Archives pour février 2021

Vendredi 19 février, une trentaine de « Zoomer » à suivi la conférence de Nouvelle Acropole Bordeaux : Olivier Larrègle nous a guidé dans l’univers insolite de la Toscane en pleine Renaissance italienne sur les traces de Michel-Ange.

« Michel-Ange ou l’Amour de la Beauté »

On connaît Michel-Ange pour le David colossal, pour la peinture du plafond de la Chapelle Sixtine. Mais sait-on quel feu intérieur anime ce génie absolu, surnommé par ses contemporains le ‘Titan’ ou le ‘Divin’, qui produira seul, sans répit, jusqu’à sa mort à 89 ans un trésor pour l’humanité ?  

Michel-Ange cherche Dieu à travers la Beauté.

A 13 ans ce fils de magistrat est déterminé à apprendre l’art ; il entre dans l’atelier d’un grand peintre florentin qu’il subjugue par son talent. Le destin l’appelle en la personne de Laurent de Médicis qui le remarque et l’intègre à l’école de sculpture du palais Médicis. Michel Ange fréquentera des grands lettrés et des humanistes et va recevoir une solide formation profondément empreinte de principes esthétiques et spirituels. Il se veut avant tout sculpteur sur marbre, il va atteindre la perfection.   

Œuvre après œuvre, Olivier nous amène à voir derrière l’esthétique – toujours magnifique – la pensée qui s’exprime en synthèse, la Beauté qui véhicule du sens, les puissantes évocations du Sacré. A 15 ans la Vierge à l’escalier et les 5 niveaux de l’âme, à 25 ans la Piéta de la basilique St Pierre de Rome, à 29 ans le célèbre David, et tant d’autres. ‘J’ai vu un ange dans le marbre et j’ai seulement ciselé jusqu’à l’en libérer’.

On apprend comment Michel Ange, adoubé par la noblesse florentine évolue sur fond des péripéties de l’histoire de la Renaissance italienne, les Médicis ennemis de Rome, sa fuite à Bologne où il va parachever sa formation en humanités, son installation à Rome où il réalise la Piéta, ses rapports compliqués avec l’Eglise dans un jeu d’attraction pour son talent/répulsion pour sa liberté créative. Le pape Jules II en 1508 lui ordonne de recouvrir de fresques le plafond de la chapelle sixtine (40m de long à 21 m de hauteur). Il va y consacrer 4 ans de sa vie, sans accepter aucune aide. Sublime, chef d’œuvre de l’histoire de la peinture. 

Le sujet de la Piéta est le fil rouge de sa vie. Perfection dans le monde sensible quand il a 30 ans (la Piéta de Rome) – Simplicité remplie de grandeur dans sa forme épurée, ‘non finito’ à 85 ans (la Piéta Rondoni).

L’exigence de perfection à laquelle se soumit toute sa vie Michel Ange, et l’esprit du divin qui sublime ses créations confèrent à son œuvre une dimension archétypale de la Beauté qui nourrit de l’intérieur le monde des vivants.

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« Mettre sur la même ligne, l’oeil, la tête et le coeur »,

tel est la définition de la photographie par le maître incontesté, l’œil du siècle : Henry-Cartier-Bresson.
Et comme les regards convergent vers les sommets, comment ne pas relier ces paroles à celles des philosophes, « maîtres de sagesse « qui cherchent eux aussi à relier, contemplation et action.
C’est le point commun entre les artistes photographes « de rue » et des penseurs, eux aussi, tel Socrate, dans la rue !
C’est ce que cette dizaine de photographes-philosophes en herbe ont cherché à pratiquer dans les rues de Bordeaux, samedi 18 Février, suite à la conférence d’Olivier Larrègle sur Michel Ange qui abordait son sujet par l’angle du Beau. C’est dans les deux cas de la « conversion » du regard, celui que l’on porte sur notre monde et notre environnement qui nous fait voir (ou non) l’essentiel, et le Beau en question. Autre travail commun aux deux disciplines : la présence. C’est le premier principe pour « attraper » les images, la lumière, l’ordre, le « sens », perçu autour de nous, à un endroit, à un instant : « décisif » dira toujours Cartier Bresson, le maître « photographe-philosophe ».

Atelier de photographie avec un regard philosophique organisé par Nouvelle Acropole Bordeaux

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Nous étions une douzaine à être heureux de nous retrouver autour d’un verre sur la plate-forme zoom ce vendredi 19 février. S’il n’a pas été possible de trinquer « pour de vrai », nous avons pu échanger sur cette question : « L’euthanasie est-elle contraire à la vie ? ». Nous nous sommes demandés si l’euthanasie est un moyen de vivre et de mourir dans la dignité. C’est cette notion de dignité ontologique qui nous invite à regarder les conditions de notre existence avec davantage de hauteur et à retrouver le sens des épreuves que nous traversons, de la souffrance à la mort en passant par la maladie. L’échange fut riche, constructif et précieux en cette période où les instants de partage se raréfient.

