Archive de l'auteur

A l’occasion de la journée mondiale de la philosophie une conférence tenue par Philippe GUITTON, philosophe praticien et auteur de « Simone Weil, l’exigence philosophique », aux éditions La maison de la philosophie, nous est offerte à l’espace Salvator ce jeudi 17 novembre 2022.

« Simone Weil offre un exemple d’unité de pensée et de vie applicable dans notre quotidien. Elle nous signale un sentier ascensionnel praticable pour tous à la condition de le vouloir de tout son être. La philosophie redevient avec elle une voie amoureuse et joyeuse au service de la beauté et de la vérité. »

Merci à Philippe GUITTON de nous avoir transmis ce remarquable et beau témoignage.

Pétrir ce qui fait mal, comme l’alchimiste dans son « Œuvre au noir », transforme la sombre matière en lumière.

Philippe GUITTON nous amène à travers l’œuvre de Simone Weil à nous interroger sur les maladies de l’âme et de façon plus élargie à celles de la société : l’ambition, la paresse et la tyrannie. Une philosophie qui n’est pas hors du politique mais au contraire qui y est attachée par les préceptes platoniciens du Juste, du beau, du vrai, du bon.

Simone Weil invite le philosophe à nourrir son âme selon des besoins qu’elle hiérarchise :

  • Le besoin d’ordre (chaque chose à sa place selon sa nature et ses actes)
  • Le besoin de Vérité et la nécessité d’authenticité de l’âme
  • Le besoin d’enracinement qui se réfère au commun, au collectif (traditions, cultures, etc…) et de même à une quête de vérité.

La réalisation de ces besoins sont garants d’une âme belle et harmonieuse à l’inverse du chaos qui gouverne s’il n’est pas « éduqué ».

C’est du côté du Beau que selon elle l’enracinement, la vérité et l’ordre peuvent advenir.

 « La beauté doit nourrir l’âme »…

Comments Pas de commentaire »

Ce 2 novembre, ce n’est pas moins de 34 personnes qui ont été captivées par la conférence donnée par Danielle Chaillot sur le chemin du guerrier pacifique.

Bien que cette métaphore confronte de prime abord la guerre et la paix, on découvre petit à petit le véritable sens derrière cette image. Un combat intérieur, une personne face à elle-même cherchant à maitriser sa vie, acceptant d’agir, de se confronter au réel malgré la peur qu’il peut engendrer. Il faut faire preuve de courage pour accepter ce combat. Il impose d’accepter de se regarder tel que nous sommes, avec nos forces et nos fragilités. On nous dit que l’être vulnérable porte en lui une blessure, des peurs qui nous entravent.

Comment combattre ses peurs, devenir meilleur ? Les regarder d’abord, les comprendre, les exprimer. Cette vulnérabilité en chacun de nous est ce qui nous humanise et nous donne cette force morale et vitale pour pouvoir avancer. Merci à Danielle pour ce bel enseignement.

Comments Pas de commentaire »

« Nature et Culture » était le thème du Festival de philosophie AgorAthena qui se tenait ce week-end (8 et 9 octobre à Saint Laurent des Arbres (Gard). Notre association marseillaise était invitée (représentée par Danielle Chaillot et Antoine Hérisseau) pour animer des ateliers philo. 

Nous nous sommes questionnés avec un public actif et engagé sur le pourquoi du non respect et de la destruction de la Nature par l’humain, et en quoi en est-il à la fois l’ami et l’ennemi. 

Les interventions des conférenciers et projection de samedi auxquelles nous avons pu assister étaient diversifiées, passionnantes et source d’enchantement.

Le biologiste Ivan Scotti nous a partagé sa passion des arbres, d’un point de vue scientifique mais également mythologique et symbolique pour expliquer la fascination et la crainte que la forêt a exercé sur l’homme depuis la nuit des temps. Le philosophe Bertrand Vergely nous a permis de comprendre ce qu’est l’expérience intime de la Nature, quand la beauté extérieure devient beauté intérieure, lorsque que l’on est habité par la puissance du Cosmos  qui est la véritable Nature selon les antiques grecs. Le philosophe et musicien Arnaud Villani nous a exposé comment la Nature sauvage a peu à peu perdu sa place au profit de la Culture, d’où l’opposition des deux concepts en Occident. La cinéaste Vanessa Escalante a clôturé la journée avec la projection de son documentaire « D’Ocre et de sang » qui nous a plongé au cœur des initiations et savoirs ancestraux des aborigènes australiens. 

Nous remercions Sylvie Bonnin et toute son équipe d’AgorAthena pour son accueil, sa gentillesse et son enthousiasme à organiser ces belles rencontres de l’intelligence et du cœur.

