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Quand on parle d’ésotérisme, on aurait tendance à penser « obscure », »secret », « incompréhensible ». Ésotérique veut pourtant tout simplement dire ce qui est « au-dedans », caché à l’intérieur de soi-même. C’est ce dont il était question jeudi 3 octobre dernier, à l’occasion de la conférence participative donnée sur la nature ésotérique de l’Homme, animée par l’excellente Françoise Béchet, formatrice en philosophie pratique et ancienne directrice de l’école de Nouvelle Acropole Rouen. Le sujet de la soirée portait sur la nature intérieure de l’homme, celle qu’il découvre par l’expérience et la méditation sur le sens profond des choses. Comme un « yoga du sens de la vie » !

La conférencière avait à coeur de présenter, entre autres, une clé importante pour la connaissance de soi, qui est approfondie lors de nos cours hebdomadaires : la vision hindouiste de l’Homme. Cette vision livre un modèle de l’homme en deux parties. La première, symbolisée par un carré et le chiffre 4, comporte quatre plans : physique, énergétique, émotionnel et mental. Elle représente notre personnalité, notre « véhicule d’expression », qui nous permet de penser, ressentir et agir et vivre tous les jours. La seconde, symbolisée par un triangle et le chiffre 3, représente l’individu. C’est la partie « spirituelle » ou « universelle » en nous qui agit avec volonté, amour et discernement. 

Cet outil est très utile pour s’observer, et se demander qui est aux commandes lorsque l’on fait des choix ? La première partie, qui répond à des besoins existentiels légitimes ? Où la seconde qui réponds à des besoins plus existentiels, d’ordre plus métaphysique ? La conférencière a poursuivit son atelier en retraçant les points communs existants entre différentes traditions ésotériques. L’univers est considéré comme vivant. Rien n’est là par hasard et tout porte une intelligence, et peut donc devenir intelligible. Il existe des liens entre les choses, des analogies que l’on peut faire. « Comme il est en haut il est en bas » dit un vieil adage hermétique. Ceci nous invite à considérer la façon dont nous pouvons vivre de façon parallèle, cloisonnée et individualiste lorsque nous perdons cette conscience. Chacun trace alors son chemin sans se préoccuper de son entourage, des autres, de l’environnement…

Pour terminer, les personnes présentes ce soir on pu échanger par petits groupes sur la question suivante: « Quels défis cette vision ésotérique de l’homme propose-t’elle à chacun de nous? ». La mise en commun des échanges a permis à chacun de repartir avec de petites perles de sagesse, à méditer et à partager pour un monde… plus humain ! 

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Le 21 septembre dernier, à l’occasion de la journée mondiale de nettoyage de notre planète (World CleanUp Day 2019), Nouvelle Acropole Paris 5 a organisé avec l’appui de la mairie du 5ème arrondissement de Paris son premier « clean walk » dans le quartier Mouffetard.

Départ du « Clean Walk », rue de Bazeilles, avec les volontaires de Nouvelle Acropole Paris 5.

50 volontaires de tous âges ont répondu présent à l’appel. Au programme de cette journée très ensoleillée : accueil des participants à 14h, puis équipement de chacun, grâce au matériel donné par la mairie (gants, sacs poubelle, kits de sensibilisation au tri). Les 50 volontaires se sont ensuite répartis en quatre équipes : les « Mouff’clean » pour la rue Mouffetard, les  « Street cleaners » pour la rue Monge, les « Déchet-tri » pour les quais de Seine et enfin les « cleaners du Moulin » pour la rue du fer-à-Moulin.

Au total, en deux heures, les volontaires on collecté 40,5 kg de déchets et 8,9 kilos de mégots. Une initiative qui a été saluée par de nombreux passants du 5ème arrondissement.

L’opération s’est achevée sur le parvis du Panthéon de Paris avec une grande opération collective de pesée des déchets. Les organisateurs officiels du World CleanUp day Paris, qui avent rejoint les volontaires, ont particulièrement souligné la qualité de l’organisation de l’événement, salué comme « le meilleur CleanUp de Paris ».

À l’issue de l’opération, la mairie est venue récupérer les déchets collectés pour les acheminer comme convenu vers un centre de traitement.
Un opération inspirante, qui va être réitérée en régularité dans le 5ème arrondissement de Paris !

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En cette rentrée 2019, l’association Nouvelle Acropole Paris 5 renoue avec la tradition des Cafés Philo autour de son directeur Thierry, passé maître dans l’art du dialogue socratique.

