Archives pour avril 2018

Samedi 21 avril, à l’initiative de Nouvelle Acropole Paris 15, guidés par sa directrice, Isabelle OHMANN, philosophe, conférencière et membre de l’institut Hermès France, un groupe s’est réuni devant la majestueuse cathédrale Notre Dame de Paris. Cette visite commentée clôturait un séminaire d’études consacré à la géographie sacrée de Paris.

Sous un soleil ardent, les participants ont pu s’initier à la découverte de la géographie sacrée des lieux, à travers l’histoire millénaire de l’Ile de la Cité ainsi qu’au symbolisme puissant de l’édifice.

Devant les trois portails de la majestueuse façade

Ils ont ainsi pu, notamment, entrevoir les mystères alchimiques du grand portail de ce chef d’œuvre, laissant imaginer la connaissance de ses bâtisseurs et la magie de l’édifice tout entier.

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C’est à l’athénée Municipale de Bordeaux que Montaigne nous invite a échanger en toute amitié:

Montaigne, véritable philosophe ou simple littérateur ? Grand sage ou moraliste futile ? Conciliateur généreux dans les guerres de religion ou pauvre égoïste retranché dans sa tour d’ivoire ? Stoïcien en quête de maîtrise de soi ou épicurien tourné vers le plaisir ? Chrétien sincère ou libre-penseur désinvolte ?…
Montaigne est un inclassable qui nous emmène la frontière de deux mondes : celui de la vertu, des hautes valeurs morales qui règlent l’humanité depuis la plus haute antiquité, et celui des petits plaisirs de la vie, de la subjectivité et du ressenti personnel comme point de départ pour cheminer dans le monde. Sa rencontre avec La Boétie et les quelques années qu’il a partagées avec lui (seulement 5 ans avant la mort de ce dernier) ont marqué au fer rouge son existence. Montaigne a écrit ses Essais pour poursuivre le dialogue qu’il ne pouvait plus avoir avec son ami. La Boétie et Montaigne ont connu une amitié comme il n’en existe que tous les trois siècles : elle n’est pas de ces amitiés fades, de ces « accointances » qui entretiennent un homme dans sa petitesse. La Boétie était bien plus qu’un « pote », c’était un modèle – un magistrat qui assumait toutes ses responsabilités, un écrivain qui n’avait pas peur de dénoncer les abus du pouvoir, un stoïcien qui a succombé à la maladie sans pousser un gémissement. A sa manière, Montaigne a combattu le dogmatisme de son temps en suivant l’exemple de son ami hors du commun. Lorsqu’un copain nous distrait, un ami nous enseigne. Lorsqu’un complice nous corrompt, un ami nous corrige. A la fois maître et compagnon d’aventure, le véritable ami est celui qui s’encorde avec nous pour atteindre les plus hauts sommets. Si nos démocraties modernes souffrent de quelque-chose, ce n’est  certes pas de la crise économique, qui est secondaire, mais d’une crise plus profonde – celle de la fraternité, c’est-à-dire de l’amitié entre citoyens qui seule peut garantir la confiance mutuelle sur laquelle repose le respect des lois et la détermination collective de se projeter dans l’avenir.

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Dans l’Agora de la Canebière de nombreux Marseillaises et Marseillais sont venus s’initier à la pratique joyeuse de la sagesse de Socrate. La confrontation à notre propre parole et à celle de l’autre nous engage à mourir à nos opinions, avec exigence et humour. Le dialogue socratique nous apprend à penser à travers l’Autre et à devenir ce que nous sommes.

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Comme tous les mois, se tenait à la maison de la philosophie le café philo cette fois sur le thème « faut-il cultiver le conflit pour dialoguer ».
Une vingtaine de participants ont pu échanger leurs idées et s’enrichir mutuellement en réfléchissant sur les avantages et les inconvénients du conflit. Tous ont pu s’ouvrir à la richesse qu’apportait l’autre, agrandir ainsi les frontières de la compréhension avec ce qu’il faut de conflit fécondé par la bienveillance pour cheminer.

 

 

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