La plus belle manière de vivre

Lors de cette conférence, nous avons exploré l’extraordinaire plus belle manière de vivre et le lien qu’il y a avec la philosophie.

Bertrand Vergely, agrégé et docteur en philosophie, écrivain nous a parlé de la pensée, nous a montré comment on découvre la philosophie. et ensuite où conduit la philosophie.

Faire de la philosophie, c’est vivre avec la pensée. 
Ce n’est pas penser, c’est vivre avec la pensée.

Pour le comprendre, il faut revenir sur les quatre aspects de la pensée.

les pensées qui viennent en nous et qui renvoient aux images qui nous frappent et qui éveille en nous des sensations et des émotions. Qu’est-ce que tu penses ? Ça veut dire qu’est-ce qui te frappe Qu’est-ce qui t’a sollicité dans ta sensation dans ta sensibilité dans tes émotions ?

Ensuite, quand les choses commencent à se préciser, je passe des pensées à ma pensée, c’est-à-dire à mon point de vue, à mon opinion. Il y a des choses qui me frappent, mais à force de me frapper, eh bien je construis avec elle un certain point de vue sur le monde Et c’est ma pensée. 
Ce sont les choses auxquelles je crois, ce sont les choses dans lesquelles je me reconnais et il importe de dire que tout le monde a des croyances.

Ensuite, il y a une pensée un peu plus élaborée qui renvoie à la pensée rationnelle scientifique qui non contente de partir des croyances, des images, des représentations, les vérifie. 
Pour savoir si elles correspondent à quelque chose, si elle correspondent à une réalité ou si elle correspondent à un enchaînement de pensée à une logique.

Et là nous avons affaire à une pensée rationnelle, structurée. Mais tout ça ne va pas dans les profondeurs de la pensée au sens philosophique du terme. 
L’expérience de la pensée au sens fort est une rencontre extraordinaire qu’il y a entre l’existence et l’être. L’existence, c’est la vie concrète ici et maintenant. L’être c’est ce qui englobe tout c’est la réalité absolue infiniment infinie. La pensée c’est la rencontre qu’il va y avoir entre l’existence et l’être qui fait que un moment l’être va se mettre à exister et l’existence va se mettre à être Ce sont les moments de beauté de l’existence. Ce sont les moments scintillants de l’existence. 


Apprendre à voir, Apprendre à vivre, Apprendre à être …

L’espace Lehena a fait salle comble ce vendredi 6 novembre à Biarritz

La Magie du Cœur : Quand l’Égypte antique et le Soufisme dialoguent à Bordeaux

La Magie du Cœur : Quand l’Égypte antique et le Soufisme dialoguent à Bordeaux

La magie du coeur, le 28 octobre dernier, l’école de philosophie de Bordeaux a fait salle comble. Plus de 60 personnes se sont réunies pour assister à une rencontre fascinante entre deux visions de la sagesse ancienne : Grégory Vandamme, docteur en philosophie des religions, et Fernand Schwarz, spécialiste de l’Égypte antique. Ensemble, ils ont exploré la dimension symbolique et mystique du cœur dans les traditions spirituelles.

L’Égypte antique : Le cœur, pont entre le temporel et l’intemporel

Dans l’Égypte pharaonique, le cœur n’est pas un simple organe : il porte en lui la mémoire et l’essence immortelle de l’être.

Lors du rituel de la momification, il était le seul organe conservé à l’intérieur du corps du défunt. Et pour cause : il devait entreprendre le grand voyage de l’au-delà pour faire face à l’épreuve suprême de la psychostasie (la pesée de l’âme). Seul un cœur devenu aussi léger qu’une plume pouvait s’affranchir du cycle des réincarnations.

Véritable passerelle entre le visible et l’invisible, le cœur égyptien transcende le temps pour relier l’homme au sacré.

Le Soufisme : La sagesse d’un cœur vivant et mobile

Cette même intuition de la puissance du cœur se retrouve au sein de la mystique soufie.

