Conférence Maitre Eckhart


Ce 26 mars un public attentif de plus de 30 personnes c’est réuni autour de Françoise Béchet pour entendre parler de Maitre Eckhart (1260 à 1328 – principal représentant de la mystique rhénane) dans le cadre du cycle « les philosophes de l’âme, les mystères de la vie intérieure ».
Il avait la vocation de transmettre à tous un enseignement philosophique opérationnel porté par sa propre expérience pour, selon ses termes, « inspirer aux auditeurs le désir suprême de faire le bien ».
Sa conception de l’âme humaine lui permet d’en dégager 6 puissances pour sonder sa profondeur. Trois « inférieures » en lien avec le monde des sens (désir – emportement – raison). Trois « supérieures » pour l’élévation (mémoire-volonté-intellect). Et une septième qu’il qualifie de « château dans l’âme » qui est de tout temps et sur lequel les circonstances de la vie n’ont pas d’impact. De lui s’établissent des ponts avec toutes les choses de la vie.
Maitre Eckhart a laissé des conseils spirituels à ses auditeurs. Différents degrés d’un détachement progressifs ont été mis en évidence. Tous sont applicables dans le quotidien de la vie courante, en toutes circonstances.

Ne pas prendre de risques est-il dangereux ?

Ne pas prendre de risques est-il dangereux ?
Thème accrocheur pour ce dernier café philo animé par Antoine secondé par Othello.
La négation de l’énoncé pouvait porter à confusion.
Certains ont pensé répondre NON alors que leur argumentation indiquait le contraire.
le OUI s’est trouvé majoritaire. « Qui ne tente rien n’a rien » fut l’argument le plus explicite. Face à la stagnation, l’ennui, d’une petite vie tranquille privilégiant le bien matériel, sortir de sa zone de confort, pour s’aventurer vers l’inconnu est un risque nécessaire pour grandir, enrichir la vie de l’esprit, privilégier le développement intérieur. Le mythe de la caverne de Platon en est la parfaite illustration.
Les termes risques et danger ont été remis en perspective, chacun possédant deux natures induisant le gain ou la perte.
Quelques frustrations quant à la prise de parole ont été surmontées avec humour.
Après le débat, la discussion s’est poursuivie comme à son habitude autour d’un verre et quelques mets amenés par les participants.

Le temps du courage !

Le 10 février dernier, au Colisée de Biarritz, c’est une salle comble qui a assisté à la première représentation du Temps du courage, une pièce philosophique écrite et interprétée par les membres des écoles Nouvelle Acropole de Biarritz et Bordeaux.
Face aux incertitudes concernant l’avenir, on peut se laisser abattre, ou alors, comme les quatre « Courageux Anonymes » de cette pièce, se nourrir d’exemples illustres et d’idéaux élevés, pour sortir de l’ornière, passer de l’impossible au possible, du virtuel au réel. On comprend ainsi que le temps de l’abondance et du confort est aussi le temps du plus intime des courages : celui d’abandonner ses illusions et d’imaginer sa vie tout autrement.
Un tel travail a été réalisé en amont, sur le texte et le jeu des acteurs, que c’est à peine si l’on a remarqué qu’il s’agissait de théâtre amateur. Surprise, émotion, humour, poésie, profondeur… Les nombreux tableaux de cette pièce se sont succédés à un rythme trépidant, alternant les messages pédagogiques, poétiques et des chorégraphies originales avec plus de 15 acteurs sur scène. Enfin, un bord de scène a conclu le spectacle et permis d’échanger avec le public sur cette expérience originale, à la fois théâtrale et philosophique.
La salle entière s’est levée pour applaudir. Chacun est ainsi retourné chez lui avec la conviction que les difficultés qu’il rencontre dans sa vie sont d’abord de formidables opportunités de révéler son courage et partir à l’aventure. Les retours sont unanimes : il faut aller de l’avant et jouer cette pièce le plus possible !

CAFÉ PHILO

Sommes-nous maîtres de notre destin  ?

C’est son destin ! Nous entendons souvent cette petite phrase fataliste face aux évènements que rencontre autrui.

Comment réagir face à cette injonction ?

Alors sommes-nous maîtres de notre destin ?

La question posée ce soir-là donne lieu à des échanges réconciliant ou opposant déterminisme et libre-arbitre. 

