Conférence – Voyage au cœur de l’Homme
Conférence du mercredi 22 avril, à l’occasion du jour de la Terre Mère.
🌳 C’est une invitation au voyage intérieur que proposait Nathalie Juan, paysanne herboriste et cueilleuse sauvage, forte de quinze ans de vie au contact du vivant. Devant un public attentif, elle tisse une conférence à la fois poétique et profondément ancrée, requestionnant la place de l’être humain dans la nature.
Retrouver sa légitimité d’être
Tout commence par une image : fermer les yeux et remonter le fil de l’histoire, de notre cellule jusqu’au vieil arbre, pour redécouvrir que tout s’est créé en même temps. Nos cellules étaient là dès le début, coopérant pour vivre et grandir. À rebours du discours culpabilisant qui fait de l’humain un destructeur, Nathalie Juan propose de remettre l’homme au cœur du vivant, non pas comme prédateur, mais comme membre à part entière d’un tout qui s’essaie et s’expérimente sans cesse.
Cette légitimité d’être, une fois retrouvée, ouvre le droit d’agir.
Sortir de la culpabilité, c’est entrer dans le mouvement du vivant, et s’y mettre en danse.
La joie comme boussole
Au fil de la soirée, un mot est revenu comme un fil rouge : la joie. Non pas une joie naïve ou aveugle, mais une joie profonde qui nous met en mouvement. Faire le pari que la vie est belle, ce n’est pas être crédule, c’est choisir d’œuvrer pour plutôt que de lutter contre.
La beauté soigne le monde
« L’âme devient ce qu’elle contemple » : cette citation de Plotin invite à une véritable vigilance envers ce qu’on regarde, ce qu’on écoute et plus généralement ce qu’on accueille en soi. Chercher à voir la beauté, c’est un acte de soin, pour soi et pour le monde. Et si notre agitation intérieure contribuait, elle aussi, au dérèglement global ? Ralentir, apaiser nos âmes, devient alors une forme de responsabilité.
La soirée s’est achevée sur une action simple, humble, mais essentielle : celle de semer. On a planté une graine, mais c’est elle qui choisira, de pousser, ou pas… Apprendre à chérir, à prendre soin, à se laisser toucher par le végétal autant qu’à le toucher, voilà peut-être le chemin pour devenir, comme le disait Nathalie Juan, gardien(ne) de la terre et guerrier(e) de la paix.
Merci à tous les participants et à Nathalie pour ce temps suspendu, chaleureux et vivant.





