Contrairement au mental, qui cherche constamment à séparer, catégoriser et délimiter la réalité pour la maîtriser, le cœur soufi est vibrant et souple. Tel une feuille délicatement portée par le souffle de la vie, il bouge, évolue et accueille le changement sans résistance.

Pour les maîtres soufis, le cœur est l’unique voie d’accès à la véritable sagesse. Il est le seul capable d’embrasser le réel dans toute sa complexité, d’accepter l’impensable et d’intégrer l’inconnu.

Le miroir de l’âme

Bien sûr, le cœur est aussi le siège des émotions. Mais comme l’ont rappelé nos deux intervenants, seul un cœur purifié devient un miroir capable de refléter l’éclat des astres et de la vérité.

La soirée s’est achevée sur une touche d’une grande poésie, où les maximes ancestrales de Ptahhotep déclamées par Fernand Schwarz ont résonné avec les vers sublimes d’Ibn Arabi partagés par Grégory Vandamme. Un moment suspendu qui s’est prolongé autour d’un échange convivial et chaleureux entre le public et les conférenciers.

Conférence – IA V.S Sagesse Humaine

Qui a peur du grand méchant loup ?

L’IA qui n’en est encore qu’à son début de croissance est un facteur de fantasmes pour les uns et d’angoisse pour d’autres.

Est-elle consciente ? Va-t-elle vider des emplois ? Est-elle fiable ? Est-elle une menace existentielle pour l’humanité qui n’aura plus besoin de penser par elle-même ? Peut-on réellement la contrôler ?

Et qu’est-ce que notre relation à l’IA peut nous apprendre sur nous ? L’IA quelle que soit la question ne dit jamais « je ne sais pas », elle donne toujours des informations même floues parfois car c’est son job.

L’IA est complaisante et flatteuse : dans les échanges conversationnels elle évite les contradictions qui contrediraient nos croyances.

Qui pense qu’un jour l’IA sera plus sage qu’un être humain ?

Nous flottons dans l’inconnu, non pas face aux capacités de cette technologie qui va continuer à devenir toujours plus intelligente que nous, mais dans notre rapport éthique au nouveau dieu.

Cette conférence qui a séduit une trentaine de personnes s’est déroulée à l’Espace Mouneyra mercredi 30 septembre.

Un grand merci à tous pour votre participation.


Traverser pour se retrouver, le Bardo Thodol


Vendredi 12 décembre 2025 : Une plongée fascinante dans le Livre tibétain des morts à l’Espace Monméjean !

Un exposé captivant sur le Bardo Thödol Vendredi 12 décembre, à la veille de la Toussaint, l’Espace Monméjean – ce lieu dédié aux conférences et débats philosophiques – a accueilli un exposé passionnant sur l’un des textes les plus mystérieux du bouddhisme tibétain : le Livre tibétain des morts, ou Bardo Thödol.

Qu’est-ce que le Bardo Thödol ? Ce texte sacré, composé au VIIIᵉ siècle par le maître spirituel Padmasambhava, décrit les étapes que traverse la conscience humaine entre la mort et la réincarnation. Écrit dans un langage allégorique et poétique, il guide les défunts à travers les trois Bardos (états intermédiaires) qui s’étendent sur 49 jours terrestres.

Les trois Bardos : un voyage vers la libération

  • Le Bardo de la mort : Le moment où la conscience quitte le corps.
  • Le Bardo de la réalité absolue : Une rencontre avec des visions lumineuses et des divinités, où la conscience peut atteindre l’éveil.
  • Le Bardo de la réincarnation : Le choix d’une nouvelle existence, influencé par les karmas accumulés.

Une vigilance extrême pour échapper au cycle des réincarnations Le Bardo Thödol enseigne que ces états demandent une préparation spirituelle de son vivant. Sans elle, la conscience risque de retomber dans les mêmes schémas karmiques, perpétuant le cycle des renaissances. L’objectif ultime ? Atteindre le Nirvana, un état de libération totale où la conscience ne se réincarne plus.