À chaque réponse donnée par l’un des participants, les idées fusent, leur brûlent les lèvres ou, au contraire, les met face à un dilemme qui les laissent sans voix.

Aussi les règles du jeu ont été édictées avant par Danielle et Othello, les deux animateurs qui en bons maîtres de séance tiennent les rennes d’une assemblée vite prise dans le feu de l’échange. La règle de lever la main pour prendre la parole se fait vite oublier… et la fougue et l’envie de s’exprimer reprend le dessus. 

Les cafés philo visent à élaborer une réflexion sans que les discussions dégénèrent en confrontations d’opinions. 

L’exercice est de répondre individuellement dans un premier temps, de choisir une position, et de l’argumenter d’une manière synthétique. En cas de difficulté, l’aide des autres participants est bienvenue. C’est la deuxième règle, celle d’écouter, de faire preuve de présence à l’autre pour l’aider à clarifier sa pensée…. Pas si facile que l’on croit de reformuler la pensée de l’autre…

Après cette expérience du dialogue philosophique, c’est l’apéro. L’émulation des idées se poursuit dans la bonne humeur, et chacun repart riche du regard des autres, peut-être même étonné d’avoir modifié son point de vue parmi une variété de possibilités et de nuances de réponses.

CAFÉ PHILO

Apéro philo “Le désir s’oppose-t-il à la sagesse ?”

Le désir est un concept complexe, qui suscite de nombreuses réflexions et interrogations. Est-il opposé à la sagesse, ou bien sont-ils complémentaires ? À l’occasion de l’apéro philo qui a réuni plus de 20 personnes, nous avons exploré différentes perspectives sur cette question.

Tout d’abord, il est important de reconnaître que le désir est inhérent à l’être humain. Nous sommes tous animés par le désir, qu’il soit conscient ou inconscient. Assouvir nos désirs et ressentir la frustration engendrée lorsque ceux-ci restent en suspens, fait partie intégrante de notre cheminement vers la sagesse.

Natacha soulève le fait que le désir peut être vu comme une échelle, avec différents niveaux. Il est également essentiel de distinguer le désir de la pulsion. Le désir peut être différé, il n’est pas nécessairement assouvi immédiatement.

Sarah, de son côté, aborde la question du désir pessimiste. Elle souligne que l’idée d’absence de désir peut être perçue de manière négative, et que la vie ne serait pas complète sans désir. Elle évoque par ailleurs le désir de justice, qui permet de faire avancer la société. Certains désirs sont souhaitables et d’autres, il vaut mieux les garder pour soi.

Adrien partage le point de vue selon lequel le désir peut ne pas toujours être assouvi. Il fait remarquer que le désir peut engendrer d’autres désirs et qu’il peut parfois devenir obsessionnel, cherchant sans cesse à revivre une première fois. Le désir peut combler, mais laisse toujours l’idée d’un manque.

Il est intéressant de noter que différer la réalisation du désir peut permettre de cultiver des vertus. Ce concept rejoint l’idée de l’hybris, qui est le fondement de la tragédie. L’hybris est souvent associée à la démesure et à une recherche excessive du désir.

Jose apporte un autre point de vue en affirmant que le désir extrême peut conduire à l’insatisfaction. Il estime que le désir doit être contrôlé et que la raison est l’outil nécessaire pour y parvenir. Néanmoins, il considère que le désir en soi est la vie, et que le contrôle et la maîtrise par la raison nous apportent une élévation.

Platon soutient que nous sommes toujours attirés par ce qui nous manque. Ce désir intense peut être impulsif, mais ceux qui sont alignés avec la sagesse apprennent à transformer cette force de motivation en une quête de connaissance. La sagesse est fréquemment associée à une attitude prudente et avisée, à une recherche de la juste mesure, à la voie du milieu. En occident, la sagesse est souvent égale à la quête de connaissances, tandis que dans d’autres cultures, elle peut être davantage liée à l’harmonie spirituelle.

Enfin, Épicure propose une classification des désirs en trois types. Les désirs naturels et nécessaires sont acceptables et doivent être satisfaits. Les désirs naturels, mais non nécessaires, comme les relations sociales, doivent être modérés. Enfin, les désirs non naturels, tels que la renommée ou le pouvoir, sont vains et doivent être évités.

