Archive d’étiquettes pour : philosophie

Conférence: Notre-Dame de Paris, les merveilles du sacré

Une soirée en hommage à la renaissance de Notre-Dame de Paris à la Cour Pétral

 Mercredi 12 juin dernier, a eu lieu, à la Cour Pétral, une conférence sur le thème : « Notre-Dame de Paris, les merveilles du sacré ». Un public nombreux est venu écouter les 2 conférenciers qui se sont produits une seconde fois après le succès de la première édition en octobre dernier.

Monsieur Fernand Schwarz, fondateur de Nouvelle Acropole en France, a évoqué la formidable épopée historique qui a donné naissance à la cathédrale Notre-Dame au cœur de la Cité parisienne.

Monsieur Philippe Giraud, président de l’association Les Ateliers d’Héphaïstos, intervient comme sculpteur à Notre-Dame de Paris et témoigne directement de l’avancée des travaux vers l’ouverture au public en décembre prochain. Se munissant de ses outils de chantier, notamment, la règle, le compas, il a montré la réalisation de tracés géométriques de la cathédrale sur une grande planche.

Le public, très attentif aux 2 conférenciers intervenant en complémentarité, a mesuré alors le talent de ces artisans d’art de l’époque et d’aujourd’hui, leur connaissance des nombres, de la géométrie, de l’architecture. C’est grâce à ces trois sciences divines que ces artisans ont pu réaliser des chefs-d’œuvre aussi merveilleux que les cathédrales.

[Conférence] Ueshiba et les philosophes de l’âme

“Combattre ! Vaincre ! Dominer ! A quoi cela sert-il ? Gagner aujourd’hui signifie perdre demain !”

Cette idée de Morihei Ueshiba a certainement été révolutionnaire dans le Japon du XXe siècle. En transformant un art de la guerre en un art de la paix, le fondateur de l’Aïkido, cet art martial non-violent, montre que pour servir le monde, le seul combat à mener se fait à l’intérieur de nous-même.

Au carrefour entre les traditions bouddhistes, shintoïstes et les enseignements des anciens samouraïs, celui qu’on nommera O Sensei chercha toute sa vie à cultiver cet art de la paix.

Une 30aine de personnes sont venues partager ce constat, ce jeudi 25 avril, sur la philosophie des arts martiaux.

Merci à notre conférencier pratiquant Jean René, pour cette invitation à nous préoccuper de cette harmonie interne. C’est toute la modernité de la voie du guerrier que ce grand maitre d’aikido a tracée, dont l’essence même est l’amour de la sagesse.

Café Philo : peut-on vivre sans foi ?

Ce samedi 13 avril 2024, 39 personnes ont débattu lors d’un café philo organisé par l’association Nouvelle Acropole Paris 11 : peut-on vivre sans foi ?
L’occasion de s’exercer à l’argumentation, à l’écoute et à l’ouverture d’esprit.

Le mot foi vient du latin fides, qui signifie confiance. La confiance comme la capacité de se fier à l’inconnu comme un sentiment de sécurité face à l’inconnu. C’est donc un grand, beau et noble sentiment supérieur.

Epicure disait : « Il faut acquérir sérénité, confiance face à la vie et à la mort et à l’ensemble des motifs de toutes craintes. La confiance s’oppose au doute, à la peur, à l’angoisse ; elle prépare et accompagne l’état de sagesse ».

Prochain RDV café philo au 26 rue de Crussol (Paris 11ème) >> le samedi 25 mai à 16h : la liberté peut-elle emprisonner ?

[CONFERENCE] La magie en Egypte ancienne

Vendredi 22 mars, Nouvelle Acropole Paris 5 a accueilli Fernand Schwarz, égyptologue et philosophe, fondateur de Nouvelle Acropole en France, auteur du livre “Egypte : la magie du cœur” pour une conférence sur l’Egypte.

Les Égyptiens avaient compris que, contrairement à l’inné, l’acquis peut se perdre très rapidement et conduire, s’il n’est pas réactualisé, à l’amnésie, à l’ignorance et à la barbarie. Sans la perpétuation de l’acquis, donc de la tradition, de la connaissance, le cours naturel des choses mène toujours vers le Noun primordial, le chaos. En se laissant aller, on ne peut que rencontrer le néant. Il est vain de compter sur le destin si on ne l’aide pas.

