Nuit de la Philosophie Strasbourg, novembre 2022, Rencontre philo avec les associations Vue d’ensemble et Nouvelle Acropole

Dans le cadre du Festival de la Nuit de la Philosophie, Nouvelle Acropole Strasbourg et l’association « Vue d’ensemble » qui soutient les personnes en situation de handicap visuel ont organisé une rencontre philosophique sur le thème du bonheur qui a accueilli 50 personnes prêtes à embarquer les yeux fermés dans cette expérience insolite.


Plongés dans le noir, les participants ont eu l’occasion d’échanger sur le bonheur, tentant d’en établir, de façon très organique, tour à tour une définition, le caractère temporaire ou permanent, acquis, inné ou évolutif … Question de choix, de regard, de présence, de présent, de conscience, de posture, de non-manque… Gradations … En rebondissant chaque fois sur les pierres apportées par les précédents, chacun a eu l’occasion de contribuer à éclairer la notion du bonheur, d’autant plus que le noir fournissait un anonymat rassurant aux plus timides. Il a aussi été apprécié en cela qu’il « éteint » les différences et permet de dissocier les propos partagés de tout profil « visible » et des éventuels a priori qui s’y rattacheraient. 

Expérience concluante plébiscitant d’autres itérations du même genre. Avis aux curieux qui n’ont pas froid aux yeux !… A ceux qui ne voient bien qu’avec le cœur !  

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Dans le cadre du festival « Nuit de la philosophie », un Atelier Philo s’est animé au sein de l’espace Mouneyra. Le format proposé était le suivant : allier enseignements philosophiques et pratiques autour du thème : « Être philosophe dans un monde en crise ». Les débats ont par conséquent été ponctués de pratiques diverses permettant d’appliquer de manière concrète les idées abordées.

Les temps modernes sont riches en incertitudes. A l’heure ou de diverses crises se profilent, il apparait nécessaire d’étudier les enseignements philosophiques qui peuvent nous permettre d’affronter les difficultés. La conférence s’est déclinée en 3 réflexions : Comment appréhender la souffrance et les difficultés d’un point de vue métaphysique ? Comment et pourquoi sortir de l’individualisme ? Et enfin, dans une clé individuelle, les difficultés peuvent-elles nous faire progresser et nous apporter de la joie ?

Les crises sont en tant que telles vectrices de difficultés et de souffrance. Du point de vue du bouddhisme, la souffrance apparait comme étant inévitable ou consubstantielle à ce monde. C’est la 1ère noble vérité : Dukkha. Inévitable mais pas fatale puisque le bouddhisme propose une voie pour nous en libérer : celle du noble octuple sentier. Par une discipline juste, une conduite éthique et une juste compréhension de choses, je peux ainsi espérer me libérer des affres de la souffrance pour atteindre le Nirvana. Dans cette conception, la souffrance peut être perçue comme un signal, un vecteur de conscience indiquant qu’il est temps d’évoluer et d’emprunter la voie de l’octuple sentier.

Faire face aux crises, c’est aussi dépasser le cadre de la satisfaction de ses propres intérêts et dépasser l’individualisme qui marque nos sociétés. Un individualisme destructeur des vertus publiques selon Tocqueville et qui tend à faire primer les intérêts particuliers sur celui de l’intérêt général. En ces temps difficiles, il convient de retrouver plus d’unité et d’inscrire nos actes et nos pensées dans une dimension collective. “Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. “ dit Martin Luther King.

L’Homme est grand car il peut agir sans attendre la venue de règles extérieures, il peut prendre le commandement de lui-même. Prendre le commandement de nous-même est aujourd’hui nécessaire pour relever les défis et faire face aux difficultés. Ces défis sont l’occasion de nous améliorer, ce qui selon Spinoza nous amène à ressentir de la joie, une joie qu’il définit comme le passage d’une moindre perfection à une plus grande perfection. Dans cette même lignée, Henri Bergson établit un lien direct entre la joie et la persévérance ou l’effort, notamment lorsqu’il aboutit à une création. : « L’effort est pénible mais il est précieux, plus précieux encore que l’œuvre où il aboutit, parce que, grâce à lui, on a tiré de soi plus qu’il n’y avait, on s’est hissé au-dessus de soi-même. »

En définitive, la philosophie nous apprend qu’en dépit d’un monde en crise, nous pouvons légitimement aspirer au bonheur. Il est important de conserver en tête cette affirmation pour éviter de tomber dans le découragement et le défaitisme. Plus qu’une possibilité, il est aussi question d’un devoir : celui de créer des conditions d’existences qui nous permettent à la foi de lutter contre l’injustice, transformer les souffrances en conscience tout en accédant au bonheur. Ce bonheur qui, comme nous l’enseigne Aristote, est le souverain bien.

