Conférence participative – Vivre au risque de la philosophie : éloge de l’enracinement

Le mercredi 28 février 2024, 10 personnes se sont risquées à l’expérience philosophique d’une conférence participative sur le thème de l’enracinement organisée par l’association Nouvelle Acropole du 11ème arrondissement de Paris. 

Un temps privilégié pour se rencontrer, se questionner, dialoguer ensemble, mais aussi l’occasion de vivre l’expérience concrète de s’enraciner via un exercice pratique. 

A l’heure où le déracinement se manifeste de plus en plus dans l’actualité (via des symptômes comme par exemple la crise des agriculteurs), Pythagore, Platon ou encore Simone Weil nous offrent des clés précieuses pour rester debout, stables et unis vers un futur désirable au milieu d’un monde qui perd pied en même temps qu’il perd tête et conscience.

Ne pas prendre de risques est-il dangereux ?

Ne pas prendre de risques est-il dangereux ?
Thème accrocheur pour ce dernier café philo animé par Antoine secondé par Othello.
La négation de l’énoncé pouvait porter à confusion.
Certains ont pensé répondre NON alors que leur argumentation indiquait le contraire.
le OUI s’est trouvé majoritaire. « Qui ne tente rien n’a rien » fut l’argument le plus explicite. Face à la stagnation, l’ennui, d’une petite vie tranquille privilégiant le bien matériel, sortir de sa zone de confort, pour s’aventurer vers l’inconnu est un risque nécessaire pour grandir, enrichir la vie de l’esprit, privilégier le développement intérieur. Le mythe de la caverne de Platon en est la parfaite illustration.
Les termes risques et danger ont été remis en perspective, chacun possédant deux natures induisant le gain ou la perte.
Quelques frustrations quant à la prise de parole ont été surmontées avec humour.
Après le débat, la discussion s’est poursuivie comme à son habitude autour d’un verre et quelques mets amenés par les participants.

CONFERENCE : Maître Eckhart

Le jeudi 22 février 2024, 70 personnes sont venues assister à la conférence sur Maître Eckhart organisée par Nouvelle Acropole Paris 11.
Le conférencier Thierry Adda, Directeur National de Nouvelle Acropole France, nous a permis d’entrer peu à peu dans la pensée et la philosophie de ce moine dominicain allemand, à la fois homme d’action et mystique.

Une pensée qui touche l’âme, de par sa profondeur, son caractère à la fois intime et universel.

« Ce ne sont pas les actes qui nous sanctifient ; c’est nous qui sanctifions les actes ».

Une pensée dans laquelle la dimension humaine de l’homme se joue dans la rencontre avec ce qui lui est supérieur.
Une pensée dans laquelle la concentration est primordiale, où le silence est d’or.

Apprendre à faire silence en nous pour accueillir ce qui survient dans notre intériorité.
Ne pas se laisser distraire par les circonstances, par le monde, mais entrer en relation intime avec notre identité profonde, c’est-à dire avec l’universel qui est en nous.

Prochain RDV à Nouvelle Acropole Paris 11 : conférence participative le mercredi 28 février à 20h : Vivre au risque de la philosophie – Eloge de l’enracinement.

Adresse : 26 rue de Crussol – 75011 Paris.

Réservations : https://www.eventbrite.fr/e/billets-conference-vivre-au-risque-de-la-philosophie-eloge-de-lenracinement-805846758347?aff=oddtdtcreator


CONFÉRENCE O. LARREGLE : LE PETIT PRINCE DE SAINT EXUPERY

Le Petit Prince, fils prodige de Saint Exupéry, conférence passionnante donnée par Olivier Larrègle à l’Espace Salvator vendredi 16 février.
Ce conte poétique hautement philosophique reflète l’être profond de son auteur et offre différents niveaux de lecture
Saint Exupéry est à la fois représenté par l’aviateur et le Petit Prince, sa conscience.
Le moteur cassé de l’avion symbolise la dépression, les épreuves de la vie qu’il va falloir dépasser pour re-décoller. Notre quête est de retrouver cet enfant qui était en nous et que nous avons perdu à l’âge adulte, cette recherche de l’émerveillement est ce qui nous rend vivant. Le Petit Prince nous encourage à retrouver notre imagination, il nous incite à ne pas fuir l’idée de la mort, que l’on doit au contraire affronter.
L’adulte conditionné par son éducation vit dans un monde d’apparence,
on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux nous dit le Petit Prince. Il faut suivre notre étoile, la part la plus pure de notre être.

La peur nous empêche t-elle d’être sage ?

Le café-philo du jeudi 15 février a posé la question « La peur nous empêche-t-elle d’être sage ?« .    Lorsque nous sommes dominés par la peur, notre capacité à raisonner et à prendre des décisions éclairées peut être sérieusement compromise.

