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Inauguration théâtrale de l’amphithéâtre de la Maison de la Philosophie de Marseille du premier mai 2019 avec un spectacle imaginé par Romain Lombardo.

En premier lieu, présentation de Philippe. Il aborde la question de dragon intérieur. Qui est-il vraiment ? Potentiel en devenir mais aussi ombre du vrai soi.  Justement, le conte initiatique à suivre a pour sujet la quête philosophique du chevalier Anathéma et sa rencontre finale avec son dragon.

L’amphithéâtre est bien rempli lorsque le noir se fait sur la scène. Au retour de la lumière nous découvrons le personnage d’Anathéma en armure fièrement campé par Pierre S. Quelques pas et une gestuelle adaptée font transparaître immédiatement son caractère orgueilleux. Survient le Petit Chaperon rouge (Hélène) tout aussi identifiable dans son costume réalisé par Camille. Voici la paire héroïque de l’histoire déjà en grande discussion. La trame du conte est ainsi exposée juste avant l’intervention de son troisième protagoniste. Il s’agit du créateur de la pièce lui même dans le rôle du magicien-gitan. S’en suit les tribulations de nos deux héros avec sans doute l’instant magique de leur rencontre avec les archétypes du Beau, Vrai, Juste et Bon. À leur intention de magnifiques costumes de scène ont été conçu par Cyprien et Maelle à partir de motifs imaginés par Romain. Pour finir, un épilogue accompagné d’une machinerie plastique représentant les yeux tournoyants du dragon et l’éclat intimidant de sa voix d’outre-tombe. Enfin, tombée du rideau et applaudissements nourris pour saluer la belle performance de toute la troupe. Ainsi s’achève cette étonnante production. Mais pas la soirée qui se poursuit au « dojo » et dernier étage de la maison. Les œuvres plastiques de Romain y sont exposées autour d’un généreux buffet.

Encore bravo et merci à l’auteur et toute son équipe. Sans oublier de remercier aussi Philippe pour l’organisation et la mise à disposition de son très beau petit théâtre. 

Conte initiatique Anathéma

Romain est : le Magicien-Gitan

Pierre S. : le Chevalier

Hélène : le Petit Chaperon rouge

Les archétypes :

– Le Beau : Aurélie

– Le Vrai : Danielle

– Le Juste : Asma

– Le Bon: Pierre V.  

Textes : Romain et Olivier 

Costumes: Cyprien Maelle Camille

Mise en scène: Danielle 

Technique : Johan

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Levé aux aurores, la Maison de la Philosophie a répondu en cette matinée du samedi 27 avril, à l’appel lancé de la mairie des 6-8e.

Conscient de la catastrophe écologique qui se profil autour de la mer méditerranéenne et des océans, nous avons pu contribuer à nettoyer le littoral de la cité phocéenne.

Des marées de déchets plastiques, décomposés en microéléments, sont souvent invisibles au premier coup d’œil. Ce qui rend difficile pour chacun de mesurer l’ampleur véritable de la pollution des plages de la côte marseillaise…

La situation est d’autant plus tragique que c’est, souvent par ignorance et automatisme que l’on détériore nos biens les plus précieux…

Selon des études scientifiques, ce sont plusieurs tonnes de déchets qui stagnent à l’échelle mondiale dans les océans et, rien qu’en Méditerranée, on recense déjà plus de 100 000 particules plastiques par km— cela équivaut au chargement d’un camion poubelle déversé dans la mer toutes les minutes. La plupart de ces déchets, sont emportés par les courants marins, et se retrouvent hors des eaux nationales : aucun État ne veut assumer la responsabilité de cette asphyxie des écosystèmes aquatiques, ni débourser le moindre centime pour endiguer la catastrophe. La nature et les éléments nous mettent doublement au défit !

