Soirée Lez’Arts du 22 mars 2024

Merci à ceux qui osent poser leurs mots sur le tempo, s’élancer sur le théâtre d’impro, s’ouvrir, être là !

Une très belle soirée autour du doute et de la conviction. Les lez’arts sont repartis avec leurs pépites : confiance dans l’inconnu, dépassement de soi, se donner à fond même si le doute est là, se surprendre et se découvrir …

Les soirées Lez’Arts c’est une fois par mois où l’art est à l’honneur (chant, théâtre d’impro, slam, …)

Printemps des poètes

« Vivre poétiquement, c’est avoir une tenue de langue et d’âme qui ré-enflamme la vie » Christian Bobin

A l’occasion du festival du Printemps des Poètes, Nouvelle Acropole Paris 5 s’est habillé de poésie !

Ce samedi 23 mars, des poètes parisiens sont venus aux différentes activités proposées pour mettre en valeur la poésie.

📜✨14h30 – 16h00 Nous avons commencé par un  atelier d’écriture pour débutant; l’opportunité de s’inspirer de la nature florissante du printemps pour donner vie à vos vers.

📜✨17h – 18h30 : Nous avons continué par un Café philo qui questionnait sur la vie et la poésie « Peut-on vivre sans poésie ? »

📜✨19h Nous avons clôturé cette journée par une Scène ouverte où se sont déroulé des déclamations et des improvisations.

Cet événement a été l’occasion parfaite de s’exprimer et de se connecter avec d’autres passionnés de poésie.

[CONFERENCE] Hildegarde de Bingen et les mystères de la vie intérieure

Pour la journée de la femme, Nouvelle Acropole Paris 5 a souhaité mettre en valeur cette abbesse qui a marqué le Moyen-Âge par sa vision de l’être humain et de la Nature.

« Le corps est l’atelier de l’âme où l’esprit vient faire ses gammes ». Abbesse, poétesse, mystique, médecin, compositrice, herboriste…

Durant une soirée on a pu écouter la vie de Hildegarde de Bingen qui a eu l’oreille des grands empereurs et papes de son temps, qui a bousculé les codes de l’époque et a cherché à rétablir une harmonie dans un paysage politique déboussolé.

Mais c’est surtout l’empreinte de sa vie intérieure qui a marqué ses contemporains du Moyen-Âge. Sa philosophie tient de ses visions : l’être humain est un microcosme inséré dans un macrocosme. Cette représentation du monde invite à un rapport plus simple, plus sobre avec la réalité, dans laquelle corps, âme et esprit, parcelles d’un tout qui interagissent entre elles.

[CONFERENCE] La magie en Egypte ancienne

Vendredi 22 mars, Nouvelle Acropole Paris 5 a accueilli Fernand Schwarz, égyptologue et philosophe, fondateur de Nouvelle Acropole en France, auteur du livre “Egypte : la magie du cœur” pour une conférence sur l’Egypte.

Les Égyptiens avaient compris que, contrairement à l’inné, l’acquis peut se perdre très rapidement et conduire, s’il n’est pas réactualisé, à l’amnésie, à l’ignorance et à la barbarie. Sans la perpétuation de l’acquis, donc de la tradition, de la connaissance, le cours naturel des choses mène toujours vers le Noun primordial, le chaos. En se laissant aller, on ne peut que rencontrer le néant. Il est vain de compter sur le destin si on ne l’aide pas.

C’est à travers la notion de la héka, traduite par « magie », que les Égyptiens ont réussi à mobiliser tous leurs moyens pour entretenir l’ordre du monde et repousser en permanence les forces du chaos. La magie est un fait de civilisation en Égypte et la caractérise. Mais nous commettrions une erreur en l’associant à la sorcellerie ou à la soumission d’autrui. Le siège de la pratique de la magie se trouve dans le cœur-conscience, le centre des plus fines perceptions. La qualité de la pratique magique est étroitement liée à celle du cœur.

Merci pour ce bon moment

Conférence participative : Oser l’inconnu

Retour sur notre Atelier de Philosophie Pratique

“Il n’y a rien de plus courageux que de s’aventurer dans l’inconnu.” – Paulo Coelho

Jeudi 18 janvier, cette conférence participative qui s’inscrit dans le cycle d’atelier de philosophie pratique nous a plongés dans le thème captivant de

“Oser l’Inconnu”.

De cet atelier, plusieurs réflexions ont été partagées :

🔹La peur : une émotion complexe face au danger ou au risque, ni bonne ni mauvaise. Comme le dit Sénèque, “Rien n’est terrible dans les choses si ce n’est la peur elle-même”.

🔹L’inconnu : un territoire mystérieux à découvrir. Faire face à l’inconnu nécessite de choisir une direction et de prendre des décisions pour repousser la peur.

Les philosophes antiques nous rappellent que le véritable voyage est intérieur, où nous découvrons qui nous sommes et nous transformons.

Conférence – Magie, la voie du coeur dans l’Egypte Antique

Jeudi 14 mars, à l’Athénée Municipale, Fernand Schwarz nous a plongés dans l’univers symbolique et magique de la civilisation égyptienne.

La magie pour les Égyptiens est une science des liens. Il s’agit de comprendre comment on se connecte à notre environnement, aux autres, à soi. Il existe dans leur représentation, une relation intrinsèque entre action morale, rites et bien être du pays. Les Égyptiens se sentaient responsables et concernés par le lien aux dieux, non pas pour qu’ils les aident, car ils n’attendent pas de miracles, mais simplement pour entretenir une relation avec les parties et le tout, et avec les mystères de l’invisible ne se perçoit qu’avec le cœur.