Comme l’a dit Nelson Mandela : « Le plus grand ennemi de la connaissance n’est pas l’ignorance, c’est la peur.« 

La sagesse réside dans la capacité à reconnaître nos peurs et à les affronter avec calme et discernement, plutôt que de les laisser dicter nos actions. En décidant d’affronter nos peurs et en développant des stratégies pour les surmonter, nous pouvons progressivement libérer notre sagesse intérieure et agir de manière plus éclairée et équilibrée. Ainsi, la peur peut également devenir un catalyseur pour notre croissance personnelle et notre développement intérieur.

Pour connaître tout notre programme des prochains café-philo, consultez notre site internet : https://lyon.nouvelle-acropole.fr/

Café Philo : faut-il avoir peur de ce qui se répète ?

Ce samedi 3 février 2024, 24 personnes sont venues débattre lors d’un café philo organisé par l’association Nouvelle Acropole du 11ème arrondissement de Paris, autour du thème : faut-il avoir peur de ce qui se répète ?

Après avoir cherché à argumenter nos idées, nous nous sommes inspirés du regard divergeant de l’autre.
Si la répétition peut enfermer dans un circuit ennuyant, elle peut aussi être un formidable outil pour accéder à un apprentissage.
La conscience qualifie le rapport que nous avons avec la répétition des choses. Dans la philosophie zen, l’habitude est alors une routine qui permet de s’élever.

A travers des échanges fluides, cet art du dialogue a permis d’élargir notre champ de vision et de nuancer pour, petit à petit, approfondir les réflexions.

Prochain RDV le samedi 2 mars à 16h : l’égalité est-elle juste ?

https://www.eventbrite.fr/e/billets-cafe-philo-legalite-est-elle-juste-805824892947?aff=oddtdtcreator

CAFÉ PHILO

Apéro philo “Le désir s’oppose-t-il à la sagesse ?”

Le désir est un concept complexe, qui suscite de nombreuses réflexions et interrogations. Est-il opposé à la sagesse, ou bien sont-ils complémentaires ? À l’occasion de l’apéro philo qui a réuni plus de 20 personnes, nous avons exploré différentes perspectives sur cette question.

Tout d’abord, il est important de reconnaître que le désir est inhérent à l’être humain. Nous sommes tous animés par le désir, qu’il soit conscient ou inconscient. Assouvir nos désirs et ressentir la frustration engendrée lorsque ceux-ci restent en suspens, fait partie intégrante de notre cheminement vers la sagesse.

Natacha soulève le fait que le désir peut être vu comme une échelle, avec différents niveaux. Il est également essentiel de distinguer le désir de la pulsion. Le désir peut être différé, il n’est pas nécessairement assouvi immédiatement.

Sarah, de son côté, aborde la question du désir pessimiste. Elle souligne que l’idée d’absence de désir peut être perçue de manière négative, et que la vie ne serait pas complète sans désir. Elle évoque par ailleurs le désir de justice, qui permet de faire avancer la société. Certains désirs sont souhaitables et d’autres, il vaut mieux les garder pour soi.

Adrien partage le point de vue selon lequel le désir peut ne pas toujours être assouvi. Il fait remarquer que le désir peut engendrer d’autres désirs et qu’il peut parfois devenir obsessionnel, cherchant sans cesse à revivre une première fois. Le désir peut combler, mais laisse toujours l’idée d’un manque.

Il est intéressant de noter que différer la réalisation du désir peut permettre de cultiver des vertus. Ce concept rejoint l’idée de l’hybris, qui est le fondement de la tragédie. L’hybris est souvent associée à la démesure et à une recherche excessive du désir.

Jose apporte un autre point de vue en affirmant que le désir extrême peut conduire à l’insatisfaction. Il estime que le désir doit être contrôlé et que la raison est l’outil nécessaire pour y parvenir. Néanmoins, il considère que le désir en soi est la vie, et que le contrôle et la maîtrise par la raison nous apportent une élévation.

Platon soutient que nous sommes toujours attirés par ce qui nous manque. Ce désir intense peut être impulsif, mais ceux qui sont alignés avec la sagesse apprennent à transformer cette force de motivation en une quête de connaissance. La sagesse est fréquemment associée à une attitude prudente et avisée, à une recherche de la juste mesure, à la voie du milieu. En occident, la sagesse est souvent égale à la quête de connaissances, tandis que dans d’autres cultures, elle peut être davantage liée à l’harmonie spirituelle.

Enfin, Épicure propose une classification des désirs en trois types. Les désirs naturels et nécessaires sont acceptables et doivent être satisfaits. Les désirs naturels, mais non nécessaires, comme les relations sociales, doivent être modérés. Enfin, les désirs non naturels, tels que la renommée ou le pouvoir, sont vains et doivent être évités.

En conclusion, il est clair que le désir et la sagesse sont étroitement liés. Le désir est une force qui peut nous pousser à nous élever et à atteindre de nouveaux objectifs. Cependant, il est important de trouver le juste équilibre et d’éviter l’excès. La sagesse consiste à canaliser nos désirs de manière avisée, en recherchant la juste mesure et en cultivant des vertus.