Des études ont permis d’amener une solution qui avant de pouvoir arrêter complètement la production de plastique s’avère efficace ; et reste à portée de main : le nettoyage des côtes, des rivières et… des plages ! car plus de 80% des déchets qui contaminent les océans proviennent du continent… 

Cette matinée du samedi 27, en sortant de l’écume de notre hébétude c’est une solidarité qui fait fi de l’indifférence, et du sentiment d’impuissance que peut amener l’ampleur de la tâche. Un engagement tenace et durable qui vient raffermir notre souci d’un bien commun rendu tiède par notre confort et nos habitudes. ­

Indifférents aux grands cycles de la Nature, à ses échanges permanents de matière et d’effluves, l’Homme consumériste peut-il être comparé, à la manière dont le déchet s’avère étanche pour la biodiversité ? Comme un être pollué intérieurement, incapable d’entrelacer ses actions et son esprit au grand rouage cosmique que forme l’ensemble du vivant ?

Une sagesse hindouiste nous dit : « je pleur parce que le monde pleur ». Aujourd’hui, transformons nos tristesses ou nos colères en force d’action ! « Effet papillon » positif ? … La Maison de la Philosophie nous le souhaite.

Ugo Altamura

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Troisième et dernier concert de la série baptisée « Piano-philo » avec la pianiste Marie-Hélène Barrier.

L’atmosphère est toujours celle du petit amphithéâtre de La Maison de la Philo où une trentaine de personnes ont pris place. Pour cette fois, une petite table ronde s’est invitée près du piano avec un vase fleuri, carafe d’eau et verre pour le bien-être de l’interprète.  Est-il utile de rappeler le principe de ces soirée: M.H. trace les grandes lignes de la vie d’un compositeur.  Puis elle nous parle de ses œuvres au travers d’illustrations musicales, sans jamais oublier d’y associer une réflexion d’ordre philosophique. « De l’égoïsme à l’amour » est celle proposée pour ce concert.

Ce soir, le grand compositeur belge C. Franck est à l’affiche. Et son association avec la musique de l’immense J.S. Bach semble des plus naturelles. Marie-Hélène nous explique la raison de celle-ci. À savoir comment César Franck, plongé de par son siècle dans le grand courant romantique, parvient à être l’héritier spirituel de son aîné. Cela nous est confirmé par une citation de Franz Liszt venu écouter l’organiste à Paris et déclarant en larmes: « …l’égal de Bach! ». Nous apprenons aussi l’enfance plutôt malheureuse du compositeur et encore son surnom de Pater Seraphicus dû à sa science empreinte de religiosité. Sur ce dernier point, des références à  V.d’Indy et Debussy apporteront au cours du concert leurs éclairages respectifs. Du premier: « Sa musique est la soeur de la prière, elle conduit au ciel et à la cité du repos. » Les vertus d’humilité et de modestie de Franck sont également mises en avant. (Citation de St Vincent de Paul: « L’humilité est le chemin qui conduit à la plus grande perfection. »)

Premier morceau interprété, le célèbre prélude n°1 de Bach. Il suit les 3 premiers mouvements de la première partita (prélude, allemande, sarabande).  Tour à tour, délicatesse, vivacité, grâce sont déployées. Soit l’essentiel de l’interprétation baroque. Mais la filiation recherchée s’en trouve néanmoins immédiatement affirmée.  Puis vient l’exécution du prélude pour orgue op. 18 jouée au piano. Choix pertinent propre à démontrer le caractère tout à fait extraordinaire de son auteur. En effet, l’œuvre illustre à merveille cette étrange compatibilité entre une profonde foi religieuse et un non moins sens aigu du romantisme. Oui! De l’égoïsme à l’amour, du dépassement de sa seule sphère personnelle au mystère du divin.  Marie Hélène Barrier met là en résonance Maeterlinck et César Franck concernant le vécu tragique du quotidien. 

Dernière œuvre annoncée au programme:  Prélude choral et fugue. Il est précisé le remplacement de la fugue par un prélude de Bach. Choix justifié par la soliste en ces termes: Rigueur du rythme selon le modèle de Bach, soit tournant le dos aux fluctuations trop humaines de la psyché.  Le premier motif très simple est énoncé donnant ainsi une clef pour une écoute active du morceau à suivre. Ce prélude de Bach en remplacement de la fugue comme un retour à la source, au modèle aimé, et renoncement à soi pour embrasser une vérité bien plus grande. Ne pourrait-on pas aussi y voir un étonnant écho musical de la fameuse parole de Jésus: « Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Débat: Marie-Hélène tient beaucoup à cet échange après que le piano se soit tu. Plusieurs interventions viennent nourrir la réflexion de tous sur le thème de la soirée: De l’égoïsme à l’amour. La juxtaposition de ces deux mots fait à juste titre débat. Et c’est par une dernière interprétation du 1er prélude du clavier bien tempéré que se conclut ce dernier concert-philo de la saison.