C’est à travers la notion de la héka, traduite par « magie », que les Égyptiens ont réussi à mobiliser tous leurs moyens pour entretenir l’ordre du monde et repousser en permanence les forces du chaos. La magie est un fait de civilisation en Égypte et la caractérise. Mais nous commettrions une erreur en l’associant à la sorcellerie ou à la soumission d’autrui. Le siège de la pratique de la magie se trouve dans le cœur-conscience, le centre des plus fines perceptions. La qualité de la pratique magique est étroitement liée à celle du cœur.

Merci pour ce bon moment

Conférence participative : Oser l’inconnu

Retour sur notre Atelier de Philosophie Pratique

“Il n’y a rien de plus courageux que de s’aventurer dans l’inconnu.” – Paulo Coelho

Jeudi 18 janvier, cette conférence participative qui s’inscrit dans le cycle d’atelier de philosophie pratique nous a plongés dans le thème captivant de

“Oser l’Inconnu”.

De cet atelier, plusieurs réflexions ont été partagées :

🔹La peur : une émotion complexe face au danger ou au risque, ni bonne ni mauvaise. Comme le dit Sénèque, “Rien n’est terrible dans les choses si ce n’est la peur elle-même”.

🔹L’inconnu : un territoire mystérieux à découvrir. Faire face à l’inconnu nécessite de choisir une direction et de prendre des décisions pour repousser la peur.

Les philosophes antiques nous rappellent que le véritable voyage est intérieur, où nous découvrons qui nous sommes et nous transformons.

Conférence – Magie, la voie du coeur dans l’Egypte Antique

Jeudi 14 mars, à l’Athénée Municipale, Fernand Schwarz nous a plongés dans l’univers symbolique et magique de la civilisation égyptienne.

La magie pour les Égyptiens est une science des liens. Il s’agit de comprendre comment on se connecte à notre environnement, aux autres, à soi. Il existe dans leur représentation, une relation intrinsèque entre action morale, rites et bien être du pays. Les Égyptiens se sentaient responsables et concernés par le lien aux dieux, non pas pour qu’ils les aident, car ils n’attendent pas de miracles, mais simplement pour entretenir une relation avec les parties et le tout, et avec les mystères de l’invisible ne se perçoit qu’avec le cœur.

Le cœur ou Ab est le lieu d’accueil de la conscience, c’est la raison pour laquelle il est parfois représenté sous forme d’amphore. Le cœur-conscience doit être plus léger que la plume de la Maât, symbole de justice et du monde intelligible. L’action de l’homme juste est guidée par la justice, il agit correctement avec son cœur plus que ce qui est de ses désirs personnels.

Heka est le symbole du monde imaginal, elle est cette force créatrice qui relie le monde depuis sa naissance. Formé par Hé (nœud) et Ka (force génération psychique des choses), elle permet l’unité avec le monde intelligible (Maât) et le monde concret (Pharaon)

L’imagination, pour s’enrichir intérieurement, était fondamentale dans cette civilisation, qui s’est donnée comme mission de sortir de la confusion et de faire vivre, à toutes les échelles de la société, l’émerveillement et le lien au sacré. Fernand Schwarz évoque une pratique égyptienne, aujourd’hui connue sous le terme de “performativité“ : la concentration et la visualisation sur des images, des signes ou des symboles est une pratique ancienne qui développe le mental intuitif, à l’image de ce qui pouvait se pratiquer dans l’école de Pythagore, pont entre la civilisation égyptienne et la Grèce antique.

Cet enrichissement intérieur éveille à d’autres dimensions et nous donne la force de se projeter, de faire advenir une réalité. Comme un acteur, le prêtre égyptien incarne les images, et d’une manière temporaire, il devient ce qu’il représente. En faisant cela il fait descendre ce qui est d’ailleurs. Le fait d’énoncer les mots rends les choses réelles nous explique le conférencier, qui donne l’exemple du mariage et des vœux prononcés pour concrétiser la réalité du lien qui uni deux âmes.

