La femme était à l’honneur à l’Espace Mouneyra mais plus particulièrement le féminin. Un accueil en douceur avec un réveil corporel au rythme de la respiration. Puis, arrive un moment de philosophie pratique, avec l’expérience du modelage de l’argile, qui prend sens quand on apprend, de nos mains et de la terre, rendre visible notre pensée, nos sentiments. C’est l’expression du pouvoir féminin, qui de son habileté, de son intériorité, transforme sa méditation et l’amène au réel-ici il s’agit d’apprivoiser la technique de la sculpture, la relation à la matière, et le sentiment que nous inspire la nature : nous avons tous accouché de belles statuettes aux vécus et visuels uniques ! Pour modèle de ce pouvoir, la fin matinée a fait honneur à trois dames de la résistance française, qui ont chacune œuvrer pour les droits des femmes :  Simone Veil, Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle. Cela ne pouvait pas finir autrement qu’avec un partage. Celui d’un repas et d’échanges qui ont délié nos langues et lié nos cœurs ; fières de porter la valeur du féminin.

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Fernand Schwarz, anthropologue et philosophe, a consacré les trente dernières années à étudier les structures mythiques et symboliques des sociétés traditionnelles, notamment celle de l’Egypte ancienne.

Le Nil, traversant l’Egypte du nord au sud, trace ainsi une ligne de partage entre Orient et Occident et témoigne par là même d’une première structure symbolique centrale pour la civilisation de l’Egypte ancienne : celle de deux horizons, de deux seuils dont le franchissement constitue le passage, dans la continuité, d’une forme de vie à une autre. Il a donc été question, lors de cette conférence, d’un objet central dans la métaphysique égyptienne, la mort, et d’un processus fondamental dans la vision évolutive des égyptiens, l’initiation.

En Egypte ancienne, mourir ne constituait pas une fin et un point de rupture, mais bien au contraire une renaissance, autrement dit une naissance sous une forme autre. A la mort, le moment était venu d’enfanter son âme dans l’au-delà et de s’élever au plan de la spiritualité. Se défaire de son corps physique pour « passer à son Ka » constituait non pas une expérience anxiogène, mais la promesse apaisante de rejoindre le monde de l’invisible, de redevenir énergie vitale.                                 

Une telle perspective était d’autant plus anticipée avec sérénité, que les égyptiens pouvaient faire l’expérience, de leur vivant, du passage entre le visible et l’invisible, entre le profane et le sacré à travers l’initiation. Les égyptiens distinguaient en effet deux états de connaissance, l’une objective accessible par la raison analytique, et l’autre bien plus intérieure et intuitive. L’initiation, à travers les épreuves de la vie, ouvrait la voie à cette deuxième forme de connaissance. Assumer la vie par ses épreuves, vivre l’enseignement qui s’en dégage et dégager par là un nouveau potentiel amène bien à une forme de connaissance en lien avec sa propre intériorité profonde, puisqu’étymologiquement connaître c’est naître avec. Ainsi, l’initiation pour les égyptiens témoignait du passage irréversible d’un état de conscience inférieur à un état de conscience supérieur. Ce parcours d’éveil se retrouvait symboliquement dans celui que l’on effectuait à l’intérieur des temples, chaque salle représentant l’activation, tout au long de la vie et du parcours d’initiation, d’un aspect différent de l’homme jusqu’à l’actualisation pour le défunt de la composante Akh, celle de la puissance spirituelle supérieure, lumineuse et efficace.

Pour conclure, mort et initiation en Egypte ancienne illustrent toutes deux la destinée de l’homme, toujours situé entre deux mondes non pas opposés mais connectés par son potentiel à assumer les contradictions, à trouver un équilibre dans l’impermanence et à relier ce qui visible et ce qui est invisible.