En conclusion, il est clair que le désir et la sagesse sont étroitement liés. Le désir est une force qui peut nous pousser à nous élever et à atteindre de nouveaux objectifs. Cependant, il est important de trouver le juste équilibre et d’éviter l’excès. La sagesse consiste à canaliser nos désirs de manière avisée, en recherchant la juste mesure et en cultivant des vertus.

La puissance de l’âme : un sujet d’actualité

« Ame », ce mot presque oublié et parfois banni de notre langage, a suscité l’intérêt des lyonnais qui sont venus nombreux assister à la conférence de Bertrand Vergely, à l’Association Nouvelle Acropole Lyon, dans le cadre de la Nuit de la Philosophie, autour du thème de son dernier livre : la Puissance de l’âme.

L’âme peut être définie comme le principe vital, personnel et dynamique qui anime non seulement l’être humain mais toute chose. Ne dit-on pas d’un lieu ou d’une habitation qu’il a une âme ? Et les anciens philosophes grecs ne parlaient-ils pas de l’« âme du monde » ?

L’âme a été oublié du monde moderne et Bertrand Vergely nous invite à la retrouver en faisant l’expérience profonde de la pensée qui nous ramènent à nous-mêmes ; mais aussi en luttant contre les phénomènes d’« emprisonnement » que nous pouvons constater dans notre société actuelle : la séduction (par la plaisir), l’intimidation (par la peur) ou encore le mimétisme (se conformer à l’environnement).

Un parcours de trois étapes nous est décrit pour éveiller la puissance de l’âme : premièrement la connaissance de soi et la découverte de son propre « trésor » interne, puis l’engagement qui permet d’établir une relation d’âme avec autrui et enfin l’initiation qui permet de toucher la dimension du sacrée et nous élève et fait percevoir la transcendance.

Merci à Bertrand Vergely pour la puissance de ces paroles qui ont fait naître de nombreuses questions.

Journée mondiale de la Philosophie 2023 – « la philosophie en action » : la Bhagavad-Gîta et l’action juste

Le 16 novembre dernier dans le cadre des Nuits de la Philosophie a Lyon, et à l’occasion de la Journée Mondiale de la Philosophie dont la thématique était « la Philosophie en action », nous avons accueilli a l’Espace Vollon, une quarantaine de personnes autour de la thématique de l’action juste et du combat intérieur, selon le texte de la Bhagavad-Gita.

Dans le récit, Arjuna, le guerrier, est guidé par Krishna dans ce combat entre les Pandavas et les Kuravas, mais il est tiraillé et au début réticent, car il doit combattre sa propre famille, ses propres cousins qui représentent, du point de vue symbolique, ses attachements, ses démons, ses tendances égotiques.

Dans la Bhagavad-Gita, l’enjeu de cette bataille n’est pas moins que le maintient de la vie spirituelle sur terre.

Après avoir entraperçu les notions de Karma et de Dharma, et dans le cadre du Karma Yoga, le Yoga de l’action qui nous intéresse plus particulièrement, nous avons évoqué les 3 Gunas qui sont systématiquement présents dans toutes nos expériences de vie.

Tamas : la stabilité mais qui peut conduire à la stagnation, la léthargie si il est trop présent.

Rajas : l’activité, ce qui fait bouger les choses mais qui peut conduire à l’agitation, l’insatisfaction si il est trop présent.

Sattva : la conscience, la vérité à l’état pur, la compassion, l’action désintéressée.

Théo, qui a animé cette soirée, a présenté le contexte de l’œuvre légendaire dans un premier temps pour ensuite mettre l’assistance a contribution dans un travail de groupe afin de répondre a cette question : Quelles vertus pourraient vous permettre d’agir de manière juste et pourquoi ?

Une soirée d’introduction à la philosophie pratique telle que nous la pratiquons dans le programme de formation de notre école : https://deviens-philosophe.fr/

Le chamanisme : un voyage de l’âme

A l’occasion des 50 ans de Nouvelle Acropole Lyon en 2023, Fernand Schwarz, fondateur de l’association en France, nous a fait l’honneur de présenter une conférence sur le chamanisme, devant un public de plus de 80 personnes et dans une ambiance festive.

Le chamanisme est une pratique ancienne et spirituelle qui remonte à des millénaires, ancrée dans les cultures anciennes du monde entier. Il a fait l’objet d’études récentes par des universitaires s’intéressant aux états modifiés de conscience, qui caractérisent le chamanisme.