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Jeudi 17 novembre, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Philosophie, a eu lieu une conférence exceptionnelle animée par Marc de la Ménardière : Sens, Conscience et interdépendance – les piliers de la révolution culturelle à venir. Merci aux participants, qui ont bravés la pluie pour venir participer à cette intervention pleine de vie, d’humour et de profondeur. En guise de prélude, les jeunes membres de l’école de philosophie pratique Nouvelle Acropole Bordeau ont accueilli les participants avec de chaleureuses activités : parapluie à citation, roue de la vertu et discussions sur le thème du vivre ensemble, imprégnant l’accueil de l’Athénée Municipale d’échanges riches, dans la convivialité et la bonne humeur.


La conférence s’est ensuite ouverte sur une animation théâtrale : un Homme, tente de se défaire d’une valise, trop lourde, qui l’empêche d’avancer, symbole de ses attachements et de son envie de tout posséder. D’un point de vue socio-politique, cette valise symbolise le matérialisme et la société ultra-mercantile qui ravage la nature et nos sociétés. Ce processus systémique et structurelle est aujourd’hui en confrontation flagrante avec les enjeux environnementaux et sociétaux de notre époque. C’est cette prise de conscience forte que Marc nous partage et qui l’amènera à tout quitter pour entreprendre un long voyage initiatique à la rencontre des hommes et des femmes acteurs de la transition à venir.

À la suite de ce périple, qui lui aura permis d’ouvrir son esprit sur le monde, sur lui-même (la relation avec son “ego“ et son “soi“), et sur sa relation au collectif ; il décidera d’agir à son échelle, avec, entre autres, la création d’un lieu pour s’inspirer, se régénérer, se relier et surtout expérimenter d’autres manières de vivre, d’être au monde. C’est en effet une des leçons que l’on peut retenir de son parcours : la nécessité du passage à l’acte après la prise de conscience afin d’incarner dans la matière les idées qui nous animent. D’ailleurs, il partage un conseil aux jeunes d’aujourd’hui : l’expérimentation est la clé pour se trouver. Notre voie se situe entre ce que nous aimons faire, ce pour quoi nous sommes bon et ce que le monde a besoins. C’est également une question de posture intérieure vis-à-vis de nos projets : non pas chercher à travailler, mais faire de notre vie un ouvrage, une œuvre d’art.

Marc de la Ménardière nous invite à construire un nouvel état à travers un inversement du paradigme : Non plus se demander ce que je veux faire de ma vie, mais ce que la vie a envie de faire au travers de moi ; et ainsi coopérer avec elle. Cette voie n’est pas celle de la simplicité et de nombreuses épreuves peuvent surgir pour nous déstabiliser et nous décourager. La liberté, l’égalité, la fraternité ou tout autre valeur ne se résume pas à du “déclaratif“ : Sans une stabilité intérieure et une incarnation forte, les plus beaux projets se périclitent.

A ce sujet, Marc de la Ménardière nous avertit quant à l’existence de 3 fictions qui peuvent nous freiner dans la transformation de soi et du monde : le récit de la société, celui de nos sens (nos perceptions de bases) et celui de l’ego (En lien avec l’avoir, la fatalité et la mécanicité).