Il est temps de remercier Marie-Hélène Barrier pour cette instructive série de concerts commentés et intitulés « Piano-Philo ». D’autant plus qu’il s’agit d’une périlleuse entreprise que d’expliquer les tréfonds de la musique tout en maintenant une intense concentration indispensable à une exécution de qualité. Cela s’est vérifié à la satisfaction de tous. Encore merci Marie-Hélène.

Olivier M. (le 10 avril 2019)

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Un quinzaine de Marseillais ont osé braver la pluie pour se rendre à la Maison de la Philosophie ce soir. Dans cette soirée de lutte contre les éléments, ils ont continué leur périple en se confrontant aux idées de l’autre. Accepter la parole d’autrui, affirmer ses convictions : tout l’art et l’équilibre du dialogue utile dans tous les moments de notre vie.

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Comme tous les mois, se tenait à la maison de la philosophie le café philo cette fois sur le thème « l’économie peut-elle être solidaire ».
Une vingtaine de participants ont pu échanger leurs idées et s’enrichir mutuellement en réfléchissant sur l’économie d’aujourd’hui et ce qu’elle pourrait-être. Tous ont pu s’ouvrir à la richesse qu’apportait l’autre, agrandir ainsi les frontières de la compréhension avec ce qu’il faut de conflit fécondé par la bienveillance pour cheminer.

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(Concert « Piano-Philo » du vendredi 22 février 2019 à la mdlp de Marseille.)

Pour ce deuxième acte « Piano-Philo », la maison de la Philosophie accueille M.H.Barrier et son public dans un attachant petit amphithéâtre tout juste achevé. Soixante places assises décrivent un arc de cercle chaleureux autour de la scène et son piano Schimmel. Une grande et belle affiche en surplomb de l’instrument donne le ton de l’événement. En effet, la pianiste a choisi d’aborder le thème de l’expression du Beau bravant les affres du quotidien vécus par le grand compositeur F. Schubert: « Brave l’imbécile destin, et, pour lui faire honte, cultives tes riches sentiments comme un parterre de fleurs, afin de les répandre dans le froid septentrion de la vie, et de prouver ta divine origine. » (F. Schubert)

Pour commencer, bref extrait du 2eme impromptu op.142 en lien avec la citation de Dénéréaz au sujet du musicien viennois: « Schubert aurait voulu étreindre le monde en un élan de tendresse passionnée, parce que la nature lui semblait belle, la vie douce, et l’homme bon. » Puis suit la lecture d’une courte biographie de Schubert avec de nombreux extraits de ses écrits: « Ardente et profonde aspiration d’une sainte inquiétude, de parvenir à des mondes plus beaux, elle désire peupler le sombre espace d’un tout-puissant rêve d’amour. » Marie-Hélène met ensuite l’accent sur les rapports étroits reliant la période repressive de l’Autriche de l’époque, la vie familiale contrariée du compositeur et son oeuvre. « Le cœur plein d’un amour infini pour ceux qui le dédaignaient, je m’en allais voyager en pays lointain. » Et pour conclure cette première partie, quelques extraits musicaux sont joués comme ceux issus de l’andante de la sonate D.960.

Concert: M.H. interprète dans une atmosphère recueillie les compositions suivantes: – sublime Klavierstück D.946 n°2 – Andante de la sonate D.960 dans son intégralité – Impromptus op.90 n°3 et n°4 Quand la musique se tait, des applaudissements nourris récompensent la belle interprétation de la pianiste. Celle-ci propose au public un échange afin de recueillir ses impressions. Il ressort à plusieurs reprises un intérêt renouvelé pour le compositeur. Et aussi sa faculté à colorer sa musique par l’utilisation sensible des ressources du piano ainsi que son grand art à moduler. Encore merci à M.H.Barrier pour ces beaux moments musicaux.

Olivier M

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Philippe Giraud, tailleur de pierre diplômé des Monuments historiques, est installé dans le Perche comme artisan depuis 20 ans. Son entreprise a été labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant » et son centre de formation a formé de nombreux apprentis et des compagnons du devoir pour des perfectionnements en sculpture.

