Conférence tenue le 26 avril 2019 à l’Espace Mouneyra.

           Marine Adam, a présenté une conférence sur l’Égypte ancienne, elle porte un regard particulier sur le peuple Égyptien pour comprendre leur vision de la vie, de l’homme et de la mort. Pour les égyptiens le réel n’est pas seulement ce que nous voyons, ce qui est concret et matériel. Le réel est constitué du visible et de l’invisible. Elle nous dit qu’il y a toujours deux grandes forces qui s’opposent : la vie et la mort, le visible et l’invisible, le haut et le bas, l’inondation et la sécheresse, le plein et le vide… Ces formes apparemment contraires sont complémentaires : l’une ne peut exister sans l’autre. De cette manière, les égyptiens ont su mettre la mort au centre de leur vie. Pour la pensée égyptienne l’homme est bien insensé de vivre dans un monde profane sans mettre au cœur de sa vie le sacré. Rappelons que « sacré » signifie ce qui y a du sens, ce à quoi on donne du sens.

            La conférence s’est cloturée par une synthèse formulée à plusieurs et nous avons pu échanger autour de ces grandes questions sur la vie et la mort.

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Inauguration théâtrale de l’amphithéâtre de la Maison de la Philosophie de Marseille du premier mai 2019 avec un spectacle imaginé par Romain Lombardo.

En premier lieu, présentation de Philippe. Il aborde la question de dragon intérieur. Qui est-il vraiment ? Potentiel en devenir mais aussi ombre du vrai soi.  Justement, le conte initiatique à suivre a pour sujet la quête philosophique du chevalier Anathéma et sa rencontre finale avec son dragon.

L’amphithéâtre est bien rempli lorsque le noir se fait sur la scène. Au retour de la lumière nous découvrons le personnage d’Anathéma en armure fièrement campé par Pierre S. Quelques pas et une gestuelle adaptée font transparaître immédiatement son caractère orgueilleux. Survient le Petit Chaperon rouge (Hélène) tout aussi identifiable dans son costume réalisé par Camille. Voici la paire héroïque de l’histoire déjà en grande discussion. La trame du conte est ainsi exposée juste avant l’intervention de son troisième protagoniste. Il s’agit du créateur de la pièce lui même dans le rôle du magicien-gitan. S’en suit les tribulations de nos deux héros avec sans doute l’instant magique de leur rencontre avec les archétypes du Beau, Vrai, Juste et Bon. À leur intention de magnifiques costumes de scène ont été conçu par Cyprien et Maelle à partir de motifs imaginés par Romain. Pour finir, un épilogue accompagné d’une machinerie plastique représentant les yeux tournoyants du dragon et l’éclat intimidant de sa voix d’outre-tombe. Enfin, tombée du rideau et applaudissements nourris pour saluer la belle performance de toute la troupe. Ainsi s’achève cette étonnante production. Mais pas la soirée qui se poursuit au « dojo » et dernier étage de la maison. Les œuvres plastiques de Romain y sont exposées autour d’un généreux buffet.

Encore bravo et merci à l’auteur et toute son équipe. Sans oublier de remercier aussi Philippe pour l’organisation et la mise à disposition de son très beau petit théâtre. 

Conte initiatique Anathéma

Romain est : le Magicien-Gitan

Pierre S. : le Chevalier

Hélène : le Petit Chaperon rouge

Les archétypes :

– Le Beau : Aurélie

– Le Vrai : Danielle

– Le Juste : Asma

– Le Bon: Pierre V.  

Textes : Romain et Olivier 

Costumes: Cyprien Maelle Camille

Mise en scène: Danielle 

Technique : Johan

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Levé aux aurores, la Maison de la Philosophie a répondu en cette matinée du samedi 27 avril, à l’appel lancé de la mairie des 6-8e.

Conscient de la catastrophe écologique qui se profil autour de la mer méditerranéenne et des océans, nous avons pu contribuer à nettoyer le littoral de la cité phocéenne.

