Archive d’étiquettes pour : sagesse

Conférence-débat sur le bouddhisme : une rencontre avec Lama Namgyal à Nouvelle Acropole Paris 11

En octobre 2025, l’école de philosophie Nouvelle Acropole a eu le plaisir d’accueillir Lama Namgyal, pour une conférence-débat sur le bouddhisme qui a rassemblé presque 100 personnes.

Cette rencontre a proposé un temps de réflexion, où la transmission d’une tradition ancienne s’est articulée avec des questions très actuelles, sans chercher à convaincre ni à convertir.

Lama namgyal, de nationalité française, a partagé un parcours singulier, marqué par trois retraites de trois ans au monastère du bost et par la réception des vœux monastiques auprès du seizième karmapa. Son intervention n’avait pas pour objet de présenter une voie spirituelle comme un modèle à suivre, mais de rendre perceptible une expérience humaine de discipline, de patience et de transformation intérieure.

A travers des exemples concrets et un langage accessible, il a permis au public d’entrer en contact avec la manière dont le bouddhisme tibétain pense l’attention, la conscience et le rapport au monde.

Pour nouvelle acropole, cette conférence illustre une dimension essentielle de sa démarche culturelle et philosophique. Il s’agit d’ouvrir des espaces où les grandes traditions peuvent être rencontrées sans être idéalisées, et où la rigueur de la réflexion ne se coupe pas de l’expérience vécue.

Accueillir une parole spirituelle dans ce cadre n’est ni une promesse de salut ni un retrait du monde, mais une responsabilité. Celle de transformer l’exigence intellectuelle en un lieu de maturation intérieure, sans repli sur soi ni confusion des registres.

Cette rencontre avec lama namgyal rappelle que la philosophie et les traditions de sagesse ne prennent sens que dans le dialogue partagé. elles ne vivent pas seulement dans l’étude, mais dans la confrontation respectueuse des expériences et des chemins.

En offrant cet espace, Nouvelle Acropole permet à chacun d’approfondir sa propre recherche de sens, librement, en lien avec le réel et avec les autres.

[conférence]Parler à l’âme – Jung et le monde des symboles

Le 4 novembre 2025, La salle était comble à Nouvelle Acropole Paris 15 pour écouter Jean-René, directeur de l’école de philosophie, explorer un territoire que chacun habite sans vraiment le connaître : celui des symboles et de l’âme.

La conférence, Parler à l’âme – Jung et le monde des symboles, s’est déroulée dans une atmosphère attentive, presque intime, où chacun semblait prêt à se laisser toucher plutôt qu’à simplement apprendre.

Jean-René a rappelé que les symboles ne sont pas des curiosités anciennes, mais des formes vivantes qui nous traversent et nous éclairent. Le monde moderne excelle dans l’analyse, mais il peine à entendre cette dimension plus profonde qui prend la parole dans nos rêves, nos intuitions ou nos blocages. Jung, en remettant les symboles au centre, a redonné un langage à ce qui travaille en nous sans toujours se laisser saisir.

L’idée d’un inconscient collectif a été abordée simplement, comme un terrain partagé où se retrouvent des images et des récits qui dépassent nos histoires individuelles. Les mythes y prennent place, non pour nous dicter une conduite, mais pour offrir des points d’orientation, comme si l’humanité avait laissé des balises pour ceux qui cherchent à se comprendre.

En quittant la salle, chacun semblait repartir avec un espace un peu plus vaste en soi, comme si les symboles avaient simplement demandé qu’on leur laisse une place pour continuer leur travail discret.

[Conférence] La Sagesse des peuples – Les kogis gardiens du coeur du monde

La salle s’est remplie d’une trentaine de personnes, venues pour entendre Marie-Hélène Strauss raconter ce que peu ont eu la chance de vivre : une rencontre intime avec les Kogis, ce peuple de la Sierra Nevada qui porte encore, envers et contre tout, un rapport au monde que nous avons presque oublié.