Le café philo nous éduque à l’art de dialoguer avec soi-même et les autres : dégrossir sa pensée, apprendre à accueillir la pensée de l’autre dans sa divergence d’opinion, pratiquer l’écoute et la tolérance active pour créer des ponts. C’est un temps privilégié que l’on se donne pour nourrir la pensée et l’âme en investiguant en profondeur une question philosophique majeure.

Ce samedi 14 septembre, ce sont ainsi 12 personnes qui se sont retrouvées pour débattre du thème « La douleur peut-elle nous enseigner quelque chose ? »

Petit à petit, les participants apprennent à sortir de l’émotion et découvrent le potentiel d’un mental structuré. Encouragé par un cadre bienveillant qui laisse à chacun la place de s’exprimer, on expose ses idées et on remet en question ses arguments jusqu’à parvenir à un consensus autour d’un concept pur et clair.

Et la réponse à la question ? Finalement, elle importe peu… mais sachez qu’apparemment, la conscience et l’expérience font la différence.

Ça vous tente ? Prochain rendez-vous le vendredi 25 octobre à 20h, autour de la question « La non-violence est-elle une réponse à tous les conflits ? »

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Les chanceux qui sont venus admirer les locaux de l’Espace le Moulin après les rénovations de cet été ont pu constater qu’un vent de renouveau souffle à Nouvelle Acropole Paris 5 en cette rentrée. C’est dans cet élan que nous avons imaginé et concocté avec soin la première conférence de cette rentrée. À l’image de nos cours de philosophie pratique, cette conférence, plus qu’un enseignement, était une expérience à vivre

Catherine Peythieu, animatrice en philosophie pratique et praticienne de Qi Gong et de Taï Chi a animé cette soirée basée sur la réalisation durant 30 minutes d’un mandala éphémère en graines. Les 70 participants présents ont composé leur mandala en petit sous-groupes de 6, en silence, comme une pratique véritable de concentration. 

Pour préparer les participants à l’exercice, la conférencière a introduit la pratique avec une touche d’humour, pour détendre tout le monde : « Vous trouvez que vous n’êtes pas venu pour ça, super, que 30minutes c’est trop long, parfait, vous commencez à être agacés ? Génial! » 

Les participants en pleine pratique!

En effet, dans cette époque où la recherche de la performance et l’attachement au résultat est très prégnant, cette expérience demandait de se concentrer sur son intériorité et la part de sagesse qui réside en chacun. Il s’agissait de se redonner le droit de penser par soi-même en se libérant de ses préjugés, du poids du regard des autres, de ses attentes, pressions, doutes ou peurs. L’objectif était donc simplement de parvenir à s’observer, à comprendre les mécanismes qui entravent le lâcher-prise, pour apprendre un peu plus sur soi, sans jugement. 

Car qu’est-ce que le lâcher-prise au fond? Lâcher-prise c’est savoir prendre du recul, s’observer pour savoir ce qui dirige l’existence au quotidien : les pulsions ou la sagesse en chacun ? C’est ne plus chercher à tout prix à contrôler ces choses qui rendent les individus tour à tour arrogants, compétiteurs, centrés sur les résultats, colériques.

Alors pourquoi lâcherprise? Pour être capable de décider au quotidien non selon des pulsions ou des instincts, mais selon ce qui est le plus sage, le plus simple, le plus juste. Pour se reconnecter à ce qui est pour nous essentiel, à sa propre source de sagesse, dans ce monde qui court dans tous les sens. Pour finalement parvenir à faire preuve d’humanité, indépendamment des circonstances extérieures

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Au troisième siècle après JC., l’école de philosophie éclectique d’Alexandrie cherchait déjà des valeurs universelles qui permettraient aux Hommes de vivre ensembles et de se relier les uns aux autres. Ce sont ces penseurs qui ont inspiré Helena Petrovna Blavastky (HPB), érudite du XIXe siècle et fondatrice de la société Théosophique.

Biographie :

Helena Petrovna Blavastky (1831-1891) a réalisé au cours de la vie de nombreux voyages, avant de fonder en 1875 la société Théosophique, société savante qui prône l’idée que toutes les religions et philosophies du monde entier possèdent un aspect d’une vérité plus universelle. Elle a rédigé plusieurs ouvrages, dont le plus connu est La doctrine secrète.