Maître Eckhart et les mystères de la vie intérieure

L’école de philosophie pratique Nouvelle Acropole à Lyon a organisé une conférence autour du philosophe Maître Eckhart le mercredi 24 janvier 2024.
Cette conférence était animée par Thierry Adda, philosophe et président de l’Association Nouvelle Acropole France, qui a justement initié l’année passée un cycle de conférences autour des philosophes de l’âme et des mystères de la vie intérieure.

C’est devant un public conquis d’une soixantaine de personnes que Thierry Adda a pu partager avec profondeur l’intérêt de la pensée de Maître Eckhart pour notre temps.

Eckhart était profondément engagé dans la recherche de la vérité spirituelle et de l’union avec Dieu. Dans un monde contemporain où de nombreuses personnes continuent à rechercher un sens plus profond dans leur vie et à explorer différentes traditions spirituelles, les enseignements d’Eckhart sur la quête intérieure proposent un chemin de transformation de soi.

Maitre Eckhart nous rappelle que « ce n’est pas au dehors mais à l’intérieur, tout à l’intérieur » que se trouve le bonheur et la sagesse. Dans un monde où la recherche du bonheur est souvent associée à la consommation, à la réussite extérieure ou à la gratification instantanée, cette citation nous rappelle qu’une véritable joie et une sagesse durable se trouvent en explorant et en cultivant notre monde intérieur. Selon lui, le bonheur véritable et la sagesse authentique ne sont pas dépendants des circonstances extérieures, des biens matériels ou de la reconnaissance sociale, mais plutôt du fait de cultiver notre intériorité.

Eckhart nous enseigne que le bonheur et la sagesse véritables découlent d’une compréhension profonde de soi-même et du monde, d’une connexion avec des valeurs et des principes intérieurs, et d’une acceptation de la réalité telle qu’elle est.

Rencontrer l’Homme intérieur est la seule voie d’accès à la connaissance vraie et à l’intelligence du cœur. Dans un monde où la connaissance est souvent traitée de manière fragmentée et analytique, les idées d’Eckhart peuvent encourager une vision plus holistique et intégrée du savoir.

Faut-il être fou pour être sage ?

Les café-philo à Nouvelle Acropole sont animés par des formateurs en philosophie pratique.

Ce jeudi 25 janvier 2024, une douzaine de personnes ont échangé sur le sujet du jour : « Faut-il être fou pour être sage ? »

Beaucoup de philosophes et écrivains se sont penchés sur cette question :

Horace : « Mêle à la sagesse un grain de folie, il est bon quelque fois d’oublier la sagesse. »

Michel de Montaigne : « La plus subtile folie se fait de la plus subtile sagesse. »

Jean Jaurès : « Les progrès de l’humanité se mesurent aux concessions que la folie des Sages fait à la sagesse des fous. »

Nicolas de Chamfort : « Il y a plus de fous que de sages, et dans le sage-même, il y a plus de folie que de sagesse. »

Aussi, Platon, par la voix de Socrate, introduisait dans son œuvre Phèdre une typologie de la folie : « Il y a deux espèces de folie : l’une qui est due à des maladies humaines ; l’autre, à une impulsion divine qui nous fait rompre avec les règles habituelles. »

Après s’être mis d’accord sur les définitions des mots de fou et de sage, les échanges ont été soutenus et bien naturellement, le sujet n’a pas pu être épuisé.

Une phrase de Jorge Angel Livraga, fondateur de Nouvelle Acropole, a interpellé toute l’assistance qui s’est mise d’accord sur la pertinence de celle-ci pour résumer les échanges précédents : « L’aventure peut être folle mais l’aventurier sensé. »

Pour connaître tout notre programme des prochains café-philo, consultez notre site internet : https://lyon.nouvelle-acropole.fr/

Café Philo : est-il nécessaire de penser à la mort pour vivre vraiment ?

Ce samedi 2 décembre 2023, l’association Nouvelle Acropole Paris 11 a accueilli 39 personnes venues échanger et débattre autour du thème : est-il nécessaire de penser à la mort pour vivre vraiment ?

Oui car tous, déjà, nous avons côtoyé la mort, de près ou de loin.
Tous, déjà, nous avons pensé à la mort.
Parfois cela est angoissant ; parfois cela permet de relativiser, nous amenant à plus de sagesse.
D’autres fois encore, cela aide à vivre pleinement l’instant présent.

Penser la mort ou penser à la mort ? Parvenir à sortir du rapport émotionnel et subjectif que l’on a souvent face à ce qui reste le plus grand des mystères..

Philosopher, n’est-ce pas, comme le disait Montaigne, « apprendre à mourir » ?

RDV pour notre prochain café philo le samedi 13 janvier à 16h au 26 rue de Crussol (Paris 11ème) pour le thème : Faut-il avoir peur de ce qui se répète ?