Le 19 novembre, à Nouvelle Acropole Paris 15, elle a déroulé le fil de son expérience personnelle. Les Kogis ne parlent pas de la Terre comme d’un décor ou d’une ressource : pour eux, chaque geste est un pacte, chaque lieu une mémoire, et le vivant un tissu qui exige qu’on réponde de ses actes.

Ce qui a frappé l’auditoire, ce n’est pas seulement la beauté de leur vision, mais la manière dont elle révèle nos angles morts. Leur sagesse ne s’érige pas en modèle, elle agit comme un miroir. Elle montre ce que devient une civilisation qui a perdu le sens du « pourquoi », et qui avance en croyant que le comment suffira à tout résoudre.

Ce soir-là, dans la simplicité d’une école de philosophie, les Kogis se sont invités entre nous.

Conférence | L’aventure de la conscience : concentration et stabilité dans l’adversité par Thierry Adda

La quarantaine de personnes venues écouter Thierry Adda n’étaient pas de simples auditeurs en ce jeudi 15 octobre à Nouvelle Acropole Paris 5.

Thierry Adda a ouvert l’espace en rappelant que la plus grande aventure n’est ni celle des sommets ni celle des océans, mais celle qui commence lorsque l’on se retourne vers soi. Les Grecs l’appelaient metanoïa : un retournement du regard, un déplacement intérieur qui exige simplement que l’on reste éveillés. Dans un monde saturé d’urgences et de distractions, cette vigilance devient une forme de résistance. Refuser la dispersion, voir au-delà des apparences, décider par soi-même.

Cette rencontre a montré qu’il existe encore un désir réel de lucidité. Une quarantaine de personnes réunies, non pour s’évader, mais pour s’éveiller. Une petite veilleuse dans la nuit du présent, assez vive pour inviter à poursuivre le chemin.

Conf | Jacqueline Kelen : L’éveil de la conscience dans les épreuves

La salle était pleine, ce vendredi 21 novembre pour feter la journée mondiale de la philosophie à Nouvelle Acropole Paris 5.

La conférence de Jacqueline Kelen sur l’éveil de la conscience dans l’épreuve a trouvé un écho rare. Les visages étaient attentifs, car il circulait cette tension lumineuse que seules les idées capables de déplacer une vie savent provoquer.

Jacqueline Kelen a rappelé que les épreuves ne tombent pas du ciel comme des avaries, mais surgissent comme des appels. Elles nous forcent à regarder droit, à déceler ce qui, en nous réclame transformation. Les mythes et les héros portent ce message: traverser l’adversité n’est pas survivre, c’est se découvrir plus vaste que ce qu’on croyait être.

Soirée rencontre avec des moines tibétains

Jeudi 25/09/2025, l’école de philosophie pratique Nouvelle Acropole Strasbourg a organisé, en partenariat avec la pagode Pho Hien, une soirée rencontre avec des moines bouddhistes tibétains à l’occasion de la célébration des 90ans de sa sainteté le Dalaï-Lama. La soirée s’est déroulé dans l’Espace Culturel des Bateliers, où nous avons pu accueillir près de 30 personnes !

Animée par des membres bénévoles des deux associations, et traduite en direct en tibétain, cette conférence a exploré les 4 Nobles Vérités dans la philosophie bouddhiste, et notamment ses applications concrètes dans la vie quotidienne. Les participants ont pu poser des questions et repartir avec une vision plus profonde sur la sagesse bouddhiste atemporelle. Une très belle soirée d’échange et de partage où des liens ont pu se tisser au-delà des différences de langue et culturelles.

« La vie est comme la corde de la harpe : si elle est trop tendue, elle ne joue pas; si elle est trop lâche, elle pend; la tension qui produit le beau son se trouve au juste milieu » – Siddartha Gautama

Socrate à l’Espace Mouneyra

Mardi 23 septembre 2025 — Espace Mouneyra, Bordeaux

À Bordeaux, une vingtaine de passionnés se sont retrouvés pour plonger dans l’univers de Socrate, guidés par deux conférenciers enthousiastes et courageux. Symbole de force intérieure, le philosophe grec a toujours su avancer face aux crises et rester fidèle à ses idées, jusqu’à sa mort.

