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Cette belle conférence donnée vendredi 19 octobre à l’Espace Mouneyra sur le grave sujet de la mort, sujet absent de nos jours de notre champ social et phénomène refoulé. En quoi ce regard bouddhiste peut-il nous être utile en tan qu’occidental ?
La relation à la mort fonde l’être humain et cette conscience de la mort nous demande de gérer ce que nous ne savons pas, et d’assumer dans sa vie ce mystère devenu si dérangeant dans notre société de plaisir, que nous l’évacuons.
« Qui n’a pas appris à mourir, n’est pas capable de vivre », nous souligne Thierry Adda
Le Bardo Thödol du bouddhisme tibétain décrit les états de conscience et les perceptions durant la période qui va de la mort à la renaissance. Dans cette tradition, il y a trois niveaux de réalité qui correspondent à trois niveaux de conscience. L’univers possède lui aussi ces trois niveaux. Les Bardos sont des états intermédiaires et la vie elle-même est un Bardo situé entre deux états de conscience. Si personne n’est sorti de cette conférence complètement rassurée quant au sujet de sa fin, nous avons pu aborder l’essence de la vie, selon le Bardo Todol!

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Beaucoup d’entre nous font partie d’une association, d’ordre politique, syndicaliste, religieuse, humanitaire dans l’idée d’une cause à faire entendre et qui peut passer par un combat à mener.

Différents degrés d’engagement donnent différentes implications de militance. Cela se traduit en termes de temps passé, de charge de travail sur le terrain, voire d’argent donné.
Il y a cependant des terrains de militance où, sans militer dans une asso, on est cependant actif 24h/24h. Des terrains où on se donne comme objectif ou résolution ou exercices de ne jamais salir la rue, de rester poli en toutes circonstances, d’afficher une bonne humeur, de voir les choses de manière positive, de s’interdire de critiquer, de ne pas s’énerver etc… la liste est sans fin. Et on ne lâche rien ! On se donne des petits défis par exemple, à tenir sur un jour, une semaine, un mois et qui vont orienter notre conscience et notre vigilance dans une direction pour apporter à soi et aux autres une amélioration.

Chaque soir, on peut se faire un petit bilan où on fait le point sur ce qu’on a tenu … ou pas, si on s’est laissé avoir par l’oubli ou si on est resté en connexion. Evidemment pour enclencher cette tâche, il faut d’abord vouloir quelque chose car c’est la condition sine qua none pour démarrer une procédure d’action.
Un exemple de militant du quotidien qui comme monsieur Jourdain le fait sans le savoir ? Le chien d’aveugle, entièrement dévoué à la personne et ne s’arrêtant même pas de son propre chef pour renifler, le service est sa motivation.

Le militantisme commence là où notre égoïsme s’arrête.

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Ulysse, le Seigneur des anneaux, Star Wars, le prisonnier de l’allégorie de la caverne de Platon qui se libère, Persée, le roi Arthur en quête du Graal sont des guerriers pacifiques nous dit la conférencière, Chloé!

Mais qu’est-ce que le guerrier pacifique, cet oxymore presque incompréhensible ?
C’est un homme, une femme, comme vous et moi, qui se pose tout un tas de question, qui parfois le noie. Mais il sort la tête de l’eau, et dis «Non ! Je peux !». Chacun des personnages qu’elle nous cite, dans leurs couleurs et leurs imaginaires sont en quête de sens, animés par des questions existentielles qu’ils tentent de résoudre pour eux-mêmes et pour le monde.

Ils tentent de maintenir l’équilibre de la force dans l’univers, de détruire l’anneau qui sépare les peuples, de se libérer de l’emprise des illusions, ils se lèvent chaque jour avec le sourire, ils regardent l’autre dans les yeux, ils œuvrent pour un monde meilleur… Ils sont « le changement qu’il aimerait voir dans le monde. »

Et toi ? Qui es-tu ? Comment te relies-tu aux autres ? Quel lien as-tu à l’univers ?
Au travers de pratique, la conférencière nous a conduit à l’intérieur de nous, où le silence règne. Puis les yeux dans les yeux nous avons rencontré l’autre. Et enfin nous avons tenté de découvrir un enseignement universel dans le vécu de notre journée tout juste terminée !!!

Merci Chloé, de nous rappeler qu’au quotidien nous sommes ou pouvons être des guerriers pacifiques !

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Plantes, animaux, humains, planète… tout ce qui vit est appelé à mourir. La mort est à la fois le contraire et le signe de la vie, sa première caractéristique. Chaque pulsée de sève ou battement de cœur consomme un peu de vie et d’énergie, et aura un jour une fin.

Ce saut dans le grand inconnu effraie à l’unanimité la société occidentale. Tant et si bien qu’il faudrait effacer la mort… Dans le récit de l’enfance de Siddhartha Gautama, le Bouddha, les malades étaient cachés à sa vue, loin des murs du palais afin d’éloigner de lui toute inquiétude métaphysique.