Au cœur du chamanisme se trouve le chaman, un individu doté de compétences spirituelles et de capacités de guérison. Le chaman agit comme un intermédiaire entre le monde matériel et le monde spirituel, facilitant la communication avec les esprits, les ancêtres et d’autres entités divines. Son rôle varie, mais il est souvent associé à la guérison physique et spirituelle, à la divination, et à la médiation entre les forces surnaturelles et la communauté.

Les pratiques chamaniques impliquent souvent des rituels, des danses, des chants, des tambours et l’utilisation de plantes sacrées. Les chamans peuvent entrer dans des états de transe ou d’extase, souvent induits par des techniques telles que le jeûne, la méditation, ou l’utilisation de substances psychédéliques, pour accéder à des niveaux supérieurs de conscience et entrer en contact avec le monde spirituel.

En tant qu’école de philosophie, nous pensons qu’il est utile de comprendre une manière de voir le monde différente de celle de la rationalité occidentale, sans pour autant chercher à fuir le monde mais au contraire agir en reliant tous les plans de l’existence, comme le propose, à sa manière, le chamanisme.

A l’issu de la conférence, un gâteau d’anniversaire a été partagé entre tous pour fêter l’extraordinaire aventure de Nouvelle Acropole durant ces 50 ans. Merci à tous les volontaires présents et merci à Fernand Schwarz d’avoir ouvert la voie. Ceux sont maintenant aux futures générations de poursuivre ce mouvement philosophique.

Antoine de Saint Exupéry : Philosophe et visionnaire.

Le 9 février 2023, nous avons eu la joie d’accueillir dans notre centre Nouvelle Acropole à Lyon, Olivier Larrègle, philosophe et écrivain, avec un public de plus de 30 personnes. Il nous a fait l’honneur de présenter, en avant première, sa nouvelle conférence sur le grand homme du 20ème siècle qu’était Antoine de Saint-Exupéry.

Avec passion et enthousiasme, Olivier Larrègle a dévoilé la pensée philosophique du « Papa » du Petit Prince. Homme altruiste, très humaniste, Antoine de Saint-Exupéry a hissé la pensée là où peu de ses contemporains l’ont hissée. Ses travaux font converger l’homme vers son unité en reliant les contraires : la voie de l’action et la voie de la contemplation.

Quelques citations de l’écrivain qui nous donne envie de (re)parcourir ses œuvres :

« Le métier de témoin m’a toujours fait horreur . Qui suis-je si je ne participe pas ? J’ai besoin pour être de participer. » Pilotes de guerre.

« L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle. » Terre des hommes.

« Une civilisation est un héritage de croyances, de coutumes et de connaissances, lentement acquises au cours des siècles, difficiles parfois à justifier par la logique, mais qui se justifient d’elles-mêmes, comme des chemins, s’ils conduisent quelque part, puisqu’elles ouvrent à l’homme son étendue intérieure.« 

#Pilote#Militaire#Romancier#Essayiste#Poète#Ambassadeur#Journaliste#Inventeur#Philosophe#Illustrateur.

L’astrologie, pour remettre des étoiles dans sa vie !

Hier soir, Marine Allamel, astrophile, comme elle se baptise, nous a fait découvrir le langage de l’astrologie. Avec beaucoup de pédagogie, de douceur et d’humour, elle nous a permis de comprendre quelles étaient les énergies du ciel lors de notre naissance, et dans quel bain cosmique nous évoluons.

Et surtout, elle nous a rappelé qu’il n’y a rien de dogmatique dans tout cela mais qu’il s’agit de capter les messages et de sentir les énergies, pour les canaliser et bâtir notre destinée, à partir de qui nous sommes et en exerçant notre libre arbitre. 

Cette conférence était une vraie occasion de remettre des étoiles dans notre vie !

Et pour que cela ne reste pas nébuleux elle nous a remis une petite fiche pour que nous fassions des recherches par nous-mêmes sur notre thème astral.

Donc je vous laisse, le temps de méditer sur le mien…

Pour ceux qui le souhaitent, Marine propose de poursuivre l’aventure par des ateliers.

Merci marine pour ce moment magique et merci à l’association Nouvelle Acropole Biarritz pour son programme qui aide à replacer l’homme au centre de lui-même, de la société et du cosmos.