Archives pour la catégorie “Non classé”

Nouvelle Acropole Lyon a organisé une conférence participative sur « La magie du nombre 7 dans l’homme et dans l’univers ».
Le nombre 7, illustré par l’arc en ciel, les 7 notes de musique, les 7 nains, la danse des 7 voiles.., a toujours suscité dans notre imaginaire une part de rêve et mystère.

Devant un public de 40 personnes, Sylvianne Carrié, formatrice à Nouvelle Acropole depuis plus de 35 ans, a présenté un enseignement de la tradition philosophique de l’Inde ancienne : la nature septuple de l’homme, à l’image de l’univers.

Autour de l’exposé sur le nombre 7, la soirée s’est déclinée en plusieurs temps de partage conviviaux : une introduction poétique au rythme de la guitare avec le poème « Invictus », de William Ernest Henley et un temps d’échange par petits groupes avec le public. La soirée s’est terminée autour d’un verre de l’amitié.

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La femme était à l’honneur à l’Espace Mouneyra mais plus particulièrement le féminin. Un accueil en douceur avec un réveil corporel au rythme de la respiration. Puis, arrive un moment de philosophie pratique, avec l’expérience du modelage de l’argile, qui prend sens quand on apprend, de nos mains et de la terre, rendre visible notre pensée, nos sentiments. C’est l’expression du pouvoir féminin, qui de son habileté, de son intériorité, transforme sa méditation et l’amène au réel-ici il s’agit d’apprivoiser la technique de la sculpture, la relation à la matière, et le sentiment que nous inspire la nature : nous avons tous accouché de belles statuettes aux vécus et visuels uniques ! Pour modèle de ce pouvoir, la fin matinée a fait honneur à trois dames de la résistance française, qui ont chacune œuvrer pour les droits des femmes :  Simone Veil, Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle. Cela ne pouvait pas finir autrement qu’avec un partage. Celui d’un repas et d’échanges qui ont délié nos langues et lié nos cœurs ; fières de porter la valeur du féminin.

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Fernand Schwarz, anthropologue et philosophe, a consacré les trente dernières années à étudier les structures mythiques et symboliques des sociétés traditionnelles, notamment celle de l’Egypte ancienne.

Le Nil, traversant l’Egypte du nord au sud, trace ainsi une ligne de partage entre Orient et Occident et témoigne par là même d’une première structure symbolique centrale pour la civilisation de l’Egypte ancienne : celle de deux horizons, de deux seuils dont le franchissement constitue le passage, dans la continuité, d’une forme de vie à une autre. Il a donc été question, lors de cette conférence, d’un objet central dans la métaphysique égyptienne, la mort, et d’un processus fondamental dans la vision évolutive des égyptiens, l’initiation.

En Egypte ancienne, mourir ne constituait pas une fin et un point de rupture, mais bien au contraire une renaissance, autrement dit une naissance sous une forme autre. A la mort, le moment était venu d’enfanter son âme dans l’au-delà et de s’élever au plan de la spiritualité. Se défaire de son corps physique pour « passer à son Ka » constituait non pas une expérience anxiogène, mais la promesse apaisante de rejoindre le monde de l’invisible, de redevenir énergie vitale.                                 

Une telle perspective était d’autant plus anticipée avec sérénité, que les égyptiens pouvaient faire l’expérience, de leur vivant, du passage entre le visible et l’invisible, entre le profane et le sacré à travers l’initiation. Les égyptiens distinguaient en effet deux états de connaissance, l’une objective accessible par la raison analytique, et l’autre bien plus intérieure et intuitive. L’initiation, à travers les épreuves de la vie, ouvrait la voie à cette deuxième forme de connaissance. Assumer la vie par ses épreuves, vivre l’enseignement qui s’en dégage et dégager par là un nouveau potentiel amène bien à une forme de connaissance en lien avec sa propre intériorité profonde, puisqu’étymologiquement connaître c’est naître avec. Ainsi, l’initiation pour les égyptiens témoignait du passage irréversible d’un état de conscience inférieur à un état de conscience supérieur. Ce parcours d’éveil se retrouvait symboliquement dans celui que l’on effectuait à l’intérieur des temples, chaque salle représentant l’activation, tout au long de la vie et du parcours d’initiation, d’un aspect différent de l’homme jusqu’à l’actualisation pour le défunt de la composante Akh, celle de la puissance spirituelle supérieure, lumineuse et efficace.

Pour conclure, mort et initiation en Egypte ancienne illustrent toutes deux la destinée de l’homme, toujours situé entre deux mondes non pas opposés mais connectés par son potentiel à assumer les contradictions, à trouver un équilibre dans l’impermanence et à relier ce qui visible et ce qui est invisible.