Des marées de déchets plastiques, décomposés en microéléments, sont souvent invisibles au premier coup d’œil. Ce qui rend difficile pour chacun de mesurer l’ampleur véritable de la pollution des plages de la côte marseillaise…

La situation est d’autant plus tragique que c’est, souvent par ignorance et automatisme que l’on détériore nos biens les plus précieux…

Selon des études scientifiques, ce sont plusieurs tonnes de déchets qui stagnent à l’échelle mondiale dans les océans et, rien qu’en Méditerranée, on recense déjà plus de 100 000 particules plastiques par km— cela équivaut au chargement d’un camion poubelle déversé dans la mer toutes les minutes. La plupart de ces déchets, sont emportés par les courants marins, et se retrouvent hors des eaux nationales : aucun État ne veut assumer la responsabilité de cette asphyxie des écosystèmes aquatiques, ni débourser le moindre centime pour endiguer la catastrophe. La nature et les éléments nous mettent doublement au défit !

Des études ont permis d’amener une solution qui avant de pouvoir arrêter complètement la production de plastique s’avère efficace ; et reste à portée de main : le nettoyage des côtes, des rivières et… des plages ! car plus de 80% des déchets qui contaminent les océans proviennent du continent… 

Cette matinée du samedi 27, en sortant de l’écume de notre hébétude c’est une solidarité qui fait fi de l’indifférence, et du sentiment d’impuissance que peut amener l’ampleur de la tâche. Un engagement tenace et durable qui vient raffermir notre souci d’un bien commun rendu tiède par notre confort et nos habitudes. ­

Indifférents aux grands cycles de la Nature, à ses échanges permanents de matière et d’effluves, l’Homme consumériste peut-il être comparé, à la manière dont le déchet s’avère étanche pour la biodiversité ? Comme un être pollué intérieurement, incapable d’entrelacer ses actions et son esprit au grand rouage cosmique que forme l’ensemble du vivant ?

Une sagesse hindouiste nous dit : « je pleur parce que le monde pleur ». Aujourd’hui, transformons nos tristesses ou nos colères en force d’action ! « Effet papillon » positif ? … La Maison de la Philosophie nous le souhaite.

Ugo Altamura

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Troisième et dernier concert de la série baptisée « Piano-philo » avec la pianiste Marie-Hélène Barrier.

L’atmosphère est toujours celle du petit amphithéâtre de La Maison de la Philo où une trentaine de personnes ont pris place. Pour cette fois, une petite table ronde s’est invitée près du piano avec un vase fleuri, carafe d’eau et verre pour le bien-être de l’interprète.  Est-il utile de rappeler le principe de ces soirée: M.H. trace les grandes lignes de la vie d’un compositeur.  Puis elle nous parle de ses œuvres au travers d’illustrations musicales, sans jamais oublier d’y associer une réflexion d’ordre philosophique. « De l’égoïsme à l’amour » est celle proposée pour ce concert.

Ce soir, le grand compositeur belge C. Franck est à l’affiche. Et son association avec la musique de l’immense J.S. Bach semble des plus naturelles. Marie-Hélène nous explique la raison de celle-ci. À savoir comment César Franck, plongé de par son siècle dans le grand courant romantique, parvient à être l’héritier spirituel de son aîné. Cela nous est confirmé par une citation de Franz Liszt venu écouter l’organiste à Paris et déclarant en larmes: « …l’égal de Bach! ». Nous apprenons aussi l’enfance plutôt malheureuse du compositeur et encore son surnom de Pater Seraphicus dû à sa science empreinte de religiosité. Sur ce dernier point, des références à  V.d’Indy et Debussy apporteront au cours du concert leurs éclairages respectifs. Du premier: « Sa musique est la soeur de la prière, elle conduit au ciel et à la cité du repos. » Les vertus d’humilité et de modestie de Franck sont également mises en avant. (Citation de St Vincent de Paul: « L’humilité est le chemin qui conduit à la plus grande perfection. »)

Premier morceau interprété, le célèbre prélude n°1 de Bach. Il suit les 3 premiers mouvements de la première partita (prélude, allemande, sarabande).  Tour à tour, délicatesse, vivacité, grâce sont déployées. Soit l’essentiel de l’interprétation baroque. Mais la filiation recherchée s’en trouve néanmoins immédiatement affirmée.  Puis vient l’exécution du prélude pour orgue op. 18 jouée au piano. Choix pertinent propre à démontrer le caractère tout à fait extraordinaire de son auteur. En effet, l’œuvre illustre à merveille cette étrange compatibilité entre une profonde foi religieuse et un non moins sens aigu du romantisme. Oui! De l’égoïsme à l’amour, du dépassement de sa seule sphère personnelle au mystère du divin.  Marie Hélène Barrier met là en résonance Maeterlinck et César Franck concernant le vécu tragique du quotidien. 