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Pour la journée internationale de la femme dimanche dernier, nous nous sommes retrouvés au centre Nouvelle Acropole Biarritz autour d’un thé-philo pour discuter de la manière de nourrir notre féminité. Comme nous l’a dit Simonne de Beauvoir, « on ne nait pas femme, on le devient » et cela signifie que l’expression de notre féminité n’est pas figée mais en constante évolution. Nathalie Graciet, philosophe et conseillère en nutrition formée en naturopathie, nous a présenté les grandes étapes de la vie d’une femme. D’abord l’adolescente en quête de beauté et d’amour, ensuite la jeune femme combattant pour ses idéaux, puis la mère nourricière profondément généreuse. La femme arrive alors à son apogée et exprime avec justesse son pouvoir, pouvoir qui devient de plus en plus intériorisé au fur et à mesure qu’elle avance dans l’âge de la sagesse. A chacune de ses étapes son alimentation. Dans le plan métaphysique, il s’agit de se nourrir de figure archétypale inspiratrice, comme les déesses grecs Aphrodite, Athéna, Déméter et Héra selon les étapes précédemment citées.  Dans le plan physique, il s’agit d’avoir une alimentation adaptée au besoin de chaque âge avec plus d’aliments structurants et énergisant, comme les protéines et les glucides, dans les premières phases, et un apport moins riche mais plus qualifié, avec plus de fruits et de légume, dans les étapes plus tardive de la vie. Cette discussion était accompagnée de bonne préparation culinaire, adaptée à nos besoins naturels !

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Merci à Laura Winckler qui a partagé une fois de plus sa passion pour Carl Gustav Jung, devant un public venu nombreux à la salle du Sénéchal.
Le thème de la conférence proposée par l’association Nouvelle Acropole Toulouse : Jung et l’alchimie de l’âme.

Une invitation à nous transformer nous-mêmes. En effet, l’alchimie, science de la transmutation, vise à transformer le plomb en or. Le plomb représente symboliquement nos défauts qui freinent notre évolution et que nous devons transmuter en or, c’est à dire en qualités. Cette transmutation est accomplie lorsque, selon Jung, on atteint le Soi, notre identité profonde et véritable, ou comme le diraient les alchimistes, la « pierre philosophale » (la vie éternelle) ou encore la « panacée » (le remède à tous les mots). Ce travail d’alchimiste est l’œuvre d’une vie qui nous demande de mourir à nous-mêmes et de renaitre symboliquement, de nombreuses fois. Jung l’illustre par sa propre expérience dans son Livre Rouge.

Merci aux volontaires qui ont permis la réalisation de la soirée.

A l’année prochaine !

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Notre civilisation thermo-industrielle mondialisée peut-elle s’effondrer ? La question ne devrait pas se poser en ces termes. Toutes les civilisations s’effondrent, c’est un fait. L’histoire est pleine d’exemples qui tendent à montrer qu’il existe une sorte de loi de l’ascension et du déclin des sociétés humaines à mesure qu’elles se complexifient pour rayonner, matériellement et culturellement, sous la forme de civilisations.

Le livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, sorti en 2015, Comment tout peut s’effondrer, a jeté un pavé dans la mare en consacrant le terme de « collapsologie ». Depuis, en France, dans les médias, ce terme ne cesse de revenir et suscite des réactions très opposées, allant de la peur-panique au déni méprisant.

Avec cette première conférence-débat, notre école de philosophie a décidé d’aborder ce sujet dans toute sa gravité. Personne ne peut nier que l’humanité a pris d’énormes risques en laissant faire une croissance économique et démographique qui a réduit comme peau de chagrin le domaine de la nature sauvage. L’idée nouvelle introduite par les collapsologues est qu’il n’y a pas de solution, sous-entendu : « pas de solution pour sauver la croissance ». Il n’y a que des façons d’agir et des comportements à adopter pour se préparer au monde de demain.

La philosophie y a une place prépondérante, car on n’a jamais vu personne choisir volontairement de faire baisser son niveau de vie. C’est pourtant ce qui nous attend, de gré ou de force. Si nous attendons que les limites irréversibles soient franchies (ce qui est déjà le cas d’après l’avis de certains scientifiques), l’adaptation risque de se faire dans la douleur. Seul un retour sur soi-même, une étude philosophique approfondie de nos motivations dans l’existence peut nous aider à changer de cap, en ne considérant pas les efforts à faire comme des privations, mais comme d’authentiques épreuves permettant la seule croissance infinie qui existe en ce monde, celle de la conscience !