Enfin c’est un état d’esprit que Fernand nous partage : l’esprit de victoire, d’une détermination, d’une conviction qui transcende le réel. Pour activer les équilibres il faut donner plutôt que vouloir recevoir ou réclamer. La voie du cœur est la voie du sacré en Égypte Antique, et irrigue tous les pans de leur civilisation.

La conférence s’est clôturée avec une séance de dédicace pour la sortie de son dernier livre : Égypte, la magie du cœur.

Conférence : Etre philosophe – l’art de (se) gouverner

Ce vendredi 15 mars 2024, 30 personnes sont venues assister à la conférence organisée par l’association Nouvelle Acropole du 11ème arrondissement de Paris, sur le thème : Etre philosophe – L’art de (se) gouverner.

Depuis l’attelage ailé du Phèdre jusqu’au char d’Arjuna, depuis que l’homme cherche à chevaucher le tigre, le buffle ou la tempête, la philosophie est affaire de conduite.
Nous viendrait-il à l’idée de conduire une voiture, un avion, un train, sans apprentissage ni formation ? 
Alors : que conduire, qui conduit, et où conduire ?
Ne faudrait-il pas déjà se gouverner soi-même pour gouverner les autres ?

« Le gouvernail brise la vitesse du bâteau. Il faut donc s’en servir le moins possible et gouverner le plus possible à l’aide des voiles ». SIMONE WEIL

« Si vous agissez selon la voie le monde vous répondra ; pensez aux intérêts de tous et le monde se battra pour vous ». HOUAI-NAN-TSEU

Café Philo : l’égalité est-elle juste ?

Ce samedi 2 mars 2024, 30 personnes sont venues débattre, échanger, changer de regard et de point de vue en philosophant sur l’égalité et la justice, lors du café philo organisé par l’association Nouvelle Acropole Paris 11.

Un RDV mensuel privilégié pour dialoguer en profondeur, exercer sa pensée, pratiquer l’art de l’écoute et de la reformulation. Et aussi… réfléchir autrement et remettre en question certaines idées, quand elles sont « toutes faites ».

Prochain RDV café philo le samedi 13 avril à 16h : Peut-on vivre sans foi ?

Conférence participative – Vivre au risque de la philosophie : éloge de l’enracinement

Le mercredi 28 février 2024, 10 personnes se sont risquées à l’expérience philosophique d’une conférence participative sur le thème de l’enracinement organisée par l’association Nouvelle Acropole du 11ème arrondissement de Paris. 

Un temps privilégié pour se rencontrer, se questionner, dialoguer ensemble, mais aussi l’occasion de vivre l’expérience concrète de s’enraciner via un exercice pratique. 

A l’heure où le déracinement se manifeste de plus en plus dans l’actualité (via des symptômes comme par exemple la crise des agriculteurs), Pythagore, Platon ou encore Simone Weil nous offrent des clés précieuses pour rester debout, stables et unis vers un futur désirable au milieu d’un monde qui perd pied en même temps qu’il perd tête et conscience.

[Conférence] Les 3 visages de la quête intérieur

Plus de 70 parisiens ce sont retrouvés ce 23 février 2024 pour écouter Reza Moghaddassi, professeur agrégé de philosophie, auteur du livre « La soif de l’essentiel ».

Dans les différentes traditions spirituelles se dessinent des tendances différentes qui ont parfois été opposées. Ces traditions invitent tantôt à un retrait du monde, tantôt à un engagement dans le monde, tantôt à un regard vertical, tantôt à un regard horizontal, tantôt à une dépréciation de ce monde d’illusions et d’apparences, tantôt à une célébration de la vie qui se donne à nous à travers la matière.

La vie est présentée tantôt comme une incarcération regrettable, tantôt comme une incarnation remarquable.

Le temps d’une soirée nous avons tenté de dépasser ces clivages et de montrer pourquoi tout cheminement spirituel se doit d’emprunter simultanément trois orientations apparemment contradictoires que sont l’élévation, l’incarnation et le dévoilement.

Une magnifique soirée!