Dernière œuvre annoncée au programme:  Prélude choral et fugue. Il est précisé le remplacement de la fugue par un prélude de Bach. Choix justifié par la soliste en ces termes: Rigueur du rythme selon le modèle de Bach, soit tournant le dos aux fluctuations trop humaines de la psyché.  Le premier motif très simple est énoncé donnant ainsi une clef pour une écoute active du morceau à suivre. Ce prélude de Bach en remplacement de la fugue comme un retour à la source, au modèle aimé, et renoncement à soi pour embrasser une vérité bien plus grande. Ne pourrait-on pas aussi y voir un étonnant écho musical de la fameuse parole de Jésus: « Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Débat: Marie-Hélène tient beaucoup à cet échange après que le piano se soit tu. Plusieurs interventions viennent nourrir la réflexion de tous sur le thème de la soirée: De l’égoïsme à l’amour. La juxtaposition de ces deux mots fait à juste titre débat. Et c’est par une dernière interprétation du 1er prélude du clavier bien tempéré que se conclut ce dernier concert-philo de la saison.

Il est temps de remercier Marie-Hélène Barrier pour cette instructive série de concerts commentés et intitulés « Piano-Philo ». D’autant plus qu’il s’agit d’une périlleuse entreprise que d’expliquer les tréfonds de la musique tout en maintenant une intense concentration indispensable à une exécution de qualité. Cela s’est vérifié à la satisfaction de tous. Encore merci Marie-Hélène.

Olivier M. (le 10 avril 2019)

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Un quinzaine de Marseillais ont osé braver la pluie pour se rendre à la Maison de la Philosophie ce soir. Dans cette soirée de lutte contre les éléments, ils ont continué leur périple en se confrontant aux idées de l’autre. Accepter la parole d’autrui, affirmer ses convictions : tout l’art et l’équilibre du dialogue utile dans tous les moments de notre vie.

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Le réveil d’Osiris, Musée égyptien du Caire

Ce vendredi 5 avril, les membres du groupe de symbolisme de Nouvelle Acropole ont animé une conférence sur Osiris et les mystères de l’initiation. Osiris, dieu de l’Égypte antique, époux d’Isis. Tué et déchiqueté par son frère, Seth pour s’emparer de son trône, Isis réussit à le reconstituer grâce à sa magie, afin de lui redonner vie dans le monde de l’au-delà. Osiris représente l’incarnation même des potentialités de la vie, de l’union des contraires et d’une potentielle renaissance vers un idéal meilleur. Il incarne la quête d’immortalité spirituelle. Nous pouvons nous inspirer de sa symbolique par la connexion et de l’acceptation de notre propre intériorité afin de devenir meilleurs et en trouvant les solutions en nous même. Merci aux conférenciers pour cette belle soirée.

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Le 5 avril dernier, ils étaient nombreux les « rêveurs » qui venaient découvrir la pensée
Jungienne sur l’interprétation des rêves, à l’espace Lehena à Biarritz !

Josette Grillet nous a présenté le sentier à suivre pour appréhender nos rêves, sans se fondre dans les méandres de l’Inconscient mais avec des exemples concrets, une démarche méthodique et une bibliographie sur laquelle s’appuyer.

C’est un véritable « carnet de route » qu’elle nous a proposé pour allez vers notre authenticité, car « nous habitons le MOI et nous cheminons vers le SOI ».

Le public est reparti plus éclairé, ayant saisi l’importance du contexte dans lequel vit le rêveur dans son quotidien, car lui seul détient la clé de ses rêves !