« Mourir fait partie de la vie. Et ceux qui ont peur de la mort sont aussi ceux qui ont peur de vivre. » Clark Gable

Les hommes s’appliquent aujourd’hui à éloigner toute vision de la mort, ou de ce qui s’en rapproche. La vieillesse est effacée à grand renfort de crèmes et de Photoshop.

Désormais, on ne voit un corps mort que dans les films et des journaux télévisés, quand jadis les défunts étaient veillés par les membres de la famille.

La Vie dans ce monde a une durée finie, c’est un appel à affiner ses priorités vers ce qui a le plus d’importance. Comme disait si finement Etty Hillesum, « sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l’accepter, c’est le meilleur moyen de ne garder qu’un pauvre petit bout de vie mutilée, méritant à peine le nom de vie. Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie, on se prive d’une vie complète et en l’y accueillant on élargit et on enrichit sa vie. »

Rejeter l’idée de la mort, c’est comme faire perdre de l’importance à la vie, la mutiler en lissant tout par le bas. C’est se départir de notre motivation à donner du sens à ces jours comptés.

La jeunesse américaine, sous l’inspiration du rappeur Drake, aime crier YOLO (« You Only Live Once » – on ne vit qu’une fois) pour justifier les actes de jouissance immédiate (« Je roule ivre à 180km #yolo »). Par peur que cette vie finisse trop tôt, faudrait-il la sacrifier en courant sans cesse derrière toujours plus de sensations ? La finitude de la vie comme un appel à se repaitre de plaisirs au détriment de tout ? Augmenter la réalité, sans cesse et toujours plus, quitte à en perdre la saveur !
Etty Hillesum, pourtant en face à face avec la mort dans les camps de concentration, nous offre un autre point de vue. Elle nous souffle que c’est justement parce qu’on ne vit qu’une fois, que la vie prend du sens, un relief. Parce qu’elle est bornée – une naissance, une mort – elle est tangible.
Il est possible de lui donner une forme, une direction, de la modeler, d’en « faire quelque chose ». Il ne s’agit alors plus d’un bout de temps à passer dans des plaisirs, mais d’une matière, qui nous révèle à nous-mêmes en la travaillant. La mort enrichit la vie. Notre mortalité est une chance de vivre pleinement en faisant émerger et en devenant celui ou celle que nous sommes vraiment. Parce qu’on ne vit qu’une fois, assez de fuites en avant pour s’éviter soi-même ! « Ose devenir qui tu es ». Voilà un vrai #yolo. À chacun, il appartient de faire le choix de dépasser la mort en l’intégrant à sa vie.

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On chante volontiers !!! Comme ce mercredi après l’atelier de philosophie pratique de Nouvelle Acropole Bordeaux!

Le répertoire est large, allant de la chanson populaire à des choses plus intimistes. Il y en a pour tous les goûts, l’important est de se lâcher et de chanter en cœur (non, non, ce n’est pas une faute).
A la suite de quoi il se produit comme une magie en soi : chanter donne envie de continuer à le faire et on se surprend volontiers à faire trotter entre ses deux oreilles les airs qu’on vient ensemble de faire tourner à lunisson.
Retrouvons le plaisir de chanter, au besoin forçons-nous au début et ensuite, une fois ouvert le robinet, on ne voudra plus l’éteindre car chanter donne de la joie, et comme le rire, c’est communicatif!

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Autrement dit la science est-elle la seule manière de rendre compte du réel ? C’était le thème de la conférence donnée à l’Espace Mouneyra ce vendredi 28 septembre par un professeur agrégé de physique.
Qu’est-ce que le réel au juste ? Ce que je vois ? Ce que j’entends ? Ce qu’enregistre une caméra ou un magnétophone ? Sans doute en partie mais la partie n’est pas le tout. Un oiseau ne verra pas un arbre de la même manière qu’une chauve-souris et un chien entendra des sons au-delà de l’audition d’un homme. Un magnétophone enregistrera fidèlement une musique mais sera incapable d’en percevoir la beauté.

Alors? Y-a-t-il une possibilité pour que la science, un jour lointain, ayant mesuré et mis la totalité de l’univers en équation, puisse dire : le réel c’est cela, preuve mathématique à l’appui, et que vous soyez d’accord ou pas, c’est comme cela !

Certes, il y a des lois et des règles mais aussi des choses qu’on ne peut prévoir ni déterminer. C’est ce que dit la physique quantique, cette science de l’indéterminé qui en est un peu le paradoxe ! Il y a des probabilités mais aucune certitude absolue. Aucune chance de gagner le quinté dans l’ordre à chaque coup en appliquant une formule mathématique !
L’univers est extrêmement complexe et il semble que la notion de réel objectif soit étrangère à une vérité qui ne contiendrait aucun mystère. Sans compter que la science ne peut s’occuper que du « comment » du champ du visible et que seulement 5% du cosmos est de la matière, alors comment pourrait-elle atteindre le « pourquoi » ?