Pourquoi cet exposé résonne-t-il si fort ? À l’approche de la Toussaint, période de réflexion sur la mort et l’au-delà, ce texte millénaire offre une perspective profonde et universelle sur le passage de la vie à la mort, et sur la possibilité d’une libération spirituelle.

Et vous, comment imaginez-vous le voyage de la conscience après la mort ? Partagez vos réflexions en commentaire !

La sagesse de l’Orient est un trésor de l’Humanité, nous vous invitons à le suivre dans le cycle Orient Terre de sagesses.

Conf | Jacqueline Kelen : L’éveil de la conscience dans les épreuves

La salle était pleine, ce vendredi 21 novembre pour feter la journée mondiale de la philosophie à Nouvelle Acropole Paris 5.

La conférence de Jacqueline Kelen sur l’éveil de la conscience dans l’épreuve a trouvé un écho rare. Les visages étaient attentifs, car il circulait cette tension lumineuse que seules les idées capables de déplacer une vie savent provoquer.

Jacqueline Kelen a rappelé que les épreuves ne tombent pas du ciel comme des avaries, mais surgissent comme des appels. Elles nous forcent à regarder droit, à déceler ce qui, en nous réclame transformation. Les mythes et les héros portent ce message: traverser l’adversité n’est pas survivre, c’est se découvrir plus vaste que ce qu’on croyait être.

Socrate à l’Espace Mouneyra

Mardi 23 septembre 2025 — Espace Mouneyra, Bordeaux

À Bordeaux, une vingtaine de passionnés se sont retrouvés pour plonger dans l’univers de Socrate, guidés par deux conférenciers enthousiastes et courageux. Symbole de force intérieure, le philosophe grec a toujours su avancer face aux crises et rester fidèle à ses idées, jusqu’à sa mort.

Le programme de la soirée Socrate

  • Des scènettes vivantes mises en scène par des membres de l’école, autour des « 3 tamis » de Socrate.
  • Une déclamation poétique de son dernier discours face à la mort.
  • Un débat mouvant et participatif, confrontant les participants à l’art de l’argumentation avec bienveillance.

La soirée a également été enrichie par un apport théorique sur sa vie et ses principaux enseignements.

Les grandes crises qui ont forgé Socrate

Trois moments décisifs ont marqué la vie du philosophe et façonné son héritage :

  1. La trahison de son premier disciple.
  2. La révélation de l’oracle de Delphes, le proclamant « le plus sage ».
  3. Son procès et sa condamnation à mort.

À chaque étape, Socrate choisit la voie de la justice, de la transmission, du lien et de la fidélité à ses idées, allant jusqu’à sacrifier sa vie pour elles.

La méthode de Socrate : la maïeutique

Sa démarche philosophique, appelée maïeutique, consistait à « accoucher les âmes » par le dialogue. Une méthode intemporelle qui invite chacun à réfléchir par lui-même.

Un Socrate toujours actuel

Cette soirée philosophique fut vivante, interactive et surtout inspirante. Socrate n’est pas seulement une figure du passé : il demeure un modèle intemporel de force intérieure et de sagesse en action.

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à cette belle rentrée de l’école de philosophie Nouvelle Acropole Bordeaux !

Philosophie morale dans l’univers Disney

L’école de philosophie pratique Nouvelle Acropole à Strasbourg a organisé une conférence autour de la Philosophie morale dans l’univers des films Disney. Animée par des membres bénévoles de l’association.

À travers un voyage philosophique où la morale rencontre la magie, cette conférence explore l’univers de Walt Disney comme un héritage de la sagesse populaire européenne. Nous avons découvert comment ces récits naviguent entre ombre et lumière, offrant des clés pour réfléchir sur les valeurs intemporelles qui structurent nos vies.