Le programme de la soirée Socrate

  • Des scènettes vivantes mises en scène par des membres de l’école, autour des « 3 tamis » de Socrate.
  • Une déclamation poétique de son dernier discours face à la mort.
  • Un débat mouvant et participatif, confrontant les participants à l’art de l’argumentation avec bienveillance.

La soirée a également été enrichie par un apport théorique sur sa vie et ses principaux enseignements.

Les grandes crises qui ont forgé Socrate

Trois moments décisifs ont marqué la vie du philosophe et façonné son héritage :

  1. La trahison de son premier disciple.
  2. La révélation de l’oracle de Delphes, le proclamant « le plus sage ».
  3. Son procès et sa condamnation à mort.

À chaque étape, Socrate choisit la voie de la justice, de la transmission, du lien et de la fidélité à ses idées, allant jusqu’à sacrifier sa vie pour elles.

La méthode de Socrate : la maïeutique

Sa démarche philosophique, appelée maïeutique, consistait à « accoucher les âmes » par le dialogue. Une méthode intemporelle qui invite chacun à réfléchir par lui-même.

Un Socrate toujours actuel

Cette soirée philosophique fut vivante, interactive et surtout inspirante. Socrate n’est pas seulement une figure du passé : il demeure un modèle intemporel de force intérieure et de sagesse en action.

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à cette belle rentrée de l’école de philosophie Nouvelle Acropole Bordeaux !

Conférence |  Les sphères de la Conscience

Par Thierry Adda, philosophe et président de Nouvelle Acropole France

Qu’est-ce que la conscience ? De quoi sommes-nous vraiment conscients : de nous-mêmes, des autres, du monde… ou d’un peu de tout cela à la fois ? C’est avec ces grandes questions que s’est ouverte notre dernière conférence, inspirée du livre Les Sphères de la Conscience du philosophe Carlos Adelantado.

Dans une atmosphère à la fois méditative et stimulante, le public grace à Thierry Adda a été invité à un voyage intérieur, à la découverte des différentes strates qui composent notre conscience. Loin des concepts abstraits, c’est par des exemples simples, des expériences partagées et des moments de réflexion guidée que chacun a pu explorer les limites, les ouvertures et les transformations possibles de notre rapport à nous-mêmes et au réel.

Carlos Adelantado propose de comprendre la conscience comme un mouvement : une série de sphères qui s’élargissent, de la plus immédiate – notre corps, nos sensations – à la plus vaste – notre lien au monde, à l’universel. Ce cheminement appelle à se défaire de certaines illusions, à sortir des automatismes, pour retrouver une présence plus libre, plus lucide.

Mais au fond, la question centrale était celle-ci : voulons-nous vraiment être conscients ? Pas seulement dans un sens intellectuel, mais dans une démarche existentielle. Car être conscient, c’est aussi accepter de se voir en vérité, et peut-être de changer.

La conférence s’est conclue par une invitation forte : oser philosopher, non pas pour fuir le monde, mais pour mieux l’habiter.

Une belle soirée de pensée vivante, qui a semé quelques graines — en espérant qu’elles germent longtemps en chacun de nous.

Une école du réel- De Parménide à Bouddha

Par Walter Peretti , enseignant de Qi Gong et ancien président de la Fédération Union Pro Qi Gong.

Et si la quête du réel était le fil conducteur des grandes traditions philosophiques et spirituelles ?

Le 21 mars dernier, une cinquantaine de Parisiens se sont retrouvés autour de cette question vertigineuse, à l’occasion d’une conférence exceptionnelle animée par Walter Peretti. À la croisée des chemins entre la philosophie antique et la sagesse orientale, cette soirée a offert un moment rare de réflexion, de silence, et d’ouverture.

