[conférence]Parler à l’âme – Jung et le monde des symboles

Le 4 novembre 2025, La salle était comble à Nouvelle Acropole Paris 15 pour écouter Jean-René, directeur de l’école de philosophie, explorer un territoire que chacun habite sans vraiment le connaître : celui des symboles et de l’âme.

La conférence, Parler à l’âme – Jung et le monde des symboles, s’est déroulée dans une atmosphère attentive, presque intime, où chacun semblait prêt à se laisser toucher plutôt qu’à simplement apprendre.

Jean-René a rappelé que les symboles ne sont pas des curiosités anciennes, mais des formes vivantes qui nous traversent et nous éclairent. Le monde moderne excelle dans l’analyse, mais il peine à entendre cette dimension plus profonde qui prend la parole dans nos rêves, nos intuitions ou nos blocages. Jung, en remettant les symboles au centre, a redonné un langage à ce qui travaille en nous sans toujours se laisser saisir.

L’idée d’un inconscient collectif a été abordée simplement, comme un terrain partagé où se retrouvent des images et des récits qui dépassent nos histoires individuelles. Les mythes y prennent place, non pour nous dicter une conduite, mais pour offrir des points d’orientation, comme si l’humanité avait laissé des balises pour ceux qui cherchent à se comprendre.

En quittant la salle, chacun semblait repartir avec un espace un peu plus vaste en soi, comme si les symboles avaient simplement demandé qu’on leur laisse une place pour continuer leur travail discret.

[Conférence] La Sagesse des peuples – Les kogis gardiens du coeur du monde

La salle s’est remplie d’une trentaine de personnes, venues pour entendre Marie-Hélène Strauss raconter ce que peu ont eu la chance de vivre : une rencontre intime avec les Kogis, ce peuple de la Sierra Nevada qui porte encore, envers et contre tout, un rapport au monde que nous avons presque oublié.

Le 19 novembre, à Nouvelle Acropole Paris 15, elle a déroulé le fil de son expérience personnelle. Les Kogis ne parlent pas de la Terre comme d’un décor ou d’une ressource : pour eux, chaque geste est un pacte, chaque lieu une mémoire, et le vivant un tissu qui exige qu’on réponde de ses actes.

Ce qui a frappé l’auditoire, ce n’est pas seulement la beauté de leur vision, mais la manière dont elle révèle nos angles morts. Leur sagesse ne s’érige pas en modèle, elle agit comme un miroir. Elle montre ce que devient une civilisation qui a perdu le sens du « pourquoi », et qui avance en croyant que le comment suffira à tout résoudre.

Ce soir-là, dans la simplicité d’une école de philosophie, les Kogis se sont invités entre nous.