Le cœur ou Ab est le lieu d’accueil de la conscience, c’est la raison pour laquelle il est parfois représenté sous forme d’amphore. Le cœur-conscience doit être plus léger que la plume de la Maât, symbole de justice et du monde intelligible. L’action de l’homme juste est guidée par la justice, il agit correctement avec son cœur plus que ce qui est de ses désirs personnels.

Heka est le symbole du monde imaginal, elle est cette force créatrice qui relie le monde depuis sa naissance. Formé par Hé (nœud) et Ka (force génération psychique des choses), elle permet l’unité avec le monde intelligible (Maât) et le monde concret (Pharaon)

L’imagination, pour s’enrichir intérieurement, était fondamentale dans cette civilisation, qui s’est donnée comme mission de sortir de la confusion et de faire vivre, à toutes les échelles de la société, l’émerveillement et le lien au sacré. Fernand Schwarz évoque une pratique égyptienne, aujourd’hui connue sous le terme de “performativité“ : la concentration et la visualisation sur des images, des signes ou des symboles est une pratique ancienne qui développe le mental intuitif, à l’image de ce qui pouvait se pratiquer dans l’école de Pythagore, pont entre la civilisation égyptienne et la Grèce antique.

Cet enrichissement intérieur éveille à d’autres dimensions et nous donne la force de se projeter, de faire advenir une réalité. Comme un acteur, le prêtre égyptien incarne les images, et d’une manière temporaire, il devient ce qu’il représente. En faisant cela il fait descendre ce qui est d’ailleurs. Le fait d’énoncer les mots rends les choses réelles nous explique le conférencier, qui donne l’exemple du mariage et des vœux prononcés pour concrétiser la réalité du lien qui uni deux âmes.

Enfin c’est un état d’esprit que Fernand nous partage : l’esprit de victoire, d’une détermination, d’une conviction qui transcende le réel. Pour activer les équilibres il faut donner plutôt que vouloir recevoir ou réclamer. La voie du cœur est la voie du sacré en Égypte Antique, et irrigue tous les pans de leur civilisation.

La conférence s’est clôturée avec une séance de dédicace pour la sortie de son dernier livre : Égypte, la magie du cœur.

Doit-on s’adapter à tout prix ?

Le 22 mars, à l’Espace Lehena, a eu lieu un apéro-philo sur « Doit-on s’adapter à tout prix ? », rassemblant 15 participants pour discuter des fondements de l’adaptation et de son impact sur l’évolution humaine et sociale. 

La discussion a débuté par l’examen des motivations derrière notre besoin constant d’adaptation, face à un monde qui change à un rythme sans précédent.

Nous avons ensuite exploré les défis et les paradoxes de l’adaptation dans un contexte d’accélération globale, soulignant comment cela peut sembler à la fois nécessaire et futile. Le débat a mis en lumière le coût de toute adaptation, insistant sur l’importance d’acceptation de ces coûts pour progresser.

Enfin, nous avons débattu de la nécessité de distinguer clairement entre les finalités et les moyens d’adapter, dans un monde de plus en plus complexe.

L’importance de maintenir de l’intégrité, ou des principes stables – qu’il s’agisse de traditions, de valeurs, d’idéaux ou de lois universelles – a été soulignée comme essentielle pour nous guider à travers les turbulences du changement, assurant ainsi un ancrage dans notre quête d’adaptation sans perdre de vue ce qui nous définit au plus profond.

CONFERENCE SUR SIMONE WEIL

NOUVEAU : Café-philo socratique

Une question fermée, des personnes, pour l’instant il n’y a pas l’air d’avoir de différence avec le café-philo, et pourtant.

Contrairement au café-philo, celui socratique a 3 règles qui vont nous demander une réelle écoute de l’autre pour lui apporter une réponse, un argument qui va nous permettre d’aller plus en profondeur dans l’échange.

Alors peut-on changer la société ?

Avant de vouloir changer la société, le café-philo socratique nous aide à prendre conscience de la qualité de l’échange que j’ai avec l’autre, et donc peut nous amener à nous changer en premier.

Se tourner vers l’essentiel

« Chaque âme est et devient ce qu’elle contemple. »


Mercredi 21 février, nous avons commencé le cycle en nous questionnant sur l’essentiel.
Qu’est-ce qui est essentiel ?
Ne serait-ce pas ce qui dure dans le temps ?
La philosophie pratique nous apprend à tourner le regard vers les sagesses atemporelles, vers ce qui a touché l’homme il y a des milliers d’années et qui nous touche encore aujourd’hui, contrairement aux modes qui changent.
La philosophie pratique est un mode de vie et une discipline de vie qui nous apprend à nous tourner vers cet essentiel.

La semaine prochaine, Platon nous amènera au fond de la caverne pour le second atelier mercredi 06 mars à 19h.
Le mythe de la caverne nous parle encore aujourd’hui après tant d’années, pourquoi ? Nous parle t-il seulement des dérives de la société ou nous parle t-il également de nous-même ?
Comment nous libérer de nos illusions, de nos conditionnements, de nos jugements ?
Il suffit parfois d’un sursaut pour que nous prenions conscience de certaines vérités, de certaines réalités et ainsi accepter de tourner son regard vers ailleurs, de changer de regard, de point de vue, oser sortir de la caverne.