Le passé, c’est douloureux, mais à mon sens, on peut soit le fuir… soit tout en apprendre ! – Rafiki, Le Roi Lion

La conscience dans tous ses états

L’Espace Salvator a accueilli une conférence fascinante animée par Victoria Maklouf Verdier, spécialiste en anthropologie et philosophie, sur les états modifiés de conscience. Devant un public nombreux, la conférencière a plongé dans l’étude des phénomènes de transe et de possession, en abordant leur dimension anthropologique et philosophique.

À travers ses recherches menées au Maroc et au Brésil, elle a exploré comment ces états, loin d’être des curiosités exotiques, façonnent profondément les identités collectives et individuelles. Elle a montré que ces expériences, souvent perçues comme des ruptures de la normalité, révèlent des dynamiques de pouvoir, de croyance et de rapport au sacré, tout en étant des instruments puissants de transformation personnelle et sociale.

La conférence a également permis de questionner la nature même de la conscience. La conférencière a interrogé la frontière entre la normalité et l’altérité mentale, invitant l’auditoire à reconsidérer des concepts fondamentaux comme la subjectivité, la liberté et la relation entre le corps et l’esprit.

Au-delà de l’anthropologie classique, cette conférence a offert un espace de réflexion sur les « expériences limites », comme autant de fenêtres permettant d’appréhender la conscience humaine sous des angles multiples. 

Hannah Arendt, le courage de penser, le devoir d’agir

La conférence « Hannah Arendt, le courage de penser, le devoir d’agir », organisée par Nouvelle Acropole Marseille, et présentée par Annaëlle Mehr, a exploré deux thèmes majeurs en résonance avec l’actualité : La nécessité de penser par soi-même et la responsabilité d’agir en conséquence. 

Hannah Arendt, penseuse et philosophe du XXe siècle a analysé comment des régimes totalitaires ont pu émerger, mettant en lumière « la banalité du mal », où des individus ordinaires commettent des actes atroces par simple conditionnement. Elle nous interpelle sur le fait que l’absence de pensée critique conduit à une perte de conscience et au conformisme de masse. 

Penser devient donc un acte de résistance, voire un acte « héroïque » ordinaire, permettant de se re-connecter à un idéal plutôt qu’à une idéologie.

Dans un deuxième temps, Hannah Arendt nous invite à agir depuis notre pensée. Agir, selon elle, nécessite du courage et une capacité à dialoguer avec autrui, via l’amitié philosophique et une éthique fondée sur des valeurs personnelles plutôt que sur des influences extérieures. 

En questionnant le sens, nous devenons des penseurs libres et responsables.

La méditation pour explorer la vie en profondeur

Mercredi 16 avril Conférence et atelier La méditation pour explorer la vie en profondeur
Cette soirée a réuni une trentaine de personnes à l’Espace Mouneyra qui ont exploré la méditation avec Martin Aylward, pratiquant de méditation depuis 30 ans. Il dirige le Moulin de Chaves où il propose des stages de méditation. Il enseigne la méditation à travers le monde et nous a fait l’honneur de partager son expérience : le goût de la méditation.
Comprendre la méditation, ne pas la fantasmer, la rendre familière. Martin nous prend par la main et par le corps. La méditation n’est pas intellectuelle, elle n’est pas l’affaire des grands sages de l’Himalaya. Elle est possible ici et maintenant. En quoi est elle utile ? D’abord elle nous fait voir notre agitation, notre crispation, notre tendance à nous juger. C’est une étape du processus ; inutile de s’attarder dessus. L’objet du méditant est au-delà et cela fait partie de l’expérience du méditant. Martin explique que l’objet du méditant est d’avoir l’attention dedans, à l’intérieur pour développer l’intimité avec la vie. Elle permet d’être, de se sentir vivant, d’accueillir son expérience avec douceur, la bercer, en être conscient. Finalement, c’est extraordinaire ! Drôle, vivant, charmant, Martin, nous invite à nous accorder la douce habitude méditation.