Nous pouvons grâce à notre conscience, retrouver du sens et nous reconnecter avec une des réalités de ce monde : celle de l’interdépendance. Le sens se trouve quant à lui dans un équilibre entre le lien que nous avons avec nous-même et ce qui nous entoure. Le chemin qu’il semble avoir pris et qu’il nous invite à prendre est de retrouver, dans un monde dominé par l’individualisme et le matérialisme, la vision de l’interdépendance : la vision d’un grand tout dont nous faisons partis et dont nous avons oublié l’existence. De telles considérations peuvent surprendre, et le chemin, n’étant pas tracé (individuellement et collectivement), il est nécessaire de s’affranchir des illusions : celle que nous nous mettons à nous-même, mais également celles alimentées par les préjugés et opinions de toutes sortes (la “Doxa“). Comme le rappel Nietzsche, cité par Marc en fin de conférence : « Ceux qui dansaient furent considérés comme fous par ceux qui ne pouvaient entendre la musique »

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Jeudi 24 novembre, nous étions dans les rues de Bordeaux pour une maraude philosophique de lien et de rencontre de ceux qui vivent leur quotidien dans la rue.

Parfois la 1ère approche peut être maladroite, la réponse, elle, est toujours directe, les masques tombent, l’humain se dévoile. Invités dans leur intimité, quand la nuit tombe, la rue n’est plus celle des passants inconnus, elle est habitée par des histoires, des chansons, des partages, des vécus, de la solidarité.

Ceux qui pensent que la maraude c’est donner, découvrent par les rencontres,  qu’il faut avant être capable de recevoir. Faire tomber les masques, ceux qu’on se met en société, est la seule manière de rencontrer l’âme de l’autre et l’âme agit. #lamagie

C’était une maraude joyeuse et profonde. Nous avons reçu bien plus que ce que nous avons apporté, et c’est toujours la magie des rencontres.
Parmi les offrandes reçues, Samir (en photo) nous a chanté un « Avé Maria » d’une profondeur magnifique. Et Mader nous a partagé cette sagesse qu’il « faut savoir donner pour recevoir ».

Les prochaines maraudes seront proposées bientôt pour l’année 2023.

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Bertrand Vergely, célèbre philosophe et auteur de plus de 40 ouvrages est venu à Nouvelle Acropole Strasbourg pour parler de la vulnérabilité dans le cadre du festival « Nuit de la Philosophie ».

Le paradoxe de la vulnérabilité, faiblesse apparente mais aussi force invisible positive a suscité l’intérêt de plus d’une soixantaine de personnes présentes lors de cette soirée.

Le conférencier a ainsi commencé en expliquant que l’ouverture au plus grand que nous, nous permet de relier l’existence concrète et la puissance de l’être. En nous faisant ouvrir les yeux chaque jour davantage, la philosophie nous fait vivre davantage et nous mène vers une expérience méditative.

La vulnérabilité peut être dangereuse si on ne sait pas se défendre mais elle est aussi touchante, comme un petit oiseau d’une innocence infinie. Etre dépourvu de force peut donc être une force, comme la toute puissance de la tendresse. La vulnérabilité peut être une faille dans notre système de défense, mais pour se défendre il faut parfois arrêter de se défendre, en laissant entrer et résonner la sensibilité en nous. La légèreté, l’attention peuvent nous permettre d’éviter les agressions, comme nous l’enseignent les arts martiaux.

La vulnérabilité merveilleuse est la vie qui vit en nous et nous porte par les 4 aspects du vivant : l’autoconservation qui active le gardien, l’autoréparation qui fait vivre le médecin en nous, l’autorégulation qui éveille le sage et l’autoprogrammation qui fait vivre l’homme libre et créateur.Nous avons en nous tout ce qu’il faut pour bien vivre et produire du positif. La plus belle manière de lutter contre le mal est d’apporter du Bien et d’oublier le mal.

Entrer dans la vulnérabilité apporte la vie, la sensibilité, la liberté, la prise de conscience de notre manque d’unité. Les philosophes anciens parlaient de s’unifier en allant du multiple à l’Un, en harmonisant nos forces intérieures, car la division produit la peur. En se connaissant soi-même, on n’a plus peur, on sait qui on est. L’amour peut être la peur d’aimer, un besoin d’être aimé, la peur de donner, mais l’amour est la réponse.

Socrate dans le Gorgias nous dit que les tyrans sont esclaves de leurs passions et se font passer pour des sauveurs. Il y a en nous un mélange de dureté et de faiblesse : les démonstrations de force masquent la faiblesse intérieure, trop de gentillesse, de fausse humanité  cachent parfois une dureté intérieure. Il faut faire le ménage des pulsions.

En conclusion, la philosophie peut restaurer une haute idée de l’humanité et des humains, et nous mener à vivre unifiés.