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Pour la journée internationale de la femme dimanche dernier, nous nous sommes retrouvés au centre Nouvelle Acropole Biarritz autour d’un thé-philo pour discuter de la manière de nourrir notre féminité. Comme nous l’a dit Simonne de Beauvoir, « on ne nait pas femme, on le devient » et cela signifie que l’expression de notre féminité n’est pas figée mais en constante évolution. Nathalie Graciet, philosophe et conseillère en nutrition formée en naturopathie, nous a présenté les grandes étapes de la vie d’une femme. D’abord l’adolescente en quête de beauté et d’amour, ensuite la jeune femme combattant pour ses idéaux, puis la mère nourricière profondément généreuse. La femme arrive alors à son apogée et exprime avec justesse son pouvoir, pouvoir qui devient de plus en plus intériorisé au fur et à mesure qu’elle avance dans l’âge de la sagesse. A chacune de ses étapes son alimentation. Dans le plan métaphysique, il s’agit de se nourrir de figure archétypale inspiratrice, comme les déesses grecs Aphrodite, Athéna, Déméter et Héra selon les étapes précédemment citées.  Dans le plan physique, il s’agit d’avoir une alimentation adaptée au besoin de chaque âge avec plus d’aliments structurants et énergisant, comme les protéines et les glucides, dans les premières phases, et un apport moins riche mais plus qualifié, avec plus de fruits et de légume, dans les étapes plus tardive de la vie. Cette discussion était accompagnée de bonne préparation culinaire, adaptée à nos besoins naturels !

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Notre civilisation thermo-industrielle mondialisée peut-elle s’effondrer ? La question ne devrait pas se poser en ces termes. Toutes les civilisations s’effondrent, c’est un fait. L’histoire est pleine d’exemples qui tendent à montrer qu’il existe une sorte de loi de l’ascension et du déclin des sociétés humaines à mesure qu’elles se complexifient pour rayonner, matériellement et culturellement, sous la forme de civilisations.

Le livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, sorti en 2015, Comment tout peut s’effondrer, a jeté un pavé dans la mare en consacrant le terme de « collapsologie ». Depuis, en France, dans les médias, ce terme ne cesse de revenir et suscite des réactions très opposées, allant de la peur-panique au déni méprisant.

Avec cette première conférence-débat, notre école de philosophie a décidé d’aborder ce sujet dans toute sa gravité. Personne ne peut nier que l’humanité a pris d’énormes risques en laissant faire une croissance économique et démographique qui a réduit comme peau de chagrin le domaine de la nature sauvage. L’idée nouvelle introduite par les collapsologues est qu’il n’y a pas de solution, sous-entendu : « pas de solution pour sauver la croissance ». Il n’y a que des façons d’agir et des comportements à adopter pour se préparer au monde de demain.

La philosophie y a une place prépondérante, car on n’a jamais vu personne choisir volontairement de faire baisser son niveau de vie. C’est pourtant ce qui nous attend, de gré ou de force. Si nous attendons que les limites irréversibles soient franchies (ce qui est déjà le cas d’après l’avis de certains scientifiques), l’adaptation risque de se faire dans la douleur. Seul un retour sur soi-même, une étude philosophique approfondie de nos motivations dans l’existence peut nous aider à changer de cap, en ne considérant pas les efforts à faire comme des privations, mais comme d’authentiques épreuves permettant la seule croissance infinie qui existe en ce monde, celle de la conscience !

Les 40 personnes présentes lors de cette première soirée étaient somme toute peu nombreuses, et cela montre que le sujet est loin d’être pris au sérieux par nos concitoyens. Entre un match de rugby, une soirée salsa, un apéro et la fin d’un monde, cette dernière passe encore comme de moindre importance… Espérons que les prises de conscience se feront suffisamment tôt pour éviter le pire !

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Lors de la conférence participative du 6 février, organisée par l’école Nouvelle Acropole de Paris 5ème et menée par Orianne Faisandier, nous avons souhaité mailler philosophie et musique.

Les philosophes grecs pratiquaient l’art du dialogue intérieur dans lequel l’âme joue un rôle essentiel. Une caractéristique de l’âme est qu’elle est en mouvement. Elle s’exprime grâce à une palette d’émotions que l’on nomme « sentiments supérieurs » tels que : la gratitude, la compassion et la générosité.

La musique quand à elle est l’art par excellence pour permettre l’expression des émotions. Nous avons ainsi découvert que l’on peut relier la musique et les dieux grecs : si une musique nous procure un sentiment d’élévation alors on peut la lier au dieu Apollon, si une autre nous plonge dans la nostalgie et dans l’introspection alors on pensera à Orphée ; si l’on est soudain pris d’une irrépressible envie de danser et de se mettre en mouvement alors Dionysos est présent.

L’écoute de diverses musiques classiques et actuelles nous a appris à observer les émotions qu’elle déclenchaient en nous, dans une sorte de « blind test intérieur ».