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Malgré les masques, la fin de la récolte a laissé de nombreux sourires / crédit: Julia Pouligny

Article paru dans le journal « Le 24 heures », par Julia Pouligny, le 3 février 2021

Chaque premier mercredi du mois, Nouvelle Acropole propose « Nettoyons notre cité », une action qui permet le ramassage de déchets dans les rues de Toulouse. Mais celle-ci ne ressemble pas aux récoltes habituelles. Elle permet également d’avoir une approche philosophique sur soi et le monde qui nous entoure.

14h 30, le point de départ est donné à l’espace Hermès à Toulouse. À chaque récolte, le circuit change. C’est équipé de la tête aux pieds, que la petite troupe s’engage dans les rues de la ville. Un exercice sportif, mais qui permet de flâner à travers les diverses rues toulousaines tout en les préservant des déchets.

À peine quelques mètres entamés, les mégots sont déjà là. Au bord des routes, près des arbres, sous les bancs où à côté des poubelles. Ils sont devenus tellement présents qu’on a presque du mal à les repérer, car ils font désormais partie du paysage. Arrivé sur la grande rue Ozenne, le groupe se sépare en deux afin de couvrir plus d’espaces. Les passants remarquent vite les chasubles vertes et quelques remerciements se font entendre.
« Ramasser les mégots ce n’est rien, c’est réveiller les gens qui est important » explique Périclès .

Les volontaires ne sont qu’à un quart de la rue et la petite bouteille en plastique accrochée à leur taille est presque remplie.

La bouteille de Denise contenant des mégots est bien remplie crédit: Julia Pouligny

Plus loin, se trouve le Jardin Royal de Toulouse. Et grande surprise, l’espace est plutôt bien entretenu. Mais au vu du nombre de personne présentes, la sensibilisation se fait tout de même. Les sacs de tri ne sont plus transparents et laissent apparaître les déchets ramassés.

“Qu’est-ce que ce moment nous a appris de nous ?”

Tous ces volontaires se sont déplacés pour de multiples raisons. Mais à la fin de cette action, ensemble ils vont devoir débriefer de leur après-midi avec comme thématique « Qu’est-ce que ce moment nous a appris de nous ? ».

Ensemble l’équipe de volontaires ramassent tout type de déchets. crédit: Julia Pouligny

De retour à l’espace, tout le monde prend place en cercle et chacun pourra dévoiler son expérience.

Beaucoup d’émotions ont été ressenties telles que la colère, la joie, le soulagement ou même l’espoir. Une première pour Denise qui découvrait cette action. Une activité collective qui lui permet de regagner du lien social avec un plus, se rendre utile. Ludovic lui adopte un tout autre discours et déjà dans la rue le sentiment était le même : « C’était une action difficile pour moi. Ça m’a toujours énervé de voir les gens jeter des déchets. Je suis en colère parce que même déjà depuis petit, je n’ai pas le pouvoir de les empêcher». Une colère que beaucoup partagent, mais que certains transforment en force ou bien en soulagement. Ceci leur permet de passer outre le regard et le jugement des autres et qu’en agissant, cela peut nous permettre d’être exigeant avec nous-mêmes mais plus indulgent avec les autres.

  • par Julia Pouligny ; 3 février 2021, 19:15
  • Lien vers l’article original : https://www.le24heures.fr/2021/02/03/nouvelle-acropole-ramasse-les-megots-avec-philo/?fbclid=IwAR2BQtr5VlejyqNhzx0wwc845Epm0sGAYp-mKuSAs2wQgajnmeSoEnhYNxo

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Le centre Nouvelle Acropole à Lyon a accueilli Fernand Schwarz, philosophe et écrivain, pour une conférence intitulée « La pratique de la philosophie pour mieux vivre au quotidien ».
Cette conférence, initialement prévue en présentiel pour le public lyonnais, a été réalisée en ligne, diffusée en live sur FaceBook et YouTube.

Un public de plus de 280 personnes ont visionné la conférence en direct, et la conférence continue à être visionnée en accès libre sur FaceBook et YouTube.

Fernand Schwarz a introduit les clés des philosophies d’Orient et d’Occident pour développer la sérénité dans la vie quotidienne. Des pratiques de concentration bouddhistes aux exercices spirituels des stoïciens, les philosophes ont de tout temps exercé le pouvoir de leur esprit sur les troubles de l’âme. Aujourd’hui nous redécouvrons le bienfait de ces pratiques pour mieux répondre aux difficultés de la vie quotidienne et développer une sérénité intérieure.