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Dans le cadre de la 1ère édition du Festival « Nuit de la Philosophie » à Paris !

En clôture de l’édition 2022 du Festival « Nuit de la Philosophie » à Paris, un atelier mêlant les mystères de l’alchimie du vin à ceux des mythes et de la philosophie…

In Vino Virtus ! Quand les vertus de l’homme rencontrent les vertus du vin.

Une trentaine de personnes venues découvrir les mystères de Dionysos, d’abord en théorie… puis en pratique ! L’atelier ne pouvait se terminer sans une dégustation de vins. Un grand merci à notre partenaire L’Oeno Vice pour ce bel événement !

Une soirée enjouée, et riche de partages – tchin !

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Le samedi 19 novembre 2022, 40 personnes sont venues débattre avec philosophie lors du café philo organisé par l’association Nouvelle Acropole du 11ème arrondissement de Paris.

Le mythe s’oppose-t-il au réel ? Tel était le thème choisi pour clôturer en beauté la 1ère édition du Festival Nuit de la Philosophie à Paris !

Des débats vivants et animés, chacun ayant pu s’exprimer et entendre l’autre et ainsi, peut-être, voir se propres opinions sous un nouveau jour…

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Vendredi 18 novembre 2022.

Dans le cadre de la 1ère édition du Festival « Nuit de la Philosophie » à Paris, les philosophes Bertrand Vergely et Fernand Schwarz ont partagé lors d’une conférence exceptionnelle organisée par Nouvelle Acropole leurs méditations sur la vérité face à un public venu nombreux pour les écouter (plus de 100 personnes).

La vérité soulève des questions multiples : la vérité a-t-elle encore un sens ? Vérité et réalité : un mariage impossible ?

Des échanges profonds, un temps de questions/réponses inspiré et inspirant qui témoignent d’une quête réelle de sens et de philosophie.

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Ce jeudi 17 novembre nous avons participé au festival “Nuit de la Philosophie“ à l’occasion de la journée mondiale de la philosophie instituée par l’UNESCO pour animer un café philo dans un café Bordeaux, Madd by Sip.

Le thème était la joie est-elle négation de la souffrance ?
Dans l’échange avec la petite dizaine de participants, il a d’abord était nécessaire de définir les deux termes, joie et souffrance, pour commencer la discussion. Les participants avec l’animateur se sont mis d’accord sur le fait que la joie est un moment bref et intense ; et le bonheur un état de fond qui s’installe dans le temps. Pour ce qui est du plaisir, il y a le plaisir primaire des sens mais également un plaisir plus subtil : prendre plaisir à discuter avec un proche par exemple. La joie, elle, est contagieuse. Elle se communique à notre insu aux autres et déborde vers l’extérieur.

Un autre triptyque a été identifié et a fait l’objet d’échanges enrichissants pour chacun : douleur, souffrance et malheur. Mais comment passer de la souffrance à la joie ?!
Une des idées était par la transmission de la joie. Partager la souffrance de l’autre nous permet également de se relier à l’autre, le comprendre. Le chemin de guérison est double, et tous étaient d’accord sur la nécessité d’être aidé pour y arriver.
Une autre idée qui a pris place dans le partage : pour connaitre la joie profonde il faut avoir souffert. La relation entre joie et souffrance est alors plus qu’une contradiction, opposition ou dualité à concilier.

La souffrance œuvre à cette joie profonde, la souffrance est un chemin. Les échanges se sont clôturés sur cette idée et comme l’annonce l’animateur à chaque café philo, nous repartirons toujours avec de nouvelles questions !

Il nous a laissé cette image pour méditer : “Sans boue, pas de lotus“ – Tich Nhat Hanh.

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Ce jeudi 17 novembre, à l’occasion du festival Nuit de la Philosophie, nous étions une soixantaine rassemblée au Social bar pour comprendre quelle porte ouvre l’imaginaire. L’imaginaire conduit aux confins du cœur de l’Homme et permet d’entendre les poèmes qui y sont murmuré. La puissance des symboles et des mythes conférés par les images ouvre la voie de l’hominisation en nous transmettant des vérités archétypales. C’est en cela que réside le pouvoir de l’image. La conférence fut organisée par l’Association Nouvelle Acropole Biarritz.

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