De Parménide, le penseur grec de l’Être et de l’immuable, à Bouddha, figure de l’éveil et de la vacuité, Walter Peretti nous a guidés à travers un dialogue inattendu entre deux visions du réel. Deux visions qui, loin de s’opposer, dessinent un chemin exigeant vers une transformation personnelle et collective.

Ce moment de pensée incarnée s’est prolongé le lendemain après-midi, lors d’un atelier de pratique réunissant une vingtaine de participants. À travers les arts internes, la méditation, et le ressenti corporel, ce temps a permis d’ancrer les idées de la veille dans l’expérience directe.

Cette conférence n’a pas seulement proposé de « penser autrement », elle a invité à vivre autrement — à toucher du doigt ce qui, dans le tumulte du monde, demeure réel, profond, essentiel.

Un grand merci à Walter Peretti pour sa transmission, et à toutes celles et ceux qui ont répondu à cet appel à ralentir, écouter et ressentir.

Conférence: Pythagore, maître de l’harmonie

Pythagore a rempli la salle de conférence cette saint Valentin, le vendredi 14 février 2025 à Nouvelle Acropole Bordeaux. Plus d’une cinquantaine de personnes se sont intéressées à l’harmonie exprimée dans plusieurs domaines par ce maître de l’Antiquité.

Isabelle Ohmann, conférencière, spécialiste des philosophes antiques et de la renaissance, a présenté l’ harmonie, essentielle dans le travail d’étude de ce philosophe.

Quel rapport peut-il bien y avoir entre les nombres, la musique et l’amitié ?

On le connaît évidemment tous par le fameux théorème qui porte son nom.

Sa doctrine parle des nombres, de la musique, de la connaissance de soi au-travers d’un vécu prenant pour base la discipline entendue comme une relation profonde d’harmonie entre le corps et l’âme. Les pythagoriciens considèrent les nombres comme des principes et non comme des quantités. Le nombre est la loi de l’univers, ils sont issus de l’unité primordiale, des fractions de celle-ci. Pour eux les archétypes s’expriment en nombre, lesquels s’expriment en figures planes, lesquelles vont se corporiser en solides. Il faut comprendre que cet enseignement des nombres est toujours associé à cette idée éthique d’un retour à l’unité. Il y a la fragmentation, la dispersion mais il y a toujours au fond le retour à l’unité primordiale dans laquelle se trouve la plus grande harmonie. Les Pythagoriciens sont les premiers à tenter de donner une interprétation mathématique de l’univers, cause de beauté et d’harmonie, ils développent l’arithmétique et la géométrie comme disciplines théoriques.

Il y a un rapport entre ces rapports numériques ou géométriques et ceux qu’on trouve dans la gamme musicale : toutes les notions de quarte, quinte, octave sont des intervalles musicaux et donc des intervalles mathématiques. C’est pour cela qu’il est si important de connaitre les maths, la géométrie et d’être en même temps musicien parce qu’on comprend les lois de la nature. La musique n’est pas entendue simplement comme l’esthétique des sons mais comme la structure mathématique des vibrations sonores, des vibrations harmoniques. Les astres en tournant produisent des sons harmoniques en relation avec les divisions mathématiques et Pythagore aurait entendu cette musique dite musique des sphères.

Pythagore créa de nombreuses écoles philosophiques et des méthodes pédagogiques pour former la personnalité afin de la réguler pour lui permettre de se régler sur l’harmonie céleste. On dit que l’école pythagoricienne, le fameux Musée était largement ouvert à tous, beaucoup plus que toutes les autres écoles grecques

Les Pythagoriciens se font aussi connaitre par leur vertu morale, par la force du lien d’amitié qui les unit. On a donc avec cette doctrine un aspect mathématique duquel correspond un aspect moral, une vision du monde et des lois qui l’organisent.

On n’a pas fini d’étudier ce Pythagore qui a ensemencé la philosophie depuis XXV siècles.