier, aujourd’hui et nous recommencerons demain. Non pour répondre aux besoins matériels mais aux besoins de l’âme. Et simplement se voir dans le regard de l’autre.

« Avec ce que les gens me donnent, je pourrais ouvrir un supermarché. »
Il s’appelle Michel, sourire aux lèvres, l’œil profond et rieur, il est à la rue comme on est d’un pays. Comment en est-il arrivé là ? Non par choix. Mais au fil du temps, entre être et avoir, il a fini par choisir. Avoir peu de biens et pourtant être bien. Et autant que possible faire du bien. Michel, la joie, il l’émane et la transmet. Au fond, qui donne et qui reçoit ? Notre échange se prolonge. Il a raison, Michel : Dans nos villes, on ne meurt pas de faim, on meurt de froid. Le froid des cœurs … »

« Peu importe si l’on a des vêtements sales, le plus important c’est de garder le cœur ouvert. »
Gun, Letton de passage sur Bordeaux, 2003. »

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Le samedi 18 septembre 2021, la pluie était au rendez-vous mais cela n’a fait que renforcer l’enthousiasme des 22 volontaires venus pour agir dans les rue s de Bordeaux et répondre à l’appel du WCUD, comme chaque année !

Au programme, nettoyage du quartier Mouneyra où en 1h30, 10 kg de déchets en tous genre ont été ramassés et ainsi sauvés de eaux de la Garonne. Cinquante cendriers de poches customisés par un sticker « Un mégot de moins dans la Garonne » ont été offert aux passant de l’arrêt de tram Mériadeck. Là aussi on peut penser que quelques milliers de produits toxiques ont été évité à se retrouver dans la nature… On sait que c’est une petite partie de faite mais elle est faite et nous en sommes humblement fiers.

La citation de Satish Kumar : « La terre, l’âme, la société, une nouvelle trinité pour notre temps » a accompagné les volontaires pour cette action concrète dans le monde. Ainsi elle peut devenir une action chargée de sens, une action écologique spirituelle, simplement !

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Nous étions une quinzaines à participer au premier atelier de philosophie le jeudi 16 septembre. Il y avait des visages connus, et d’autres qui venaient pour la première fois. Après un tour des présentations, l’école de philosophie Nouvelle Acropole a été présenté à tous nos jeunes philosophes venus chercher du sens. Philosophie, culture et volontariat, voici les 3 axes de développement proposés.

Ce cycle d’atelier s’est ouvert autour du thème de l’Ethique qui nous invite à découvrir l’Être. La vision grecque de l’homme nous permet d’apprendre à discerner le corps (Soma), l’âme (Psyché) et l’esprit (Noüs), tel est le challenge qui s’offre à tous les nouveaux inscrits de l’école. Avant de clôturer le cours, nos deux formateurs ont offert au groupe comme un avant goût de cet Être qui nous échappe bien souvent. Les yeux fermé, le mental clair comme un lac, les pieds bien ancrés dans le sol et la tête haute comme hissé par un fil, chacun a pu s’offrir comme un moment de pause hors du temps, porté par les notes de musique du compositeur Armand Amar.

Il est encore possible de s’inscrire dans le cycle les jeudi 23 et 30 septembre dont voici le programme : cliquer ici

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Ce jeudi 9 septembre à 19h, nombreux sont ceux qui sont venu découvrir l’univers magique du Petit prince. Une conférence originale où tout a commencé par la mise en scène d’un astrophysicien turque qui suite à ses calculs scientifique réussit à trouver une planète pas plus grande qu’une maison, l’astéroïde B612, ou autrement dit, la planète du Petit Prince.

Et oui …

« Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais : Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ? Elles vous demandent : Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? Alors seulement elles croient le connaître.» Saint-Exupery, le Petit Prince

Parmi tous les contes, les mythes et légendes qui existent, le Petit prince est probablement celui qui est le plus universel. A travers ce conte qui peut nous paraître enfantin au premier abord, Théo et Priscilla, nos deux conférenciers de la soirée nous ont emmenés à la découverte d’une partie des clefs de vie caché dans l’œuvre de St Exupery.

Mise en scène théâtrale d’un passage du Petit prince


Nouvelle Acropole étant une école de Philosophie pratique, nous avons ensuite eu un temps d’échange en petit groupe autour d’un rafraichissement pour que chacun puisse repartir avec une pépite dans son quotidien.

En clôture et comme une invitation à poursuivre le voyage imaginaire que nous propose le Petit prince, le parcours des cours de philosophie de l’école fut présenté. Maintenant c’est à vous, tout comme ce Petit prince, oserez-vous débuter le voyage ?   

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C’est enfin la réouverture de l’Espace Mouneyra qui nous a accueilli pour une conférence ce vendredi 11 juin sur le thème du surf et de la philosophie !