Les 40 personnes présentes lors de cette première soirée étaient somme toute peu nombreuses, et cela montre que le sujet est loin d’être pris au sérieux par nos concitoyens. Entre un match de rugby, une soirée salsa, un apéro et la fin d’un monde, cette dernière passe encore comme de moindre importance… Espérons que les prises de conscience se feront suffisamment tôt pour éviter le pire !

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Le centre Nouvelle Acropole à Lyon a accueilli Laura Winckler, philosophe et  écrivain, spécialiste de la pensée de Jung pour une conférence intitulée « Carl Gustav Jung et le défi des âges de la vie ».

Le public de 87 personnes a été captivé par la conférencière, passionnée et passionnante – et a été impacté par la clarté de son propos : des questions essentielles qui se dévoilent selon notre avancement sur le chemin de la vie : Où Suis-je ? Qui suis-je ? Que vais-je faire de ma vie ? Où sont mes priorités ? Que vais-je léguer aux autres ?

Voici le témoignage de Aurore B suite à l’activité : « Cette conférence m’a ressourcée au moment où j’en avais grandement besoin. Les âges de la vie et mourir à quelque chose pour renaître à autre chose ont été pour moi une source d’inspiration. »

La conférence sera bientôt disponible sur la chaîne YouTube « Nouvelle Acropole France » https://www.youtube.com/user/NouvelleAcropoleFr

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Lors de la conférence participative du 6 février, organisée par l’école Nouvelle Acropole de Paris 5ème et menée par Orianne Faisandier, nous avons souhaité mailler philosophie et musique.

Les philosophes grecs pratiquaient l’art du dialogue intérieur dans lequel l’âme joue un rôle essentiel. Une caractéristique de l’âme est qu’elle est en mouvement. Elle s’exprime grâce à une palette d’émotions que l’on nomme « sentiments supérieurs » tels que : la gratitude, la compassion et la générosité.

La musique quand à elle est l’art par excellence pour permettre l’expression des émotions. Nous avons ainsi découvert que l’on peut relier la musique et les dieux grecs : si une musique nous procure un sentiment d’élévation alors on peut la lier au dieu Apollon, si une autre nous plonge dans la nostalgie et dans l’introspection alors on pensera à Orphée ; si l’on est soudain pris d’une irrépressible envie de danser et de se mettre en mouvement alors Dionysos est présent.

L’écoute de diverses musiques classiques et actuelles nous a appris à observer les émotions qu’elle déclenchaient en nous, dans une sorte de « blind test intérieur ».

Nous avons ensuite pu vivre un moment de partage et composer un chant tous ensembles. Cette musique, par la puissance d’ouverture du cœur qu’elle a initié, a permis au public de toucher un moment hors du temps, un moment d’unité, d’harmonie et de magie…

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Deviens qui tu es… c’est parce que ces mots résonnent en nous depuis toujours que nous étions une soixantaine dans la salle hier soir. Plus qu’une invitation, il s’agit d’une véritable nécessité afin que ce que l’on doit devenir ne reste pas qu’une simple promesse. Oui, mais comment s’y prendre ? Prendre conscience de notre véritable nature ne peut se faire de manière purement intellectuelle, car le moi profond et authentique est insaisissable… C’est par l’expérience, avec le regard tourné vers l’intérieur, que l’on peut rentrer en contact avec qui nous sommes. Il n’y a pas de formule magique, et seule une expérience méditative peut nous mettre sur la voie… Imaginez-vous, la lumière tamisée, les bougies scintillantes, chacun triant des petites graines à l’image de celle que nous avons à l’intérieur de nous, sur un fond sonore de bol tibétain, tandis que de douces voix récitaient des textes des sagesses de l’Orient. S’en est suivi un échange très riche ou chacun a exprimé son vécu singulier, le conduisant à faire l’unité en lui-même et avec le groupe.

