Archives pour octobre 2020

16 personnes étaient présentes ce samedi 24 octobre, au milieu de l’effervescence du vide grenier pour venir débattre sur le sujet : le monde existe-t-il tel que nous le percevons ?
Bien loin de fournir une réponse à la question, le café philo permet au contraire de repartir avec davantage de questions et une vision des choses plus large, nourrie par les échanges et les idées données par les autres participants. Quelques questions ont nourri le débat :
Pour quelles raisons, chacun réduit le monde à sa propre perception ?
Comment sortir de notre prisme personnel par lequel nous voyons le monde ?

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La nature est-elle puissante ou fragile ? – Mais de quelle nature parle-t-on ? Il semble que la puissance et la fragilité des règnes de la nature fonctionnent en sens inversés. Plus on s’approche du minéral, plus la force physique est grande. L’homme a l’illusion d’avoir acquis un pouvoir sans limite sur la nature, mais sa technologie ne peut rien contre un fleuve en crue, ni contre l’inexorable montée des océans… En revanche, le minéral est fragile spirituellement, car mécanique, inconscient. L’homme quant à lui est fragile physiquement, mais fort spirituellement. Ou, du moins, il pourrait l’être s’il assumait son rôle au sein de la nature. Quel rôle ? – Celui de mettre son intelligence et sa liberté, non au service de son propre confort, mais de l’harmonie universelle. Pour cela, il existe un mot : le sacré. Une œuvre sacré, c’est une œuvre humaine qui manifeste l’ordre harmonieux du ciel sur la terre. Le sacré, c’est donner un sens aux choses au-delà de leur aspect utilitaire. Il devient de plus en plus évident aujourd’hui que l’avenir de notre monde ne reposera pas sur la technologie, qu’elle soit polluante ou « verte », car c’est la croissance de notre industrie elle-même qui perturbe aujourd’hui l’harmonie du vivant. Si nous voulons avancer dans une démarche de sobriété volontaire, nous avons tout intérêt à nous interroger sur cette question du sacré, pour la réactualiser, lui donner un sens profond. Le sacré n’est pas un dogme, mais une posture face au monde qui permet de considérer la nature autrement que comme un objet. Croître, encore et encore, c’est le défi d’une plante, d’une légume, mais pas d’un homme. Nous devons urgemment  nous remettre en question et assumer notre rôle pour rétablir autour de nous l’harmonie – cette puissance spirituelle qui magnifie les puissances de la nature.

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Fernand Schwarz, philosophe et anthropologue, spécialiste de l’étude des mythes et symboles des sociétés traditionnelles et modernes, a donné à Strasbourg, à l’Auberge de jeunesse du jardin des Deux Rives, une conférence sur le thème Spiritualité et Réincarnation dans l’Égypte ancienne, en présence de 80 personnes.

Mourir un peu chaque jour pour renaître au lendemainest une thématique d’actualité en ces temps mouvementés de la Transition. Transition sociétale, transition écologique, transition spirituelle…, il est nécessaire de s’adapter, de se transformer, d’imaginer de nouvelles solutions et de nouveaux possibles.

Fernand Schwarz nous a invités à faire un lien entre notre situation moderne et le principe de réincarnation qui était au cœur de la métaphysique en Égypte ancienne. Là-bas, en ces temps reculés, la mort ne menait pas au néant, mais permettait à la conscience humaine de passer par différents états pour renaître sous une autre forme. Le conférencier a insisté sur l’idée que dans cette vision du monde, il n’y a pas de dissociation entre le plan matériel (la substance) et le plan spirituel (celui de l’esprit) ; chacun ayant besoin de l’autre pour se manifester. Le corps physique, corruptible, était rendu inaltérable après la mort par le processus de la momification. Les autres composantes de son être, notamment l’esprit sur un plan plus subtil, poursuivaient le parcours de la conscience, tel un pèlerin passant du visible à l’invisible, et changeant de forme en chemin. 

La « pesée de l’âme » (psychostasie ou mesure des « bonnes ou mauvaises » actions accomplies dans la vie terrestre) assurait le passage de la vie terrestre à la vie céleste. En fonction de sa propre inclination et de son degré d’attachement à la destinée terrestre, l’âme continuait son parcours vers la libération ou vers une nouvelle génération de vie, sur Terre, selon le principe de réincarnation.

Toute la société égyptienne ancienne, du rôle du Pharaon,  à la formation des prêtres responsables des rites initiatiques, du panthéon, symboles, canons de la statuaire et de l’architecture, jusqu’au Nil que les Égyptiens voyaient comme un axe conduisant les hommes de la terre vers le ciel, était structurée sur le principe de cyclicité et renaissance.

La symbolique de l’Égypte ancienne et ses rituels se sont poursuivis – fait remarquable – pendant des siècles et des siècles ; puis ils se sont évanouis mais ils sont parvenus jusqu’à nous grâce aux textes retrouvés par les archéologues (Livre des MortsTextes des pyramidesLivre de la Respiration..) et grâce à des témoins tels Hérodote, historien et géographe grec – Vesiècle avant J.-C. ou plus proche de notre époque, Gaston Maspero, égyptologue et écrivain français du XIXsiècle.

Aujourd’hui, L’Égypte peut se réfléter en nous dans notre posture intérieure. Quotidiennement, nous pouvons choisir de placer notre conscience dans les supports du désir et du contentement, ou dans des supports plus subtils de nous-mêmes. Nous pouvons mourir et renaître dès lors qu’une prise de conscience nous fait franchir une étape, une porte. À chaque seuil franchi, notre esprit et notre âme supérieure deviennent plus clairs et se manifestent plus souvent. « La conscience humaine est traversée par l’idée d’une perpétuelle renaissance des choses et d’une permanente mutation. Se dépasser, c’est quitter la latence des choses pour acquérir un pouvoir réel sur Soi » ; c’est « oser l’inconnu, tout en restant centré ».

Conférence « Spiritualité et réincarnation dans l’Egypte ancienne « par Fernand Schwarz Octobre 2020 Nouvelle Acropole Strasbourg

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La plupart du temps, quand on discute entre amis des désaccords émergent… chacun est accroché à son idée au point qu’il n’écoute pas l’idée de l’autre et veut absolument faire entendre la sienne !
Au contraire, le dialogue philosophique a pour but de faire un petit pas de côté pour regarder nos idées avec plus de recul.

Ce tapas-philo, organisé par l’association Nouvelle Acropole Toulouse dans le bar-restaurant voisin « La cave se rebiffe » a permis de dialoguer autour de cette question : « peut-on vaincre la peur ? »

Au-delà des réponses et des idées évoquées, la discussion a permis à chacun d’exprimer son point de vue mais aussi d’écouter les autres. Un moment d’authenticité pour nous rencontrer dans nos différences.

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