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A l’Athénée Municipale de Bordeaux, animée par Florie Amouroux, médecin cancérologue et philosophe

Comme pour Tennessee, tout le monde connait quelque chose sur Léonard de Vinci, symbole universel du génie : savant, peintre talentueux, inventeur. Le secret de son génie réside dans un niveau de curiosité hors du commun qui lui fit explorer tous les savoirs de l’époque. Sa méthode, héritée de sa famille, était celle de l’observation de la nature, plutôt que du savoir livresque, pour en tirer des conclusions. C’est ainsi qu’il parvint à se constituer une culture encyclopédique lui permettant de créer des liens inédits entre les choses et ainsi sublimer son imagination. Sans être un théoricien de l’humanisme, cet homme situait cependant l’homme au centre de sa réflexion et le savait écartelé entre ses bonnes et ses mauvaises passions. C’est la raison pour laquelle il n’a pas livré tous les secrets de ses inventions de crainte que l’homme ne les détourne pour faire du mal.
C’est donc à la poursuite de l’unité, au sens de « relier », qu’il a consacré sa vie durant, l’unité dans l’homme, l’unité dans sa relation aux autres hommes, l’unité dans sa relation à l’univers.

Il était pourvu d’une grande sensibilité à ce qui l’entourait et se sentait responsable de ses actions. Pour se trouver en accord avec lui-même il était végétarien et petite anecdote parlante, il achetait des oiseaux en cage pour les libérer…

Un grand Homme !

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C’était devant un nombreux public que Laura Winckler a présenté sa conférence sur le thème de Jung et la synchronicité à Nouvelle Acropole Paris 15.
La synchronicité nous offre une nouvelle vision de l’espace temps. Sommes nous aujourd’hui, hier ou demain ? Peut être existe-t-il un continuum de l’espace temps ? Sinon comment comprendre les prémonitions ou coïncidences sans cause ?
La maladie de l’homme moderne est l’insignifiance nous a rappelé Laura Winckler. Nous souffrons d’une pauvreté qui est avant tout intérieure. Jung ouvre des portes pour transformer cette sécheresse en fécondité. C’est l’intelligence du cœur qui permet de comprendre les mystères de la vie. Le public a chaleureusement remercié madame Laura Winckler de sa conférence si inspiratrice

Laura Winckler lors de la séance de dédicace de ses ouvrages
un public passionné pour la conférence de Laura Winckler

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« Découvrir le voyage du Petit Prince sous un angle philosophique », voilà à quoi nous a introduit Olivier Larrègle, directeur de l’école de philosophie pratique Nouvelle Acropole Biarritz, spécialement invité à Nouvelle Acropole Paris 5 à l’occasion de la sortie du premier opus de sa trilogie Le voyage philosophique du Petit Prince, entre terre et ciel. La conférence, qui s’est tenue le 14 mars dernier, a réuni environ 50 personnes, toutes conquises par l’enthousiasme contagieux du très sympathique conférencier.

Diplômé en anthropologie et en ethno-médecine, Olivier Larrègle est spécialisé dans la comparaison des philosophies d’Orient et d’Occident. Il anime de multiples conférences et ateliers sur les sciences humaines et est passionné par l’œuvre Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.

 » Si vous ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » disait Saint Matthieu. C’est un peu le message du Petit Prince qui nous invite à « ne pas devenir des gens qui parlent cravate et ne peuvent plus voir l’essentiel ». À travers son parcours, le Petit Prince nous invite à voir l’être humain comme un Héros qui s’ignore, mais un héros vulnérable et qui peut pleurer, qui accepte sa solitude et décide d’affronter la traversée. Il nous montre à quel point la raison savante est une prison qui nous fait perdre la magie du tout et rationaliser notre vie.

Le Petit Prince représente l’âme immortelle de l’Homme qui vient dialoguer avec sa partie mortelle. Son dialogue avec le pilote symbolise le dialogue philosophique de Saint-Exupéry avec lui même. Il nous pose la question suivante : « Suis-je capable d’orienter ma vie sur l’essentiel et non sur le factuel » ?

La fin de la conférence est arrivée bien trop vite ; on aurait eu l’envie d’écouter le conférencier encore des heures durant, tant il a mis du cœur à s’attacher à faire ressortir toute la symbolique et les enseignements de cet ouvrage si riche. La curiosité piquée au vif, il ne reste plus qu’à plonger dans la lecture de son livre pour en connaitre d’avantage…

Sur l’ouvrage :

Le Petit Prince a été écrit par Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944), écrivain, poète, aviateur et reporter français dont les œuvres sont largement inspirées de sa vie de pilote aéropostal, y compris pour Le Petit Prince (1943). Ce livre est un conte poétique et philosophique qui se place en cinquième position des livres les plus vendus au monde.

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