Au fil de sa vie et de ses voyages, HPB a effectué une étude comparée des religions qu’elle a pu observer. Elle en a retiré une sagesse sous-jacente contenue dans toutes ces religions, c’est ce qu’elle a voulu partager derrière cette idée de « Religion de la sagesse »

C’est l’angle qu’avait choisit Fernand Schwarz, à l’occasion de la conférence annuelle donnée à Nouvelle Acropole Paris 5 sur la figure et le travail emblématique d’HPB. Fernand Schwarz est le fondateur de Nouvelle Acropole en France ; il est également philosophe, anthropologue et auteur de nombreux ouvrages sur les philosophies et civilisations anciennes.

L’idée d’une « religion de la sagesse », sorte de racine commune à toutes les religions a de quoi interpeller si l’on prend l’actualité religieuse. Repli communautaire, montée des fanatismes et courant radicaux : chaque religion connaît ses expressions extrêmes. Pourtant, l’existence de rapprochements œcuméniques, les initiatives valorisant le dialogue interreligieux nous montrent qu’au-delà des structures religieuse, un terrain d’entente et un espace de dialogue et de compréhension mutuelle sont possibles. C’est de cet espace commun dont nous parle HPB.  » Sortir du monde des apparences pour pouvoir dialoguer à partir de ce qu’il y a de plus universelle dans chacune des religions ».

Relier les Hommes par « l’amour de la sagesse », voilà le message d’Helena Petrovna Blavatsky.

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Qu’est-ce qui fait qu’un couple fonctionne ? Que cherche-t’on, au fond, en l’autre ? Comment comprendre ce qui à la fois nous différencie et nous relie à l’autre ?

Ces interrogations sont au cœur de la relation de couple. Que celle-ci soit fusionnelle ou indépendante, la relation de couple se construit sur une idée essentielle, développée par Carl Gustav Jung : celle de l’anima et de l’animus.

Ce sujet était au centre de la conférence donnée à Nouvelle Acropole Paris 5 par Laura Winckler, co-fondatrice de Nouvelle Acropole en France. Diplômée en lettre classique et philosophe spécialiste des philosophies orientales, Laura Winckler est aussi une fine connaisseuse de la psychologie jungienne, à laquelle elle consacre d’ailleurs un atelier mensuel un jeudi par mois : Jung et les âges de la vie.

La conférence, qui a rassemblé près de 70 personnes, fut l’occasion d’approfondir ce thème double de l’anima et de l’animus, en revenant sur cette idée que l’Homme recherche à l’extérieur de lui, donc en l’autre, ce qu’il porte à l’intérieur de lui. 

Le premier acte d’amour consiste donc d’abord à « apprendre le langage de l’autre« . Ainsi, le couple est une véritable école de l’altruisme, un terrain d’apprentissage où la relation à l’autre joue le rôle de miroir de nous-même.   

La relation de couple s’alimente par le vécu : il faut pouvoir « être suffisamment proche pour être ému(e) par l’autre mais suffisamment éloigné(e) pour être étonné(e)« . Le quotidien en couple permet de développer de multiples qualités telles que l’intelligence émotionnelle, la capacité à relativiser les choses, ou encore un sens de l’humour propre à la relation, et surtout l’art de la courtoisie envers l’autre.

Ainsi vécue, la relation de couple peut alors être vue comme une véritable école de la vie nous permettant de tendre vers le meilleur de nous-même.

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« Découvrir le voyage du Petit Prince sous un angle philosophique », voilà à quoi nous a introduit Olivier Larrègle, directeur de l’école de philosophie pratique Nouvelle Acropole Biarritz, spécialement invité à Nouvelle Acropole Paris 5 à l’occasion de la sortie du premier opus de sa trilogie Le voyage philosophique du Petit Prince, entre terre et ciel. La conférence, qui s’est tenue le 14 mars dernier, a réuni environ 50 personnes, toutes conquises par l’enthousiasme contagieux du très sympathique conférencier.

Diplômé en anthropologie et en ethno-médecine, Olivier Larrègle est spécialisé dans la comparaison des philosophies d’Orient et d’Occident. Il anime de multiples conférences et ateliers sur les sciences humaines et est passionné par l’œuvre Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.

 » Si vous ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » disait Saint Matthieu. C’est un peu le message du Petit Prince qui nous invite à « ne pas devenir des gens qui parlent cravate et ne peuvent plus voir l’essentiel ». À travers son parcours, le Petit Prince nous invite à voir l’être humain comme un Héros qui s’ignore, mais un héros vulnérable et qui peut pleurer, qui accepte sa solitude et décide d’affronter la traversée. Il nous montre à quel point la raison savante est une prison qui nous fait perdre la magie du tout et rationaliser notre vie.