Comments Pas de commentaire »

Encore une belle réussite pour notre équipe de bénévoles qui est allée à la rencontre des adolescents du centre social du cours Julien à Marseille pour réaliser un beau nettoyage de rue !
A cette occasion l’équipe a eu la chance de rencontrer Madame Juste, élue de la mairie du 6/8e arrondissement, déléguée à l’environnement, à la santé, à la lutte contre les pollutions et à la propreté de l’espace public.

Notre association Nouvelle Acropole œuvre pour une citoyenneté épanouie et accomplie. A travers nos actions, nous souhaitons mieux vivre ensemble pour faire société. Pour cela nous sommes convaincus du rôle et de la place de chacun.
Être citoyen, c’est se sentir concerné, c’est se sentir responsable. Nettoyer les rues, ce n’est pas se substituer aux institutions mais c’est agir avec elles !
Nouvelle Acropole permet à chacun d’entre nous de mettre ses valeurs au cœur de chaque action.

Comments Pas de commentaire »

Rencontre Philo

Le paradigme de la ligne illustré par le mythe de la caverne.

Le 14 septembre, une rencontre philo pour donner une lecture incarnée du Mythe de la Caverne à travers des exemples contemporains. Cette allégorie nous a permis d’explorer une instance de la réalité qui nous enchaîne à des ombres illusoires. Sommes-nous ces prisonniers captifs, entravés par nos croyances, nos opinions et notre ignorance ou souhaitons-nous nous libérer de nos chaînes pour explorer les mystères qui conduisent vers la lumière ? Ce récit millénaire nous invite à pratiquer une philosophie atemporelle, en quête de sagesse.

Comments Pas de commentaire »

Peut-on concilier l’intérêt général et l’intérêt particulier ?

Le cycle des « apéros Philo de l’été » se clôture aujourd’hui autour d’un questionnement sur l’intérêt particulier et l’intérêt commun, sur ce qui prime pour chacun d’entre nous.


Nous avons pu relever au regard de la dynamique engendrée par la maïeutique qui anime le groupe, la difficulté à trancher et se positionner en faveur de l’un ou de l’autre.


A bien des égards, la dialectique qui s’est déployée nous a convoquée sur des thèmes déjà abordés, tels, notamment, la liberté et les contraintes (règles sociales, lois…) qui la sous tende.


De manière à comprendre les liens que nous avons pu établir entre intérêts particuliers et intérêts communs, il a été nécessaire d’introduire une instance tierce [La loi en tant qu’elle limite l’un et l’autre, limite les passions]. Celle-ci réalise « un pont » entre les deux occurrences (particulier et commun) et démontrent ainsi leurs transitivités[1].

… Enfin, pour faire suite à « l’épreuve introspective » que suppose le débat socratique, nous nous sommes réunis autour d’un apéro dinatoire. Il a permis d’apaiser l’exaltation intellectuelle du débat et de ses confrontations inhérentes. Quand bien même plus guilleret et dilué, il ne l’a pas fermé, bien au contraire ! La suite bientôt…


  • [1] CNRTL : MATH., LOG. Relation transitive.  Les relations « égale », « plus grand que », « plus petit que », « antérieur à », « postérieur à », « implique », sont des relations transitives. Une relation transitive concerne trois termes: elle est ternaire.
  • PHILOS. ,,Se dit des causes qui modifient ou agissent sur autre chose que l’agent lui-même«  (Aur.-Weil 1981).
  • GRAMM. Conjonction transitive. Conjonction qui marque un passage ou une transition d’une chose à une autre. 

https://marseille.nouvelle-acropole.fr/

Comments Pas de commentaire »

Apéro Philo

« Pourquoi les humains ne respectent-ils plus la Nature ? » était le sujet de ce nouvel apéro philo du jeudi 25 aout qui a amené nombre de participants en quête de sens à élaborer leurs propres réflexions et celles issues du collectif qui s’est formé pour faire lien entre tous.

Toujours sur le principe de la maïeutique (dialogue Socratique), scandé par plusieurs moments clefs (un cadre avec des règles supervisées par un animateur) qui permettent de s’extraire de la confusion des pensées, chaque participant a pu à la fois exprimer et partager sa propre opinion…et la confronter à celles des autres.

La bienveillance, l’écoute et la mise en commun de nos questionnements inaugurent la co-création de concepts susceptibles de se rapprocher d’une vérité commune aux multiples facettes.