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Nouvelle Acropole Bordeaux a fêté ses quarante printemps, autant d’années de philosophie et de volontariat dans cette merveilleuse ville, aux portes du pays landais.

C’est avec joie que les membres de Bordeaux ont reçu leurs amis de toute la France pour célébrer cet événement. Une soirée entremêlée de témoignages de ceux qui sont présents depuis les origines de cette aventure humaine et de ceux qui la découvre à peine.

Le terroir local, les Hommes et les coeurs se sont unis pour se remémorer qu’ensemble on va aussi loin qu’on puisse le rêver.

Merci aux responsables locaux et à tous les présents, physiquement ou par la pensée, pour cette belle soirée de fraternité.

A dans 40 ans!!!

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La soirée de lancement des Lez’Arts a été l’occasion de planter les graines des prochains rendez-vous artistiques de l’association Nouvelle Acropole à Bordeaux.

Le thème de cette soirée : Oser !

Oser aller à la rencontre de l’autre pour finalement aller à la rencontre de soi. Oser se montrer, se tromper. Oser faire rire. Oser le courage et croire en soi ! Oser la convivialité et le lien humain. « Oser, sans se soucier » a conclu Pierre, un courageux Lez’Arts qui est venu se confronter.

 

Du dessin collectif, des photos hors du temps, un Battle d’improvisation, un Eyes contact et des déclamations de textes authentiques ! Voilà ce que tous les participants de la soirée d’ouverture ont vécu !

Bref, une belle soirée, conviviale et inspirante.

 

Trois rendez-vous par mois sont proposés :

– Théâtre d’impro le vendredi soir

– Concours d’Eloquence le vendredi soir

-Apres-midi « Arts et Sortie Photo » se terminant par une soirée de remise des prix conviviale, le samedi

 

L’art étant un pont entre imagination et raison, les Lez’Arts invitent à aborder le paradoxe de deux concepts, en proposant un thème philo par mois. Celui du mois d’octobre est fraternité/rejet.

 

Maintenant, c’est à vous d’oser !

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Fin août avait lieu à l’Espace Mouneyra la dernière conférence atelier des sujets de l’été sur le thème Éducation en Transition.

Le démarrage a été la question posée au public « Quelle est pour vous la difficulté la plus importante pour être parent ? »

Une psychomotricienne exerçant dans une crèche qui accompagne aussi bien les parents que les enfants nous a apporté son expérience professionnelle, épaulée par un professeur qui a éclairé le thème d’une manière philosophique. En effet, l’éducation et la justice sont pour Platon les deux piliers d’une société qui prend conscience de la perspective collective des enjeux du futur pour construire une société bonne. En Afrique par exemple, l’éducation des enfants n’est pas que l’affaire de papa maman mais concerne l’ensemble de la société car tout adulte doit être un référent. Le chemin de l’éducation doit conduire de la dépendance des premiers âges au sentiment d’interdépendance une fois adulte afin que chacun se sente responsable de ses actions envers soi et les autres.

En premier lieu, être parent n’est pas un processus instinctif et la parentalité s’apprend. Les rôles des deux parents avec les polarités féminines et masculines sont indispensables à l’équilibre et à la formation psychique de l’enfant. Comprendre l’enfant c’est comprendre son langage, ses émotions et ses besoins, mais également mesurer et apprécier l’interaction que l’on a avec lui.

Il n’y a rien de tel que l’amour (pas possessif, bien sûr) pour éveiller. Il n’y a pas mieux que les jeux de société et le judo par exemple pour faire comprendre les règles à des enfants récalcitrants.

Tout s’apprend donc. Même apprendre à apprendre !

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Dans le cadre des ateliers d’été du mercredi sur le thème « Education en transition », le sujet était cette fois- ci le scoutisme. Les deux conférenciers étaient d’anciens scouts qui ont fait tout le parcours, des louveteaux à l’encadrement des patrouilles une fois adulte.

Belle école en fait d’éducation qui allie le savoir-faire au savoir-être, école de la débrouillardise, de la camaraderie et des valeurs morales. Dans l’esprit du fondateur Baden Powel, il était important de remplacer les préoccupations du moi par celles du service à la communauté et d’éduquer les jeunes pauvres démunis de tout. L’esprit scout, c’est la fameuse devise « toujours prêt », un engagement, un signe de salut et un code moral. La pédagogie est ludique et réinsère le jeune dans la nature: savoir monter un camp, faire des nœuds, randonnées, prendre des risques mesurés, le grand air et monter dans les arbres, faire un feu et le fameux feu de camp du soir. Le scoutisme est étroitement lié au bien commun, à la nature, à tout ce qui peut élever et à l’idée de progression personnelle.

Le scoutisme se porte bien en France avec plus de 100000 membres. C’est l’anti école du virtuel et des écrans qui, si on ne risque pas de s’écorcher les genoux avec eux font bien d’autres ravages, le scoutisme c’est la vraie vie. Un ancien scout restera « scout toujours » dans son esprit.

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