Pour voir ou revoir la conférence en replay sur YouTube : https://youtu.be/c2mPxm8ApX8?t=13

Pour en savoir plus, voici quelques ouvrages de Fernand Schwarz :

  • La Tradition et les voies de la connaissance, Fernand Schwarz (éd. Acropolis, 2013)
    https://nouvelle-acropole.fr/ressources/editions/261-la-tradition-et-les-voies-de-la-connaissance
  • Concentration et éveil intérieur. Selon le bouddhisme tibétain, Fernand Schwarz (éd. Nouvelle Acropole, 2011)
    https://nouvelle-acropole.fr/ressources/editions/283-concentration-et-eveil-interieur
  • La sagesse de Socrate : Philosophie du Bonheur, Fernand Schwarz (éd. Acropolis, 2014)
    https://nouvelle-acropole.fr/ressources/editions/289-la-sagesse-de-socrate

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Vendredi 5 février, nous étions un peu plus d’une vingtaine à partir à la rencontre de Montaigne, lors d’un Facebook Live sur la page Nouvelle Acropole Biarritz… Mais qui était ce mystérieux philosophe ? Véritable philosophe ou simple littérateur ? Grand sage ou moraliste futile ? Conciliateur généreux dans les guerres de religion ou pauvre égoïste retranché dans sa tour d’ivoire ? Stoïcien en quête de maîtrise de soi ou épicurien tourné vers le plaisir ? Chrétien sincère ou libre-penseur désinvolte ?…

Montaigne est un inclassable qui nous emmène la frontière de deux mondes : celui de la vertu, des hautes valeurs morales qui règlent l’humanité depuis la plus haute antiquité, et celui des petits plaisirs de la vie, de la subjectivité et du ressenti personnel comme point de départ pour cheminer dans le monde. Sa rencontre avec La Boétie et les quelques années qu’il a partagées avec lui (seulement 5 ans avant la mort de ce dernier) ont marqué au fer rouge son existence. Montaigne a écrit ses Essais pour poursuivre le dialogue qu’il ne pouvait plus avoir avec son ami. La Boétie et Montaigne ont connu une amitié comme il n’en existe que tous les trois siècles : elle n’est pas de ces amitiés fades, de ces « accointances » qui entretiennent un homme dans sa petitesse.

La Boétie était bien plus qu’un « pote », c’était un modèle – un magistrat qui assumait toutes ses responsabilités, un écrivain qui n’avait pas peur de dénoncer les abus du pouvoir, un stoïcien qui a succombé à la maladie sans pousser un gémissement. A sa manière, Montaigne a combattu le dogmatisme de son temps en suivant l’exemple de son ami hors du commun. Lorsqu’un copain nous distrait, un ami nous enseigne. Lorsqu’un complice nous corrompt, un ami nous corrige. A la fois maître et compagnon d’aventure, le véritable ami est celui qui s’encorde avec nous pour atteindre les plus hauts sommets.

Si nos démocraties modernes souffrent de quelque-chose, ce n’est  certes pas de la crise économique, qui est secondaire, mais d’une crise plus profonde – celle de la fraternité, c’est-à-dire de l’amitié entre citoyens qui seule peut garantir la confiance mutuelle sur laquelle repose le respect des lois et la détermination collective de se projeter dans l’avenir. 

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L’atelier pratique et participatif « Vivre heureux avec les stoïciens » a tenu ses promesses derrière les écrans. En effet, les formateurs ont partagé des exercices et lancé des défis au public de 17 personnes qui les a relevés.

C’est vrai qu’une partie du public avait déjà eu un petit échauffement, car il avait déjà initié l’expérience du projet pilote dans le groupe WhatsApp « défi stoïcien » organisé par l’école de philosophie pratique Nouvelle Acropole Paris 5. Le défi consistait à vivre 4 semaines en stoïciens, à raison d’un défi philosophique par jour à relever, pour exercer son corps et son âme et apprendre la sérénité en toutes circonstances.

L’atelier s’est donc ouvert par une première pratique permettant de récupérer la concentration et le calme. Car pour penser correctement, encore faut-il calmer son mental agité ! La seconde a porté sur les émotions. Sur fond d’une belle musique, chaque participant a pu imaginer un lieu, « une citadelle intérieure » pour reprendre les mots du philosophe Pierre Hadot, pour retrouver un peu de quiétude. La troisième pratique a consisté en un dialogue en sous-groupe autour du thème : »ce qui dépend de moi et ce qui ne dépend pas de moi ». La dernière pratique enfin, consistait, dans la droite lignée des exercices stoïciens de rédiger son épitaphe, comme exercice de « memento mori » : rappelle-toi que tu vas mourir. L’atelier s’est clôturer par un retour d’expérience de chacun des participants !

Qu’apprenons-nous grâce aux Stoïciens ? L’importance de la patience, du calme, de la persévérance pour pratiquer au quotidien. L’importance d’accepter la réalité telle qu’elle est, d’assumer son destin et ne pas devenir la victime de représentations erronées. Car ce n’est pas la réalité qui nous blesse, mais les jugements que nous portons sur elle.

Ce sont les premiers pas nécessaires vers la sérénité. Avis aux amateurs !

Pour en savoir plus sur les pratiques des Stoïciens, nous vous conseillons l’excellente vidéo sur les exercices spirituels des écoles de philosophie antique, par Fernand Schwarz, disponible gratuitement sur nos chaînes Youtube et Facebook !

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