Nous avons ensuite pu vivre un moment de partage et composer un chant tous ensembles. Cette musique, par la puissance d’ouverture du cœur qu’elle a initié, a permis au public de toucher un moment hors du temps, un moment d’unité, d’harmonie et de magie…

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Deviens qui tu es… c’est parce que ces mots résonnent en nous depuis toujours que nous étions une soixantaine dans la salle hier soir. Plus qu’une invitation, il s’agit d’une véritable nécessité afin que ce que l’on doit devenir ne reste pas qu’une simple promesse. Oui, mais comment s’y prendre ? Prendre conscience de notre véritable nature ne peut se faire de manière purement intellectuelle, car le moi profond et authentique est insaisissable… C’est par l’expérience, avec le regard tourné vers l’intérieur, que l’on peut rentrer en contact avec qui nous sommes. Il n’y a pas de formule magique, et seule une expérience méditative peut nous mettre sur la voie… Imaginez-vous, la lumière tamisée, les bougies scintillantes, chacun triant des petites graines à l’image de celle que nous avons à l’intérieur de nous, sur un fond sonore de bol tibétain, tandis que de douces voix récitaient des textes des sagesses de l’Orient. S’en est suivi un échange très riche ou chacun a exprimé son vécu singulier, le conduisant à faire l’unité en lui-même et avec le groupe.

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C’est dans la salle archi-pleine de l’espace Lehena que Denis Marquet a donné vendredi 24 janvier une conférence sur son dernier livre : « Aimer à l’infini ». Denis Marquet a choisi une voie christique pour s’élever vers la sagesse. Mais cette voie christique ne se rattache à aucune institution. C’est une voie toute intérieure qui éclaire la véritable signification du verbe aimer. En français, nous avons peu de mots différents pour dire « aimer » ; le grec ancien, dans lequel ont été écrits les premiers Evangiles, proposait plusieurs mots, en particulier « philia », qui est l’amour humain entre individus finis, et agapè, l’amour divin qui ouvre nos coeurs sur l’infini. S’il est une chose dont nous conviendrons tous, c’est que nous avons tous souffert un jour ou l’autre du manque d’amour. Pourquoi ? – parce que notre condition terrestre est celle d’une personne finie, tandis que notre nature profonde est celle d’un être infini et conscient de lui-même. Nous sommes à l’image de Dieu, mais nous ne sommes pas comme Dieu… Cela nous fait souffrir. Denis Marquet nous invite à ne pas brimer notre désir d’infini, mais à l’orienter correctement. Pour cela, il n’y a pas d’effort à fournir – surtout pas d’effort à fournir ! – car notre petit moi, qui se croit origine de tout, pourrait se l’approprier et le détourner pour assouvir son besoin de reconnaissance personnel. Pour Denis Marquet, le Christ nous invite à lâcher prise sur notre système de défense pour ouvrir notre cœur à la Grâce, c’est-à-dire à la toute puissance de Dieu. C’est ici que réside notre libre choix et la possibilité d’aimer à l’infini.  

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La soirée de conférence « méditation et action » a accueilli une trentaine de participants. Elle a débuté par un exercice de méditation pour activer la concentration de chacun. Étonnamment ce moment a été perturbé par des bruits incongrus. L’observation des effets des événements extérieurs sur notre vie intérieure a été le point de départ de la conférence. Elle s’est poursuivi avec une réflexion par groupes, qui ont restitués, par l’intermédiaire de leur rapporteur, leurs idées maîtresses concernant l’énigmatique question « Doit-on toujours réfléchir avant d’agir ? ».
La soirée s’est conclue naturellement par un buffet où tous ont pu échanger leurs avis et partager leurs idées.

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Le centre Nouvelle Acropole à Lyon a accueilli Fernand Schwarz, philosophe et  écrivain, pour une conférence intitulée « Magie, pouvoir et spiritualité dans l’Egypte ancienne ».

Les 104 personnes venues assister à l’activité ont été  captivées en découvrant une nouvelle facette de l’histoire de l’Egypte, bien loin de l’image hollywoodienne romancée.

A l’image de Pythagore ou de Platon qui sont allés puiser des enseignements en Égypte, nous pouvons encore aujourd’hui tirer profit de la sagesse égyptienne plurimillénaire, en nous appuyant notamment sur les notions de magie, de pouvoir et de spiritualité.

En effet, notre civilisation tend à oublier qu’elle fait partie d’un tout interconnecté. Or, les Egyptiens avaient pleinement conscience que la véritable magie (heka) est celle de pouvoir nouer des liens.

Il s’agit ensuite de parvenir à prendre le pouvoir sur soi-même, d’exprimer la capacité d’auto-gouvernance qui existe en chacun d’entre nous pour permettre au cœur conscience de faire le choix juste, celui qui rendra le cœur assez léger pour réussir l’épreuve de la pesée face à la Maât.

Faisons ensuite émerger la potentialité supérieure de l’être humain en allumant l’étincelle de lumière invisible de la spiritualité (akh).

Ecoutons les mises en garde de l’Égypte ancienne : détournons-nous de la paresse,  de la surdité mentale et de l’avidité qui causeraient la perte de conscience et qui permettraient au chaos de s’installer.

Renouons les liens avec l’univers, les autres et nous-mêmes afin de permettre l’harmonie et d’être considérés comme vivants parmi les vivants.

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