Le sujet a fait venir des adeptes du surf, des débutants, des amoureux de la nature et de la philosophie. Le conférencier qui a débuté le surf en même temps que la philosophie pratique nous a embarqué de Hawaï en passant par la Grèce antique pour nous faire vivre les liens qu’il a pu faire entre ces 2 pratiques.

À Hawaï le surf était une quête sacrée. Cette même quête philosophique enseignée par Platon, Socrate, Bouddha…

Car comme l’écrit Gery Lopez « le surf nous apprend à affronter la Vie ».

Ce fut un moment fort de partage, rythmé par des échanges poétiques, artistiques, d’ancrage à soi, à l’autre.

Au final, nous retenons que la vague est une opportunité de la vie, face à elle, la peur peut nous prendre et nous retenir, mais si le surfer/le philosophe rate une vague, il se redresse et se prépare encore mieux pour réussir la suivante. Car il y a toujours une nouvelle vague, soyons prêt à saisir toutes les opportunités !

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Connaissez-vous Shambhala ?

Vendredi 7 mai, Nouvelle Acropole Bordeaux a organisé en ZOOM une conférence avec des pratiques sur cette voie de recherche de la maîtrise de soi.

Les enseignements Shambhala viennent du Tibet. Ils sont très anciens et possèdent une longue lignée de maîtres. Il s’agit d’élever et d’ennoblir notre propre existence comme celle des autres sans recours au religieux. Cela part de l’idée qu’il y a une part d’intrinsèquement bon en l’humain que nous devons expérimenter à tout prix. Le moyen de toucher cette part est une voie de guerrier intérieur qui va travailler sur tous les dragons en lui qui l’empêchent de dégager son potentiel. Ceux-ci ont pour nom : peur, lâcheté, confort du cocon, orgueil et les qualités à faire émerger pour les combattre ont pour nom : douceur, bonté, lâcher-prise et méditation. Cela s’appelle tout simplement de la magie et va à contre-courant des efforts pour créer du plaisir et du confort à partir de l’hyperactivité du monde actuel qui nous éloigne de la simplicité.

Quand nous exprimons la douceur, nous reprenons contact avec soi, avec la nature, avec le ciel et la terre et cela nous permet de retrouver le lien sacré qui va avec le respect du monde.

Shambhala n’est pas une proposition de plus dans le marketing du développement personnel de la performance, sa voie est celle de l’harmonie pour le bénéfice de chacun.

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Le Jour de la Terre fut célébré pour la première fois le 22 avril 1970. Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes dans 193 pays passent à l’action chaque année dans le cadre du Jour de la Terre. Au fil des ans, le Jour de la Terre est devenu le mouvement participatif en environnement le plus important de la planète.

C’était le dimanche 18 avril à Bordeaux, place à l’angle de la Rue Milière et la Rue Brian, Nouvelle Acropole Bordeaux organisait une action de Streetart et de volontariat écologique (boule de graine et ramassage de déchets).

Street Art collaboratif


Le soleil était au rendez-vous, équipé de pot de peinture, de rouleaux, de pinceaux, une fresque en l’honneur de la Terre a pris naissance avec la participation des passants.

Chaque volontaire s’est alors essayé à l’exercice de la créativité en posant son coup de pinceau sur ce grand mur bleuté.

D’autres volontaires quant à eux ont opté pour une opération de ramassage de déchet dans le quartier. Équipé de gants et d’un sac poubelle, plusieurs petits groupes sont partis faire la chasse aux détritus sur la voie publique. 

Atelier confection de bombes à graines

En ce jour de la terre, les fleurs étaient également à l’honneur avec les ateliers de bombes à graines. Ludiques et écologiques, les bombes à graines permettent à petits et grands de faire exploser la biodiversité ! D’une simplicité absolue à fabriquer, elles ne demandent que peu d’ingrédients, et des graines variées. Cette méthode est utilisée aujourd’hui pour planter dans des endroits difficiles d’accès mais aussi pour amener de la nature et de la biodiversité dans les villes. Une belle façon de joindre l’utile à l’agréable !

Vous avez peint, vous avez mis les mains dans la terre et vous avez rendu propre notre planète, un grand merci à chacun d’entre vous !



« La grandeur de l’homme se mesure à son degré d’humilité*»
* dit de l’homme humble du latin « humilis » dérivé de « humus » signifiant TERRE

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Et si on se déconfinait l’esprit par la pratique philosophique ?

C’était le programme des ateliers des 25 et 27 mars 2021.
Le premier par Zoom, le second en plein air, ces 2 rendez-vous ont permis à une dizaine de participants de refaire le lien à soi, à l’autre et leur lien au monde.