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Nouvelle Acropole Strasbourg a organisé un café philo sur le thème « Pourquoi préférons-nous le déni de la réalité à la réalité ? »

La salle était pleine et le débat d’une haute qualité ! À partir des interventions très riches des participants, se sont dégagées des questions complexes : 

Qu’est ce que la réalité ? Depuis la  réalité sensible, l’expérience individuelle, la vision du monde, en suivant Platon, nous sommes arrivés à la prééminence de l’idée qui crée la réalité.

Qu’est ce que le déni ? Pourquoi le déni ? Venant de l’opposition de points de vue, du refus du changement, du besoin de sécurité, le déni nous enferme en nous-mêmes, dans notre zone de confort. Nous réagissons avec nos émotions, nos opinions et nos habitudes plutôt que de rechercher la vérité.

Quelles clés pour y remédier ? L’échange par le dialogue, la confrontation des idées, l’acceptation de la pensée de l’autre, de notre ignorance, la curiosité, la recherche. Cela demande du courage et de l’énergie pour faire face à l’autre et sortir de nos représentations, prendre conscience du bénéfice à changer de paradigme, dépasser nos émotions, ce qui peut amener à la résilience. Développer la méditation, la connaissance de soi, modifie notre regard et nous aide à accepter la réalité pour la changer et parvenir à une pensée élargie, plus consciente, abandonner nos certitudes, acquérir d’autres convictions, devenir plus humble et responsable.

Qu’est-ce qui provoque ce courage ? Pour Platon, la conscience du manque est le départ de la quête du chercheur de vérité et de sagesse. S’intéresser à ce qui est beau et bien va développer notre enthousiasme et nous aider à nous élever, car là où va notre attention va notre énergie. La réalité c’est aussi ce que nous construisons, c’est une direction. Nous voir autres par l’imagination et la concentration nous permet de devenir ce que nous voulons être. La réalité se crée à l’intérieur de soi avant le changement extérieur. Le pouvoir de l’imagination nous permet de dépasser notre zone de confort et nos habitudes pour atteindre notre zone d’éveil.

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Après le succès de son café philo sur Pourquoi préférons nous le déni de la réalité à la réalité ?, Nouvelle Acropole Strasbourg a organisé une conférence mettant en parallèle le film Matrix et l’allégorie de la caverne de Platon. Une belle soirée qui a su intéresser les Strasbourgeois(es) avec plus de cinquante personnes présentes, prêtes à se questionner sur son rapport au réel. « Sommes-nous bien conscients de la réalité ? » « Les conditionnements que nous avons développés altèrent-ils cette perception? » « Quelle est l’origine de ces conditionnements ? »

La soirée a débuté par l’extrait de Matrix où Morpheus propose à Neo le choix entre la pilule rouge lui permettant de voir la matrice telle qu’elle est vraiment et la pilule bleue qui le laisserait dans l’illusion que ce qu’il vit est réel alors qu’il ne s’agit que de la matrice. Ensuite, un passage de l’allégorie de la caverne a été lu et commenté montrant les similitudes avec le film Matrix. S’en est suivi un échange questions/réponses où chacun a pu se prononcer sur diverses questions telles que : « De quoi sommes nous prisonniers ? Que serait la caverne ou la matrice aujourd’hui ? Qui sont les maîtres de la caverne ? La soirée s’est clôturée sur un travail en petit groupe de 8 à 10 personnes avec la fameuse question : « Et toi  tu choisis quoi ? » en expliquant pourquoi. Cela engendrant bien évidemment d’autres questions comme « Et qu’est ce que cela implique dans ta vie? »

En résumé, une soirée riche en interaction qui a amené chacun à réfléchir sur sa propre vie : En suis-je toujours l’acteur ou m’arrive t- il d’en être simple spectateur ? Et quels sont les freins qui m’empêchent de prendre ma vie en main ? Des clés de réponse se trouvent certainement dans les perles de Sagesses venues d’Orient et d’Occident. Rendez vous est donc pris pour en savoir plus lors du premier atelier de philosophie pratique. Même heure, même lieu, dans une semaine…

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