Ce soir, le thème proposé nous a conduit à nous interroger sur ce qu’était le respect, la nature versus la culture (ou bien Nature en tant que partie indissociable de l’homme), le divin, le sacré, la temporalité, l’animisme, la morale, la technologie et ses conséquences, la politique (consumériste, capitaliste), l’Ego (et son isme), le feu prométhéen parlé à outrance par l’organe politicien…

Toute la méthodologie mise en œuvre dans le but de faire la lumière sur un sujet complexe nous aura permis d’affiner notre pensée, la préciser, la débrouiller et parce qu’elle désigne ce que nous sommes intérieurement, nous introspecter. Cela ouvrira aussi la voie à donner corps à un esprit de groupe, un collectif vertueux où chacun s’entraide en faveur de la recherche et de l’approche d’une vérité, le tout dans une potentielle sagesse.

Ainsi, en l’espace d’un instant, d’une soirée, nos âmes réunies nous élèvent à devenir frères de(s) sens[1].


[1] A entendre dans sa polysémie.

Comments Pas de commentaire »

En ce soir du 28 juillet 2022, lors de « l’apéro philo de l’été » ayant pour thème « l’homme, ami ou ennemi de la nature ? », les participants – apprentis philosophes – ont apportés leurs contributions à un travail apparenté au dialogue philosophique (Socratique : la maïeutique). Il permet de dialectiser les réponses déterminées de chacun autour de la question posée jusqu’à en faire émerger la « vérité » dissimulée mais déjà en soi.

La particularité de la pratique philosophique – ici sous forme d’apéro philo – réside en un moment[1]  de réflexion à plusieurs avec pour objectif d’amener chaque participant à engager un questionnement qui exige des prises de positions (oui/non). Celles-ci seront argumentées et contre argumentées, sans pour autant, en finalité, apporter des réponses catégoriques et tranchées. Bien au contraire il va s’agir d’ouvrir des ensembles paradigmatiques qui vont permettre d’approcher un Réel sans toutefois l’écrire de façon définitive et dogmatique.

Le débat s’est porté essentiellement sur des interrogations autour de plusieurs aspects dont voici quelques exemples de sagacités (non exhaustifs) :

  • L’Homme, ennemi et source de catastrophes ; l’Homme, ami, interdépendant de la Nature, source de bienfaits.
  • Amitié envers la Nature et rapport au lien vital que l’homme entretien (dans une étroite dépendance) avec cette dernière.
  • Doit-on être conscient de ce qui nous lie à la nature afin de s’engager et agir en sa faveur ?
  • Le lien avec la Nature serait-il ce que l’homme lui concède, qu’il soit « amical », qu’il relève de l’amour ou bien à son extrême opposé (peut-il) relever de la haine ?
  • La « Nature » parce qu’elle est inhérente de la condition humaine » est-elle consubstantielle de la Culture ou bien en sommes-nous totalement coupé en tant que sujet « enculturé » (Margaret Mead, Anthropologue) ? Langage et culture (en terme d’effets de symbolisation) seraient-ils la condition essentielle pour que la Nature [existe !] soit prise en considération par l’Homme ?
  • Les termes « ami », « ennemi » sont-ils appropriés ? Peut-il y avoir un lien sans amicalité, sans amour ? Le Lien est-il dissociable de l’amitié (par extension de l’amour/haine) ?
  • Touche-t-on du doigt une réalité lorsqu’on tente de la décrire par la poésie, la littérature, les mythes, la science, les arts… quand bien même aucune description ne pourra rendre compte de ce réel si ce n’est de l’approcher ?

De fil en aiguille, les questions rebondissent telles des ricochets dans les profondeurs corticales de notre « appareil à penser les pensées » (Wilfred Bion, psychanalyste) pour enfin exulter et délivrer une vérité qui ne serait se dire qu’au travers des filigranes évanescents de notre dialogue socratique.

Ainsi la soirée prendra fin autour d’un apéro dinatoire pour lequel chaque participant aura amené une part de lui-même, tant en nourriture intellectuelle qu’alimentaire et sans que ne cesse bien entendu les effluves et saveurs rémanentes du fil d’Ariane que nous avons tissé ensemble pour accéder à une part de vérités et de liberté supplémentaires.


[1] [Espace de parole bienveillant ou chacun est à l’écoute de l’autre]

Comments Pas de commentaire »

Tous étaient venus s’interroger sur la question « la douleur peut-elle nous enseigner quelque chose ? »

Nous sommes allés à la recherche des possibles avec sagesse, écoute et approfondissement.

Un grand merci pour cette belle magie

Comments Pas de commentaire »

Un apéro Philo avec une dynamique extraordinaire hier soir.

Des participants d’une grande qualité étaient présents pour partager leur point de vue philosophique autour de la question « être vulnérable, est ce être faible ? »

La reconnaissance de nos vulnérabilités, sont au service de la force humaine et humanisante qui réside en chacun d’entre nous …

Comments Pas de commentaire »

Mentions légales     Politique de confidentialité