Par des pratiques d’écoute, de concentration et d’attention chacun a pu observer les bienfaits apportés par l’alignement intérieur.

La vision ternaire du monde en Grèce Antique nous offre une lecture claire de cet alignement : entre corps, âme et esprit.

Chaque exercice est l’opportunité de partager notre vécu et nos prises de conscience.

L’aventure continue en avril ! Chères âmes en quête de sagesse, vous êtes conviées à ce cycle de 18 ateliers philosophiques : bit.ly/2P462D7

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Nouvel Acropole  BORDEAUX nous a réjouis samedi 6 mars. Pour introduire la journée du droit de la femme nous avons partagé sur zoom 3 portraits féminins, 3 rencontres, 3 univers.

Tout d’abord Rouge, peintre bordelaise. Une artiste complète qui au travers d’une interview nous conte comment elle capte les émotions de la ville et les retranscrit dans ses œuvres.

A peine quittons-nous le charme de Rouge que nous plongeons dans une pratique. Laisser notre corps s’exprimer au travers de nos mains… un vrai ballet.

Puis c’est le portrait de Jacinda Arden, premier ministre en Nouvelle Zélande. Cette femme nous montre le chemin. Elle allaite son enfant à l’ONU. Elle décide d’être mère et Premier ministre. Rien que cela !

Nouvelle pratique, avec un sujet de réflexion, inspiré du parcours de Jacinda Arden : quel pouvoir nous accordons nous ? Comment le met-on en œuvre ?

Enfin, Florence Nightingale, anglaise, issue de la bonne société, qui au début du XXème siècle devient infirmière porte le « to care » en complément du « to cure ». Littéralement prendre soin, au delà de guérir.

Nouvelle pratique ! Etre acteur, être présent, ETRE…quelle inspiration

Un moment enchanteur !

Merci Mesdames

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Vendredi 19 février, une trentaine de « Zoomer » à suivi la conférence de Nouvelle Acropole Bordeaux : Olivier Larrègle nous a guidé dans l’univers insolite de la Toscane en pleine Renaissance italienne sur les traces de Michel-Ange.

« Michel-Ange ou l’Amour de la Beauté »

On connaît Michel-Ange pour le David colossal, pour la peinture du plafond de la Chapelle Sixtine. Mais sait-on quel feu intérieur anime ce génie absolu, surnommé par ses contemporains le ‘Titan’ ou le ‘Divin’, qui produira seul, sans répit, jusqu’à sa mort à 89 ans un trésor pour l’humanité ?  

Michel-Ange cherche Dieu à travers la Beauté.

A 13 ans ce fils de magistrat est déterminé à apprendre l’art ; il entre dans l’atelier d’un grand peintre florentin qu’il subjugue par son talent. Le destin l’appelle en la personne de Laurent de Médicis qui le remarque et l’intègre à l’école de sculpture du palais Médicis. Michel Ange fréquentera des grands lettrés et des humanistes et va recevoir une solide formation profondément empreinte de principes esthétiques et spirituels. Il se veut avant tout sculpteur sur marbre, il va atteindre la perfection.   

Œuvre après œuvre, Olivier nous amène à voir derrière l’esthétique – toujours magnifique – la pensée qui s’exprime en synthèse, la Beauté qui véhicule du sens, les puissantes évocations du Sacré. A 15 ans la Vierge à l’escalier et les 5 niveaux de l’âme, à 25 ans la Piéta de la basilique St Pierre de Rome, à 29 ans le célèbre David, et tant d’autres. ‘J’ai vu un ange dans le marbre et j’ai seulement ciselé jusqu’à l’en libérer’.

On apprend comment Michel Ange, adoubé par la noblesse florentine évolue sur fond des péripéties de l’histoire de la Renaissance italienne, les Médicis ennemis de Rome, sa fuite à Bologne où il va parachever sa formation en humanités, son installation à Rome où il réalise la Piéta, ses rapports compliqués avec l’Eglise dans un jeu d’attraction pour son talent/répulsion pour sa liberté créative. Le pape Jules II en 1508 lui ordonne de recouvrir de fresques le plafond de la chapelle sixtine (40m de long à 21 m de hauteur). Il va y consacrer 4 ans de sa vie, sans accepter aucune aide. Sublime, chef d’œuvre de l’histoire de la peinture. 

Le sujet de la Piéta est le fil rouge de sa vie. Perfection dans le monde sensible quand il a 30 ans (la Piéta de Rome) – Simplicité remplie de grandeur dans sa forme épurée, ‘non finito’ à 85 ans (la Piéta Rondoni).

L’exigence de perfection à laquelle se soumit toute sa vie Michel Ange, et l’esprit du divin qui sublime ses créations confèrent à son œuvre une dimension archétypale de la Beauté qui nourrit de l’intérieur le monde des vivants.

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