Il vous a su nous faire revivre, le temps d’une journée, le mystère de l’intelligence de la main, telle qu’on le transmettait dans le compagnonnage traditionnel.

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Le café philo : un moment de détente pour débattre sur un sujet qui nous interpelle. On peut partager son point de vue en toute sérénité avec d’autres personnes. Le contexte et l’atmosphère permettent de s’ouvrir à d’autre opinions pour repartir plus riche à la fin de la soirée. On se découvre davantage à travers la discussion et l’échange.

le sujet du débat est pertinent et l’accompagnement est constructif qui amène à un apprentissage d’une réflexion structurée et évolutive.

Ce café philo est synonyme d’un véritable bain d’humanité (une expression extrait du café philo)

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Les conférenciers nous ont présenté ce soir là 2 grandes figures de l’Inde comme modèles du philosophe en action. Ils ont développés les bases philosophiques sur lesquelles Gandhi s’est appuyé dans son combat politique pour l’indépendance de son pays et que Vandana Shiva reprend aujourd’hui dans son combat altermondialiste : l’autogouvernance, l’autonomie, la force d’âme et la non-violence.

Ces armes pacifiques, nous en avons tous besoin dans nos combats les plus justes, car nous portons tous en nous les germes de la violence, de la lâcheté et de la soumission. La philosophie de Gandhi et de Vandana Shiva s’adresse aux idéalistes qui aspirent à changer le monde en se changeant eux-mêmes. Leur doctrine de la non-violence et ses applications pratiques, puisées au cœur de la tradition de sagesse de l’Inde, restent tout à fait actuelles pour relever les défis personnels et collectifs, qui s’offrent à nous aujourd’hui.

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19h: La salle et son beau piano 1/4 queue Schimmel attendent dans une pénombre feutrée l’arrivée des premiers spectateurs. L’instrument pour l’instant muet semble être un centaure encore dépourvu de son buste humain. Quelques partitions de J.S. Bach sont posées sur son pupitre. 
19h15: La salle commence à se remplir. On compte bientôt une trentaine de personnes 
19h30: Arrivée de la soliste Marie-Hélène Barrier, vêtue de noir et d’apparence détendue. Nathan présente la pianiste puis celle-ci poursuit en précisant le thème et le déroulement de la soirée.
La joie est au cœur de sa préoccupation et comment la percevoir au travers de l’œuvre du grand compositeur baroque J.S. Bach. 
Elle explique ensuite l’approche extatique du temps chez le compositeur et choisit une partita pour illustrer son propos. Il ressort de cette musique un rythme ininterrompu propre à créer une impression de mouvement perpétuel.  
Puis Marie-Hélène met l’accent sur la faculté de Bach à faire « résonner les nombres comme un mathématicien du son. Après une brève référence à Boèce puis Leibniz, elle nous dit que Bach « pense » sa musique. Une nouvelle illustration musicale, avec un extrait de la Toccata en mi mineur, permet de conclure sur cet avant-dernier sujet. 
Après une ultime réflexion concernant la musique, perçue comme une médiation entre le divin et l’homme, retour au thème de la joie avant le concert à proprement dit. 

Concert:
– 1er choral pour orgue transcrit pour le piano par Busoni. 
– Un Prélude du clavier bien tempéré 
– 2ème partita
-Toccata en mineur
– Un second prélude

Il suit les applaudissements soutenus du public conquis par la belle virtuosité de la pianiste. 

L’après concert:
Marie-Hélène propose à l’auditoire de partager son ressenti pour établir un lien entre musique et philosophie.
Voici quelques interventions retenues:
– Sentiment de plénitude
– nostalgie de l’origine, profonde, à deux pas de la joie. 
– Voyage
– Dialogue entre pesanteur et grâce. 
– Envolée finalement bien peu lyrique, plutôt mathématique de l’harmonie. 
– Jeu et emprise de l’écriture musicale sur le corps physique. 
– Musique hors du temps

Et pour conclure ce premier des quatre concerts « Piano Philo » programmés pour chacune des saisons, l’exécution pleine d’embûches de la première partita. 

Encore bravo et merci à Marie-Hélène Barrier

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