Le Petit Prince représente l’âme immortelle de l’Homme qui vient dialoguer avec sa partie mortelle. Son dialogue avec le pilote symbolise le dialogue philosophique de Saint-Exupéry avec lui même. Il nous pose la question suivante : « Suis-je capable d’orienter ma vie sur l’essentiel et non sur le factuel » ?

La fin de la conférence est arrivée bien trop vite ; on aurait eu l’envie d’écouter le conférencier encore des heures durant, tant il a mis du cœur à s’attacher à faire ressortir toute la symbolique et les enseignements de cet ouvrage si riche. La curiosité piquée au vif, il ne reste plus qu’à plonger dans la lecture de son livre pour en connaitre d’avantage…

Sur l’ouvrage :

Le Petit Prince a été écrit par Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944), écrivain, poète, aviateur et reporter français dont les œuvres sont largement inspirées de sa vie de pilote aéropostal, y compris pour Le Petit Prince (1943). Ce livre est un conte poétique et philosophique qui se place en cinquième position des livres les plus vendus au monde.

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« Gandhi, guerrier de la paix ». Cet intitulé de conférence a de quoi interpeller. Peut-on être à la fois guerrier et pacifique ? C’est tout l’objet de la conférence qui a eu lieu le 28 février dernier à l’école de philosophie pratique Nouvelle Acropole Paris 5. L’évènement a réuni environ 80 personnes autour de Fernand Schwarz, directeur de Nouvelle Acropole en France, dans une ambiance studieuse mais teintée d’humour. Fernand Schwarz, né le 4 juin 1951 à Buenos Aires est philosophe, anthropologue et auteur de nombreux ouvrages sur l’Egypte, le symbolisme, la mythologie ou encore la géographie sacrée.
Fernand Schwarz, Conférence Gandhi, guerrier de la paix, Nouvelle Acropole Paris 5.

Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948) est également connu sous le nom de Mahatma (« grande âme » en sanskrit). Cet avocat fut un guide spirituel pour l’Inde et a joué un rôle majeur dans le mouvement pour l’indépendance du pays grâce à la mise en place d’une désobéissance civile fondée sur la non-violence. Il a inspiré par la suite de nombreux mouvements de libération et de défense des droits civiques, ainsi que de nombreux théoriciens et dirigeants politiques à travers le monde.

Le conférencier a su, à travers de nombreuses anecdotes sur la vie de Gandhi, nous transmettre des enseignements toujours très actuels. En effet, Gandhi était très critique par rapport au système occidental. Il avait lui même besoin de phases de contemplations et d’actions dans sa vie et considérait qu’un véritable travail intérieur est nécessaire pour changer le monde. Selon lui, l’Homme devait pouvoir se restreindre à l’usage des ressources disponibles dans son environnement immédiat et ne pas chercher à posséder à tout prix des choses dont il n’avait pas besoin.

Trois principes ont présidé à la vie de Gandhi et à sa légitimité auprès des indiens. Le premier était sa discipline personnelle. Le second était l’Ahimsa, qui signifie « ne pas nuire », ce qui est l’une des plus belles façons de pratiquer l’Amour. Il disait: « il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir, mais aucune pour lesquelles je ne suis prêt à tuer« . Le troisième principe était de servir une juste cause, une cause qui nous engage et nous permet de nous dépasser.

Gandhi est un homme qui a passé sa vie à aller à la rencontre des gens pour leur redonner confiance, pour qu’ils puissent retrouver leur humanité profonde et leur dignité. Il était convaincu qu’un homme, en changeant sa propre attitude pouvait devenir acteur du changement autour de lui.

Il ne tient alors qu’à nous de devenir, tels des « micro-Gandhi », le changement que nous voulons voir dans le monde

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Nouvelle Acropole Paris 5 a eu le plaisir d’accueillir Fabien Amouroux, ingénieur en aéronautique pour une conférence intitulée « Einstein, une philosophie du cosmos » qui a rassemblé plus de 70 personnes dans une ambiance à la fois studieuse et conviviale. Formateur en philosophie à l’école de Nouvelle Acropole Bordeaux, Fabien Amouroux est l’auteur de Nietzsche, la quête d’éternité. Il prépare la sortie d’un nouvel opus en mars qui sera consacré à « un autre érudit allemand à moustache » : Albert Einstein.

