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Dans l’amphithéatre de la cité mondiale plein à craquer, c’est à une bien étrange expérience que nous a convié Bertrand Vergely, philosophe et auteur de nombreux ouvrages, – notamment de philosophie -, celle de voir avec les yeux de l’esprit.

Voir avec les yeux de l’esprit, c’est aller de l’expérience de la sensation à la conscience de la sensation, dans un va-et-vient permanent et dynamique, qui mène à l’expérience du mystère du grand Vivant. Bertrand Vergely détient cette capacité rare d’être entièrement son sujet.

Vivre, vivre avec un grand V, voilà l’objet et le sujet. L’homme qui sait, qui est. Lui-même. Constamment disponible pour s’émerveiller, s’étonner de la beauté de la Vie.

Découvrir ou redécouvrir ainsi la spiritualité avec les yeux de l’émerveillement, est pour le philosophe en herbe que nous sommes, l’opportunité de faire de l’éthique un hymne à la joie de vivre, d’exister, de faire totalement l’expérience de notre existence et de prendre conscience du grand Tout. C’est ainsi seulement que l’homme est dans son devoir, devoir d’être, qui seul le rends utile, aux autres comme à lui-même.

La spiritualité à laquelle nous convie Bertrand Vergely est toute entière simplicité. Mais elle est aussi humour, regard décalé et nécessaire pour tromper la platitude et la vulgarité d’une existence sans conscience. Le chemin spirituel est celui qui conduit à la plénitude, à l’essentiel. Cette vie lumineuse, heureuse, joyeuse, se construit au fil de nos jours par une méditation qui nous invite à rentrer dans le silence, le vide, pour réintégrer le cosmos, l’éternité. Nous ne sommes pas de ce monde, nous avons juste la mission d’accomplir avec joie, confiance notre devenir d’humain, avec amour aussi et par-dessus tout. Enfin, la spiritualité est beauté, infini impalpable présent dans une peinture, qui tout à coup fait irruption dans notre réel. Bertrand Vergely touche ainsi à sa manière au mystère de l’âme, et nous conduit à cet espace dans lequel vit l’essentiel, la transcendance, face à un réel qui trop souvent nous aveugle. C’est une invitation à voir comme un enfant innocent, à ouvrir notre regard sur un réel, plus réel que le réel, pour y retrouver la profondeur et la conscience de notre filiation céleste. Une seconde naissance en quelque sorte. La vraie, celle que nous permet le regard de l’esprit.

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