Le célèbre physicien allemand du XXe siècle, auteur de la théorie de la relativité (restreinte puis générale) et prix Nobel de physique pour ses travaux sur l’effet photoélectrique, a contribué au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands scientifiques de l’Histoire.

Le conférencier a commencé par nous présenter ce personnage aux multiples facettes, afin de revenir sur ses différentes découvertes et sur les étapes qui ont marqué sa vie. En effet, Albert Einstein (1879-1955), dont la vie privée a fait polémique, s’est intéressé non seulement à la science mais également à la religion, à l’art et à la politique. Einstein rejetait la notion de dieu unique, ainsi que les institutions religieuses. Il se définissait pour tant comme « croyant » dans le sens développé par le philosophe Spinoza : « Je crois au dieu de Spinoza, qui se révèle dans l’ordre harmonique des choses». Il se sentait profondément religieux mais dans le sens d’une religion cosmique,
« Savoir que ce qui nous est impénétrable existe réellement, et se manifeste à travers la plus haute rationalité et la plus rayonnante beauté — Raison et beauté qui ne sont accessibles à notre entendement que dans leurs formes les plus primitives. Ce savoir et cette intuition constituent la vraie religiosité »
Tout en étant un physicien rigoureux et excentrique, Albert Einstein était conscient des limites des connaissances humaines. Il était en quête d’un absolu qui permettrait aux hommes de sortir de leur individualisme. Il était tenté par l’universel et attribuait à la religion le rôle indispensable de relier les hommes les uns aux autres tout en se prenant conscience des mystères de la vie

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Journée mondiale de la philosophie , restaurer la dignité, Nouvelle Acropole Paris 5

Ce jeudi 15 novembre la Journée mondiale de la philosophie a été pour nous l’occasion rêvée d’organiser à l’association Nouvelle Acropole Paris 5 une conférence participative sur le thème « Restaurer la dignité » qui a été animée par Catherine Peythieu.  Les 30 personnes ont pu échanger de manière intimiste, tout d’abord par groupe puis en restituant leurs travaux à l’ensemble.

Catherine Peythieu, ancienne directrice de Nouvelle Acropole Paris 5 anime des stages, des cours et conférences, et enseigne également le Qi Gong et le Tai ji quan. La Journée Mondiale de la Philosophie est organisée depuis 2005 l’initiative de l’UNESCO qui souligne le fait que « la philosophie est une discipline qui encourage la pensée critique et indépendante, à même d’œuvrer pour une meilleure compréhension du monde et de promouvoir la tolérance et la paix. »

Comme support de réflexion, un extrait du texte De la dignité de l’homme de Pic de la Mirandole (philosophe italien du XVe siècle) a d’abord été lu sur un fond de piano live. Puis la conférencière a diffusé deux vidéos, destinées à interpeller le public sur la question de la dignité. La première montrait des personnes se disputant des pots de Nutella soldés à -70%, et la seconde un homme gisant à terre et demandant de l’aide dans l’indifférence générale.

Le premier réflexe des participant a été de définir la dignité. Selon Kant : « La dignité est le fait que la personne humaine ne doit pas être traitée comme un moyen mais comme une fin en soi ». La dignité peut alors être définie comme le fait de faire preuve d’humanité, en faisant ressortir le meilleur de soi même. C’est se respecter soi et son entourage, faire preuve de noblesse mais aussi de réserve, de gravité et de discrétion.

Ensuite, les participants se sont interrogés sur ce qui les empêchait de pratiquer la dignité ou à l’inverse ce qui le leur permettait. De quoi naît la barbarie ? De quoi naît la dignité ? Les réponses des participants furent particulièrement riches, profondes et éclairantes.

Selon Confucius, c’est grâce à la bienveillance que l’on peut véritablement devenir un homme. Celle-ci peut s’acquérir grâce à l’éducation et à l’enseignement. Un apprentissage permanent permettrait ainsi à l’Homme de devenir véritablement humain. La dignité se construit donc de l’intérieur grâce à l’éducation. Il rejoint par-là Platon pour qui nous tombons dans la barbarie « par manque d’éducation à la noblesse et aux sentiments supérieurs dont l’âme a besoin pour se nourrir » rappelle la conférencière.

Il nous appartient alors de prendre de la hauteur, d’élever notre conscience et de répondre à nos aspirations profondes. Il nous faut parvenir à être moteur d’action dans ce monde sans pour autant se laisser phagocyter par celui-ci, ou comme l’exprimait Saint Augustin :

« Je suis dans ce monde mais je ne suis pas de ce monde ».

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